Concours photo #1 sur Instagram

Concours photo #1 sur Instagram

Pour célébrer le lancement de sa page Instagram (@bretagne.japon), l’association Bretagne-Japon lance, en partenariat avec Japanim (@japanim_rennes_joffre), un concours photo avec comme thème : Le Japon.

Thème : Le Japon.

Afin de donner la chance au maximum de personnes pour participer, nous avons préféré ne pas restreindre le thème pour ce premier concours. Cela pourrait être une photo prise au Japon, mais également un plat japonais, un origami fait maison… Soyez créatifs! 😉

Quand ?

  • Le 25/10 : Ouverture du concours
  • Du 25/10 au 07/11 : Les participants proposent 1 photo par personne en identifiant @bretagne.japon sur la photo (pas de nécessité d’utiliser un #hashtag ni de citer @bretagne.japon dans la description)
  • Le 07/11 : Le jury (membres du CA de l’association) sélectionne 15 photos finalistes selon plusieurs critères (originalité, respect du thème, détails…)
  • Du 08/11 au 14/11 : Les 15 photos finalistes seront postées sur la page Instagram et départagées par likes
  • Le 14/11 : Annonce du finaliste gagnant ayant le plus de likes

Lot à gagner : Un bon d’achat d’une valeur de 50€, à récupérer auprès de l’association et à utiliser chez notre partenaire Japanim Rennes Joffre (date de validité : 1 an)

Conditions de participation : Seules les participations répondant à ces 5 critères seront validées :

  • Abonnez-vous à notre page @bretagne.japon ainsi qu’à celle de notre partenaire @japanim_rennes_joffre
  • La photo doit respecter le thème (« le Japon »), dans la limite d’une participation par personne
  • La photo doit être postée à partir du 25/10 (toute participation postée avant cette date ne sera pas validée), en identifiant @bretagne.japon sur la photo
  • Vous vous engagez à ce que la photo vous appartienne et soit prise par vous. Les filtres sont autorisés, les montages peuvent être tolérés dans la limite du raisonnable. Les dessins en revanche ne seront pas acceptés.
  • Vous acceptez que votre photo soit repostée sur notre page si elle fait partie des 15 finalistes

Qui peut participer ?

Ce concours est ouvert à tout le monde et pour tout âge, mais reste destiné principalement aux habitants de Rennes Métropole : Le bon d’achat sera à récupérer auprès de l’association Bretagne-Japon (Rennes) et utilisé uniquement chez notre partenaire Japanim Rennes Joffre. Aucun envoi par voie postale ne pourra être fait.

Nous espérons avoir de nombreuses participations pour ce premier concours.

Bonne chance à tous !

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Bretagne-Japon lance son serveur Discord

Bretagne-Japon lance son serveur Discord

L’association Bretagne-Japon a le plaisir de vous inviter à rejoindre son nouveau serveur Discord!

Discord est un espace communautaire qui peut être utilisé pour partager des informations (documents, liens…), partager des conseils ou encore débattre sur différents sujets.
Pour ceux qui débutent, nous proposerons un accompagnement afin que vous appréhendiez mieux son utilisation.
C’est également un excellent outil complémentaire pour approfondir ensemble nos connaissances dans la culture japonaise, que ce soit sa langue ou ses activités.
Vous pourrez y discuter avec les autres adhérents pour former une vraie communauté autour de Bretagne-Japon !
Nous vous attendons nombreux, adhérents à l’association ou non, en Bretagne ou ailleurs, pour partager cette même passion autour du Japon.

Si vous êtes adhérent à l’association, pensez à contacter un administrateur par message privé pour accéder aux salons réservés aux adhérents.

Pour commencer votre expérience Discord et créer votre compte, c’est par ici : https://discord.gg/FM2DCsmxyW

Résultats de l’Assemblée Générale Ordinaire du 02/10/2021

Résultats de l’Assemblée Générale Ordinaire du 02/10/2021

Résultats de l’Assemblée Générale Ordinaire du 02/10/2021

Bonjour,

L’Assemblée Générale Ordinaire de Bretagne-Japon a eu lieu ce samedi 2 octobre 2021 à 11h00 en visioconférence. Elle s’est terminée par le vote des adhérents concernant le quitus aux membres de conseil d’administration, et le vote pour 4 personnes du conseil d’administration.

La présentation de l’assemblée générale est disponible publiquement.

Pour être validée, le résultat d’un vote doit recueillir plus de 50 % des suffrages exprimés représentant au minimum 25 % des membres. A ce jour, il y a exactement 98 personnes inscrites à l’assocation, soit 25 personnes minimum.

Les résultats sont les suivants.

Le quota de participation minimum est atteint avec 44 participants dont 13 procurations.

En conséquence, les décisions suivantes ont été prises :

  • L’Assemblée Générale a donné son quitus au CA pour la gestion de l’association
  • Clément LE NYa été reconduit au conseil d’administration, dans le but d’être président au bureau de l’association
  • Justine JOUANOLLE a été éluée au conseil d’administration, dans le but de gérer les ateliers de l’association
  • Laurent GESLIN a été élu au conseil d’administration, dans le but d’être trésorier au bureau de l’association
  • Simon TRICHA a été élu au conseil d’administration, dans le but d’être responsable des ressouces humaines de l’association

Les résultats seront officiellement inscrit dans le compte rendu du conseil d’administration qui aura lieu le mardi 5 octobre 2021. Par la suite, une déclaration sera fate à la préfecture d’Ille-et-Vilaine.

Clément LE NY
Président Bretagne-Japon

Newsletter – Octobre 2021 / 2021年10月

Newsletter – Octobre 2021 / 2021年10月

Newsletter – Octobre 2021 / 2021年10月

月刊 BJ レター N°9

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Simon, Clément,
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Anne Laurence BERTHIE, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL

Sommaire

  • La vie de l’association /最近のアソシエーション
  • Culture et société au Japon / 日本の文化と社会
  • Quoi de neuf…/最新情報
    • Au Japon / 日本のニュース
    • À Paris /パリの展示会情報
  • Le premier Japon de Simon / 日本との出会い….シモン
  • La technologie et le Japon/ 日本のテクノロジ
  • Gastronomie / グルメ
  • Le Japon et l’environnement par Enora / 日本と環境 byエノラ
  • La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン
  • L’univers du Manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界
  • Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes
  • Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリア byベルナール
  • La saga du saké / 酒の真相
  • Les rendez-vous du mois / 今月のイチオシ
    • Le site du mois proposé par Anne-Laurence /今月のアンヌ-ローランスおすすめサイト
    • L’expression / 今月の表現
    • Le livre du mois / 今月の本proposé par Anne-Laurence
    • Le kanji /今月の漢字 proposé par Hélène
    • Le Yokai/今月の妖怪
  • Les petits plus / その他の情報
    • Le cadeau aux lecteurs ! /読者への贈り物
  • Focus sur l’art du Gyotaku /【魚拓】について

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Le mot du Président

En cette rentrée nouvelle, je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue aux nouveaux adhérents qui viennent de rejoindre l’association Bretagne – Japon. À l’ensemble des adhérents, je souhaite simplement une excellente rentrée qui, nous l’espérons tous, sera marquée par un retour à un rythme de vie normal. Cette prochaine saison devrait permettre de nous rencontrer plus souvent lors d’évènements organisés au sein de l’association et ainsi faire plus en ample connaissance. Je vous renouvelle mes vœux de bienvenue et espère avoir le plaisir de vous rencontrer prochainement.

Assemblée générale Bretagne – Japon 2021

Assemblée générale Bretagne – Japon – 2021

Samedi 2 octobre de 11h00 à 12h00

L’assemblée générale annuelle de l’association se déroulera le samedi 2 octobre de 11h00 à 12h00 (durée 45 mn environ) à distance via l’application Zoom (le lien d’accès sera envoyé la veille ou le matin de l’Assemblée Générale).
La convocation à l’AG vous a été envoyée par mail le 18 septembre dernier.

L’ordre du jour est le suivant :

  • Rapport moral et d’activité
  • Aspect financier
  • Projets 2021 – 2022
  • Questions
  • Vote de la confiance au CA
  • Election des membres du CA

L’intranet Bretagne-Japon vous permettra d’enregistrer votre participation et de voter pendant l’assemblée générale.

Important : il est indispensable d’assister à cette assemblée générale car les décisions prises lors de cet évènement ne peuvent être validées que si le quorum de 25% des adhérents est dépassé.
Dans le cas où vous ne pourriez pas être présent, nous vous demandons de bien vouloir remplir une procuration de vote.
L’accès à la visioconférence est possible sans à avoir à installer le logiciel ZOOM. Toutes les informations nécessaires à la connexion Zoom sont disponibles dans la rubrique « documentation».

Bilan des inscriptions aux activités

Vous avez été très nombreux à venir aux permanences du samedi matin pour vous inscrire aux différentes activités proposées par l’association. Malgré l’attente, tout s’est déroulé dans une ambiance sereine.

Cours de langue japonaise

Malheureusement, nous n’avons pu répondre à toutes les demandes d’inscription aux cours de langue, nous en sommes vraiment désolés. Seuls les niveaux 4 et 5 disposent encore d’une place. Sinon, les autres niveaux sont complets avec une liste d’attente de quelques personnes.

Ateliers de calligraphie

Ils débuteront le samedi 9 octobre et disposent encore de places, notamment pour les ateliers d’après-midi. Les inscriptions sont possibles aux permanences du samedi matin ou en écrivant à Bretagne-Japon.

Couture

4 ateliers sont programmés pour les  samedis 29 janvier, 26 février, 19 mars et 2 avril 2022. Les inscriptions sont ouvertes et peuvent s’effectuer lors des permanences du samedi ou en écrivant à Bretagne – Japon.

Club de discussion

Excellent moyen pour se familiariser avec la pratique de l’oral. Le club est ouvert à tous les niveaux et se déroule au 15 rue de Dinan, toute l’année de 16h30 à 19h00.
Pour participer, vous devez vous inscrire au préalable via un Doodle dont vous recevrez les coordonnées en vous inscrivant via le formulaire de contact de l’association.

Permanences

Les permanences sont assurées tous les samedis matin de 10h30 à 12h30 (hors période de vacances scolaires). Vous pourrez y rencontrer les membres du Conseil d’administration et obtenir toutes les informations que vous souhaiteriez.

Rappel : Pass(e) sanitaire obligatoire pour toutes les activités de l’association !

La communication de Bretagne – Japon en pleine évolution

Conscients du développement des réseaux sociaux, il nous fallait les intégrer dans nos outils de communication. La première étape à consister à mettre en place Instagram et à réactiver Twitter en sommeil depuis quelques temps.
Les étapes suivantes vont se dérouler jusqu’en fin d’année. L’objectif étant d’intégrer totalement les outils mis à disposition (site web, newsletter, réseaux sociaux) pour améliorer la visibilité des contenus produits et ainsi développer la notoriété de Bretagne – Japon.

Il pourrait être envisager d’organiser un groupe de travail « communication » au sein de l’association. Si vous possédez quelques compétences (mêmes mineures) dans le domaine n’hésitez pas à contacter la rédaction.

Lancement du compte Instagram Bretagne – Japon et Twitter remis en selle

Désormais, vous pouvez suivre l’activité de l’association sur le tout nouveau compte Instagram et également sur Twitter. Tout cela grâce à notre ami Simon que nous remercions pour cette heureuse initiative. Des concours photos et d’autres surprises vous y attendront…

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Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

Le complexe des tatamisés du Japon

En ces périodes troublées où la difficulté de comprendre l’évolution de nos sociétés amène un grand nombre de personnes à voir le monde de manière binaire : tout est blanc ou tout est noir. Et bien non, le monde est gris !
Une excellente mise au point du site Kanpaï illustre de manière criante ce phénomène. C’est à lire impérativement ici.

« Qu’est-ce qu’un(e) tatamisé(e) ?

L’expression se réfère aux étrangers, notamment les expatriés, qui se rallient tellement aux us et coutumes nippons qu’ils en renient leur culture d’origine voire toute culture étrangère à celle du Japon. Pour schématiser, on pourrait dire qu’ils cherchent à devenir plus Japonais que les Japonais eux-mêmes. Ce sont, bien entendu, ceux qui tombent du plus haut à moyen / long terme tant l’intégration totale est impossible au Japon, à commencer par une raison ethnique donc physique (mais pas que, loin de là). »

Tempura N°7

Grand dossier sur les femmes et le féminisme au Japon

Difficile d’échapper aux clichés teintés d’orientalisme lorsque l’on évoque les femmes japonaises : geishas envoûtantes, mères au foyer dévouées, jeunes filles dociles et un brin kawaii… Une chose demeure : rarement on ne leur donne voix au chapitre.
Qui sait pourtant qu’elles ont joué un rôle majeur dans les mouvements étudiants qui ont secoués l’archipel dans les années 1960 ? Que l’implication des mères dans les luttes environnementales a permis des avancées législatives majeures, notamment à Fukushima ? Que le féminisme est bien ancré depuis l’époque Meiji et que les réseaux sociaux lui donnent un nouveau souffle ?

Au sommaire de ce numéro :

  • Portraits de mères célibataires, entre désirs de reconnaissance et refus d’être marginalisées.
  • La pensée féministe au Japon depuis l’époque Meiji.
  • La photographe et performeuse Tokyo Rumando s’est confiée à nous sur son rapport au corps et à l’intime le temps d’un Grand entretien.
  • La situation des femmes dans l’entreprise : précarité.
  • Entretien avec Chizuko Ueno, sociologue et figure majeure du féminisme d’après-guerre.
  • Des mères se mobilisent pour la protection de l’environnement.
  • Les meilleures joueuses de foot féminin… sans terrain.
  • Ces hommes célibataires volontaires qui ont renoncé à l’amour…

Pour commander le N°7 de Tempura, c’est ici.

Le Japon et la mer : une cartographie asiatique

NuBIS, la bibliothèque numérique de la BIS (Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne) invite à découvrir en ligne le Japon comme vous l’avez rarement vu ! Laissez-vous entraîner de la route du Tokaido aux villes portuaires de Yokohama et Nagasaki par l’exposition virtuelle Le Japon et la mer.
Découvrez l’une des plus anciennes traditions cartographiques du continent asiatique à travers une sélection de cartes japonaises des ères Edo (1615-1868) et Meiji (1868-1912) issues des fonds de la Réserve de la BIS.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Fumio Kishida va succéder à Yoshihide Suga au poste de Premier ministre

Fumio Kishida a été élu mercredi 29 septembre à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD). L’ancien ministre des Affaires étrangères japonais a obtenu 257 voix lors du second tour d’un scrutin interne au parti de droite au pouvoir contre 170 voix pour son adversaire Taro Kono.
L’actuel Premier ministre Yoshihide Suga, impopulaire dans l’opinion après un an à la

tête du pays, avait décidé de ne pas se présenter. Agé de 64 ans, Fumio Kishida prendra donc sa place à l’issue d’un vote le 4 octobre au Parlement. Une fois à la tête du gouvernement, Fumio Kishida a promis de renforcer les mesures de relance économique liées à la pandémie. Pendant la campagne, il avait cherché à tirer parti du mécontentement de l’opinion publique à l’égard de la gestion de la crise sanitaire, qui a fait chuter la cote de popularité de Yoshihide Suga. Il a ainsi mis en avant ses qualités d’écoute et a invité les Japonais à lui faire part de leurs demandes et de leurs idées.

Source : FranceTVInfo

Retour vers Tokyo ?

Peu à peu, se dessine la possibilité de voyager au Japon. Si pour l’instant rien n’est officiellement décidé, un protocole d’accès est désormais attendu d’ici l’automne 2021.
Ainsi pour les futurs touristes une fois les frontières ré-ouvertes, des constantes se dessinent :

  • Processus vaccinal validé;
  • Test PCR négatif effectué avant l’arrivée ;
  • Pas de quatorzaine et voyage entièrement libre ;
  • Téléchargement de l’application smartphone Overseas Entrants Locator (OEL) avec tracking GPS pour y indiquer sa température quotidiennement pendant les 14 premiers jours du séjour.

Un dossier complet est à votre disposition sur le site de Kanpaï.
Attention : Ces informations sont données par le site Kanpaï et n’engagent que Kanpaï et en rien l’association Bretagne – Japon.

À Paris /パリの展示会情報

Salon du saké à Paris, les 2, 3 (Grand public), 4 octobre 2021 (Professionnels)

L’édition 2020 ayant été annulée, ce sera donc un évènement pour les amateurs de cette boisson. Ce sera l’occasion de rencontrer de nombreux producteurs venus spécialement du Japon pour l’événement, certains pour la première fois en France, mais aussi celle de multiples échanges, expérimentations et débats.
Une riche programmation propose plus d’une trentaine de conférences, Ateliers, Master Class et Tables Rondes. Sans oublier, bien évidemment, les ateliers-dégustation  où l’on vient expérimenter des accords cuisine française (ou autre) et sakés japonais. Un défi

relevé par certains chefs français, japonais ou européens qui viennent nous présenter leurs créations originales autour de la boisson nippone. Depuis 2017, des « accords kampaï » thématiques sont proposés toutes les heures et viennent élargir les possibilités de découvertes accessibles au plus grand nombre!

Lieu : New Cap Event Center
Accès : Entrée par le 3 quai de Grenelle – 75015 Paris
Toutes les informations ici.

Exposition de bonzaï

Une fois n’est pas coutume, l’art du bonsaï se glisse dans la lettre.
Une exposition de bonsaï se tiendra les samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 octobre 2021 de 10h à 18h au Parc Floral de Paris / Jardin botanique de Paris (Esplanade du château de Vincennes 75012 Paris).
Plus d’information sur le site de Bonsaï Culture.
Accès Gratuit.

Atelier d’écriture de haïka et tanka à distance, samedi 2 octobre

Espace Japon propose de suivre un atelier Écriture de haïku et tanka à distance (via Zoom) le samedi 2 octobre de 11:00 à 13:00.
Intervenante : Aurélie Le Floch (Formation : Université de Cergy-Pontoise. Auteure et éditrice pour différentes maisons d’édition).

Ateliers accessibles aux débutants comme à ceux qui ont déjà une pratique personnelle de l’écriture.
Tarif : 35 €, sur réservation
Plus d’info ici.

Le premier Japon de … Simon / 日本との出会…….シモン

Mon premier Japon : de Spectroman à Kurosawa

N’ayant jamais eu d’intérêt particulier pour l’univers des super-héros et des Disney, j’ai rapidement été attiré par les animés japonais et les mangas dès mon plus jeune âge.
Durant mes études, je me rappelle avoir toujours été fasciné par ce pays sorti détruit par la deuxième guerre mondiale, et qui occupait insolemment à l’époque la place de la deuxième économie mondiale.
En faisant mes recherches (sans Youtube ni Wikipédia à l’époque), j’apprends un peu plus sur ce peuple avec une mentalité de fer, bosseur, honnête, qui vise la qualité, mais qui arrive également à marier parfaitement tradition et modernité.
L’arrivée des Pokémon en 1999 signa pour moi le point de non-retour de mon obsession envers le pays du soleil levant. De fil en aiguille, les génériques me poussent à découvrir la 

Jpop (dont une certaine Ayumi Hamasaki attira particulièrement mon attention).

Mon premier projet concret de voyage au Japon date de 2011, il faudra pourtant attendre 5 ans plus tard pour réaliser ce rêve d’enfance en 2016. Depuis, j’ai eu l’occasion de retourner au Japon 2 autres fois, que ce soit pour le rouge flamboyant du Kôyô ou le rose éclatant des cerisiers en fleurs. Vivement la réouverture des frontières pour visiter le Tôhoku et Hokkaidô la prochaine fois.

La technologie et le Japon /  日本のテクノロジ

Vers une forêt 3.0 ?

Le territoire japonais est recouvert par près de 67% de forêts. L’exploitation de ces ressources s’avère toutefois délicate. En effet, le relief abrupt des montagnes complexifie une gestion rationnelle de la forêt. Par exemple il est très difficile d’utiliser de grosses machines et cela implique un travail manuel pour les bucherons et en conséquence une productivité limitée. Aux difficultés d’exploitation, vient s’ajouter un manque de main d’œuvre de plus en plus 

crucial suite au vieillissement du personnel forestier.
Le concept de «Smart forestry» est la réponse que l’agence «Forestry Agency of the Japanese Government» a apporté à ces deux défis majeurs. «Smart Foresty» consiste, tout d’abord, dans l’utilisation de toutes les ressources offertes par les nouvelles technologies: informations géospatiales, technologies de l’information et de la communication (ICT), … Plusieurs expérimentations ont été lancées depuis 2018 et se déroulent actuellement dans une douzaine de zones forestières des régions de Nagano, Ishikawa et Kumamoto.
Le recensement des espèces arboricoles avec leurs spécificités (typologie, dimensions) qui, jusqu’à présent s’effectuait manuellement, se fait désormais par laser depuis un avion ou un drone survolant la zone à étudier.

Par ailleurs, un système d’inspection des arbres utilisant un smartphone permet à partir de photo des coupes de bois effectuées, d’un système de reconnaissance photographique et de techniques d’intelligence artificielle de connaître exactement la quantité et la qualité des coupes effectuées.
Un système de gestion des données par cloud et d’ICT permet de mettre en phase les demandes du marché et les coupes de bois réalisées.

Outre la gestion des ressources forestières, la coupe et le transport des essences s’effectue grâce à des outils et des véhicules commandés à distance disposant de capteurs facilitant le guidage des divers appareils.
Les innovations touchent également les essences plantées. En effet, les cèdres et les cyprès, qui constituent la plus grande part des essences rencontrées au Japon ont une croissance lente (50 ans en moyenne) avant d’obtenir un arbre «exploitable». Des essais avec de nouvelles espèces à croissance rapide (entre une vingtaine et une trentaine d’années) sont initiés.

Cette «révolution» dans un but d’optimisation à la fois des ressources forestières et des ressources humaines devrait permettre de contribuer à relever les défis de la forêt japonaise tout en pariant sur l’avenir de la forêt japonaise.
Plus de détails à lire dans l’article de la revue «Highlighting Japan»

Gastronomie / グルメ

La recette du mois proposée par Anne-Laurence : Tamago sando (sandwich à l’œuf)

Une recette toute simple et ultra moelleuse, que l’on trouve dans tous les konbini et qui a un énorme succès auprès des japonais comme des touristes.
Pour 2 personnes, il vous faut :
– 3 œufs
– 4 tranches de pain de mie bien moelleux
– Facultatif : laitue ou concombre ou asperges vertes

Faire cuire les œufs durs et les laisser refroidir. Les écraser en purée avec une fourchette (les puristes passeront la purée au tamis) et incorporer la mayonnaise.

  1. Étaler du beurre sur les 4 tranches de pain de mie. Répartir la moitié de la mixture œufs-mayo entre deux tranches de pain sans trop l’étaler. Ajouter la verdure facultative si vous le souhaitez.Répétez l’opération avec la seconde moitié de la mixture et les deux tranches de pain restantes.
  2. Enlever la croûte et couper les sandwichs en triangles, ou en 3 rectangles si c’est pour un bento.
  3. Comme tous les sandwiches de konbini, il sera aussi bon frais qu’après quelques heures au réfrigérateur !
    * Astuce si vous n’avez pas de mayonnaise japonaise : ajouter à une mayonnaise classique 1/4 de càc de dashi en poudre, 1/4 de càc de moutarde, un peu de sel et de poivre blanc.

Insectes à volonté

En juillet, nous avions mentionné la consommation de sauterelles au japon. Cependant, les sauterelles ne sont pas les seuls insectes à «titiller» les papilles. En effet, le pays a des traditions de consommation d’insectes qui sont similaires à celles des autres pays asiatiques. Les plus anciens documents sur l’entomophagie 

(l’alimentation à base d’insectes) uniquement japonaise datent de la période Edo.
De nos jours, un mouvement mené par des chefs cuisiniers japonais, des activistes, des auteurs et des experts en alimentation font la promotion des insectes comme un délicieux aliment du futur. Alors, que diriez-vous d’une omelette moelleuse au riz et larves d’abeilles, ou d’une salade de pommes de terre avec insecte d’eau géant ou alors d’un minestrone de petites fourmis ?
Ce sont les multiples possibilités de cuisiner les insectes que les chefs japonais peuvent vous proposer.
Le Japon étant le pays du service, il est même possible d’acheter des insectes comestibles à tout moment, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Dans le parc Inokashira de Tokyo, un distributeur automatique propose deux sortes d’insectes en boîtes : Sauterelles de riz (900 yens) ou larves d’abeilles (2 300 yens).
Pour en savoir plus lire ici.

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Le Japon un émetteur important de GES

Depuis l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, il y a dix ans, le Japon est devenu encore plus dépendant des énergies fossiles (gaz naturel qu’il importe sous forme liquéfié, et charbon notamment). Cependant, Le 26 octobre 2020, peu de temps avant l’élection présidentielle américaine, le Premier ministre Suga Yoshihide avait annoncé que le Japon atteindrait la neutralité carbone d’ici 2050. Moins d’un an après, jeudi 22 avril, le Japon a annoncé  qu’il s’engageait à réduire les émissions de CO2 par rapport à l’objectif fixé en 2013. En effet, le premier ministre Yoshihide Suga a pris la décision de diminuer de 46% les émissions de CO2. Mais cette annonce n’est pas un hasard bien au contraire, effectivement en vue de l’approche d’un sommet virtuel mondial sur le climat organisé par les Etats-Unis. La Chine, la Russie, le Canada ainsi que l’Europe on fait des déclarations similaires. Selon des sources, lors d’une visite du Premier ministre japonais à Washington le week-end dernier, Joe Biden aurait fait pression sur le Japon pour que celui-ci diminue ses émissions de C02 jusqu’à 50%. Voilà ce qui pourrait expliquer la soudaine décision du Japon.

https://www.nippon.com/fr/in-depth/d00686/?pnum=2

Depuis, la COP21 le Japon s’est formellement engagé à réduire ses émissions de GES de 26% d’ici à 2030. En effet, selon les Nations Unies, le Japon se place en 5e position des pays émettant le plus de GES dus à

la combustion de ressources fossiles. En 2018, le Japon a généré 1,24 milliard de tonnes équivalent CO2. Cependant des considérations économiques plus qu’un impératif environnemental semblent avoir convaincu le premier ministre japonais, Yoshihide Suga, de fixer un nouvel objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’archipel et de « tout faire pour réaliser une société verte ». La décision de M. Suga va plus loin que l’engagement précédent de Tokyo, considéré comme insuffisant. Il s’est effectivement engagé à réduire de 80 % les émissions de GES d’ici à 2050 et de 100 % avant 2100.
https://www.nippon.com/fr/in-depth/d00686/?pnum=2

Depuis, la COP21 le Japon s’est formellement engagé à réduire ses émissions de GES de 26% d’ici à 2030. En effet, selon les Nations Unies, le Japon se place en 5e position des pays émettant le plus de GES dus à la combustion de ressources fossiles. En 2018, le Japon a généré 1,24 milliard de tonnes équivalent CO2. Cependant des considérations économiques plus qu’un impératif environnemental semblent avoir convaincu le premier ministre japonais, Yoshihide Suga, de fixer un nouvel objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’archipel et de « tout faire pour réaliser une société verte ». La décision de M. Suga va plus loin que l’engagement précédent de Tokyo, considéré comme insuffisant. Il s’est effectivement engagé à réduire de 80 % les émissions de GES d’ici à 2050 et de 100 % avant 2100.

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

安室奈美恵 / Namie Amuro

Chanteuse, parolière, danseuse, productrice, ex-idole

Née à Naha (Okinawa) en 1977, Namie commence sa carrière à l’âge de 14 ans en tant qu’idole au sein du groupe Super Monkey (qui deviendra par la suite MAX), avant d’entamer une carrière solo. Elle rencontre un énorme succès auprès du public japonais, 

lui conférant le titre de «Queen of Jpop» : ses albums se vendent par millions et se classent à la première position, et son look est copié instantanément dans la rue (le phénomène «Amura»). Son single CAN YOU CELEBRATE? sorti en 1997 reste jusqu’à aujourd’hui le single le plus vendu au Japon pour une artiste solo avec plus de 2 millions de copies vendues.

Après un déclin de popularité au début des années 2000 (changement de producteur, mariage, maternité, divorce…), Namie signe son retour en 2003 avec l’album STYLE et un registre plus RnB/Dance qui tranche drastiquement avec sa discographie orientée pop jusque-là. Elle confirme sa nouvelle identité musicale avec les albums qui suivent. Les japonais adhèrent à ce nouveau style : Namie connait un second pic de popularité à partir de 2008, ses albums se vendant de nouveau en millions et ses tournées attirant une foule record de spectateurs et affichant complet. Elle s’attaque ensuite au marché international avec des titres chantés uniquement en anglais ainsi que des duos, notamment pour consolider son énorme influence en Asie du sud-est.
En 2017, Namie annonce sa retraite musicale après 25 ans de carrière, 12 albums, 47 singles et plus de 35 millions de disques vendus au Japon.
Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube
Sélection du mois : 安室奈美恵 / Hero

Autres recommandations: WHAT A FEELING, Alive, Fighter, YEAH-OH, WILD

L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

Le manga et les seniors (Eh oui!)

On a encore tendance, notamment en Occident, à considérer le manga comme une forme d’art destinée à la jeunesse. Toutefois, une tendance récente au Japon montre qu’il y a de la place et de l’intérêt pour un autre type de manga : les histoires portant sur les personnes âgées. La cause de leur croissance rapide est facile à comprendre : la population du Japon vieillit rapidement.
Lire l’article qui casse les idées reçues.

Manga – Histoire et univers de la bande dessinée japonaise

«Écrit par un passionné de manga depuis plus de trente ans, qui se trouve être également un universitaire dont les travaux sur le Japon contemporain font autorité, voici un livre qui prend au sérieux le manga et fait le tour (pour y répondre avec allégresse et pertinence) de toutes les questions que l’on peut se poser à son sujet.
Il montre comment, à partir de ses lointaines origines, le manga a su devenir une puissante industrie et un média à part entière qui reflète les évolutions de la société et des mentalités collectives japonaises.

Il en déchiffre les spécificités graphiques et narratives, les univers imaginaires avec leurs codes et leur morale, et analyse les principaux genres du manga, depuis les séries pour adolescents jusqu’au manga d’horreur en passant par la science-fiction, le post-apocalyptique, la pornographie, le politique, le manga d’auteur et bien d’autres encore.»

480 pages
Éditeur: Picquier poche
Prix: 11€

« La volonté d’Oda » aux éditions Pix’n Love : histoire d’un succès inattendu

Quelle longévité ! Publié dans les pages du Weekly Shônen Jump en juillet 1997 (c’était le millénaire dernier !), rien ne laissait présager que les aventures du petit homme au chapeau de paille atteindraient plus de 500 millions d’exemplaires vendus et dépasseraient les 1 000 chapitres. L’auteur, Eiichiro Oda, lui-même, en est certainement surpris.
Revivez donc, à travers « La volonté d’Oda » les coulisses de ce qui est devenu une œuvre culte, depuis les longs et difficiles apprentissages de l’auteur, jusqu’aux succès d’aujourd’hui.
L’auteur : Alexis Orsini s’est très vite découvert une passion pour la pop culture. Journaliste, il

est également l’auteur d’une biographie d’Harrison Ford « L’acteur qui ne voulait pas être une star », et des premiers ouvrages francophones consacrés à Naoki Urasawa « L’air du temps » et à One Piece  « La volonté d’Oda ».
La sortie du N° 100 est prévue le mercredi 8 décembre prochain (je sens qu’il va y avoir la queue chez  Japanim).
288 pages
Editions : Pix n love
Prix : 24,90 €

Septembre, c’est la rentrée

En ce mois de rentrée scolaire quoi de mieux que de vous présentez quelques mangas où l’intrigue principale se déroule au sein d’un établissement scolaire. Voici 4 mangas à mon sens incontournable sur ce thème.

Négima, le maître magicien

Le premier manga est l’un des premiers mangas que j’ai lu et regardé, c’est « Négima, le maitre magicien» plus connu sous le nom de « Négima ! »  écrit par le mangaka  Ken Akamatsu, avec ces 38 tomes sortis entre 2OO3 et 2012, il compte également 26 épisodes et 16 OAV (Original Video Animation)
Opening:https://www.youtube.com/watch?v=4i4ua2-rxNMTrailer : https://www.youtube.com/watch?v=R91AiG8SbNA

Negi Springfield est un magicien de 10 ans, fils de «Maître Thousand», un puissant mage qui aurait fait acte de bravoure à de multiples reprises avant de disparaître étrangement. Negi souhaite devenir magicien afin de retrouver son père. Achevant sa formation à l’école de magie du Pays de Galles, Negi doit accomplir une ultime année de stage en tant que professeur principal dans un lycée pour filles.
L’auteur, Ken Akamatsu a écrit le manga Negima! après Love hina (manga amour), et il a donc fallu garder son public, c’est pour ça que les premiers volumes de Negima sont particulièrement tournés sur les élèves de Negi. Mais le manga devient de plus en plus intéressant quand on découvre les histoires des personnages et devient au fur et à mesure un manga de combat et de magie avec une histoire très métrisée.
L’auteur a réalisé bien plus tard un autre manga «UQ Holder », une suite qui se passe 70 ans après, avec des personnages liés à ceux de Negima !

Assassination Classroom

« Assassination Classroom » est un manga que j’ai particulièrement apprécié, sorti entre 2012 et 2016 et compte 21 tomes, 2 saisons d’animation et 1 film.
Opening:https://www.youtube.com/watch?v=enq74RB2mSkTrailer https://www.youtube.com/watch?v=kgNkGohA20k

L’histoire nous narre la vie des élèves de la  3-E du Lycée  Kunugigaoka. Un jour, des membres du gouvernement arrivent scortée d’une créature tentaculaire prétentieuse « Koro ». Elle a des raisons de l’être, car elle vient juste de réduire en poussière 70 % de la Lune. « Koro » posa alors ses 

conditions au gouvernement : devenir le professeur de la classe 3-E, la classe d’assassinat. Le gouvernement annonce aux élèves que  « Si une personne arrive à le tuer, elle recevra la somme astronomique de 10 milliards de yens » environs 70 millions d’euros. Cependant, si d’ici une année aucun de ses élèves ne parvient à le tuer, la Terre connaîtra le même sort que celui de la Lune ! C’est ainsi que ce groupe d’élèves va apprendre l’art de tuer de différentes manières mais aussi commencer à s’attacher à ce drôle de professeur.
Assassination classeroom a été un coup de cœur, même si l’histoire peut sembler loufoque a première vue, on s’attache très vite aux personnages. Le coté phycologique de l’histoire et le coté de pourquoi « Koro Sensei » a décidé de devenir professeur de cette classe sont intéressants. Ces élèves sont-ils seulement attirés par l’appât du gain ou par le sort de la planète ?  Les élèves prennent à chaque fois un malin plaisir à chaque tentative d’assassinat qu’elle soit sérieuse ou loufoque, malgré tout une relation amicale se crée entre élèves et professeur permettant aux élèves de grandir.

« Food wars » ou « Shokugeki no Sôma »

« Food wars » ou « Shokugeki no Sôma » est un manga culinaire basé sur thème de la gastronomie et la comédie. Sorti en 2012 et terminé en 2019. Il compte 36 tomes et 5 saisons d’animations.
Opening:https://www.youtube.com/watch?v=vV3l_1j8pPETailer https://www.youtube.com/watch?v=_jZg-2iokuQ

Sôma a grandi dans les cuisines d’un petit restaurant traditionnel tenu par son père et rêve de devenir le chef cuisinier. Son quotidien est soudainement bouleversé quand son père accepte un poste dans un palace new yorkais et ferme ainsi le restaurant familial. Sôma va alors être mis à l’épreuve par son père qui lui conseille de rejoindre une école d’élite culinaire, Totsuki qui forme l’élite des chefs étoilés.
La série ne joue pas franchement l’originalité, elle utilise les principaux codes du shônen, mais elle le fait bien !  Batel gastronomique, concours de petits plats ou encore duel d’hors-d’œuvre sont au menu.  Les personnages sont attachants, charismatiques, le dessin précis, l’humour est justement dosé. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce manga qui à la base ne m’attirai pas forcément.

« GTO », « Great Teacher Onisuka». 

Je ne pouvais pas parler de manga d’école sans vous parler du manga « GTO », « Great Teacher Onisuka».  Sorti de 1997 à 2002 il compte 25 volumes, 1 saison d’animation de 43 épisodes, 1 film   et 1 série télévisuelle. De plus un autre manga suit les aventures de Onizuka quand il était jeune « Yong GTO » de 16 volumes.

Opening:https://www.youtube.com/watch?v=2JGl6UzfPkE 

Eikichi Onizuma est un jeune délinquant chômeur de 22 ans, obsédé par une seule chose; avoir une petite amie. Pour ce faire, il veut et va devenir professeur de lycée, ce qui selon le stéréotype qu’il entretient est la bonne planque pour « se faire » un maximum de copines.
Pour atteindre son objectif, Onizuka change de look de roublard et de yankee pour devenir le Great Teacher mais n’abandonne pas ses manières, ce qui ne lui simplifiera pas les choses pour se faire accepter par les équipes enseignantes, les élèves et les parents d’élèves.
GTO, c’est en quelque sorte la référence de la série humoristique (hors manga harem). Souvent vulgaire, suggestif quant à certaines situations. GTO est hilarant, fascinant et plaisant. Même si le ton est léger, le manga parle de thèmes forts comme l’anticonformisme, le rejet des élèves en difficultés, le bien et le mal, une critique plus ou moins ouverte de la société japonaise, les thèmes emblématiques tourneront sur la loyauté, l’amitié, la confiance et le sens des responsabilités. Pour moi GTO c’est le classique des manga « shonen » à l’école.
Brièvement je vous ai fait une sélection de manga se passant dans des établissements scolaires avec des thèmes très différents et que j’ai énormément appréciés.  Une grande majorité de manga se passe dans des écoles, collèges et universités, mais je souhaitais vous en présenter seulement une sélection. Beaucoup de manga de ce style parlent de thèmes comme le sport si vous souhaitez en connaitre d’avantage je vous conseille de lire mon article du mois de Juillet qui traitait des mangas dédiés aux sports.

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Ce mois-ci 2 manga sont à l’honneur dont un signé Nicolas DAVID, mangaka rennais.

Droners – Tales of NuÏ, de DAVID Nicolas et DOS SANTOS Sylvain, chez Kana.

1 volume sorti sur 2 annoncés, 7.45€ le volume.
Un shonen à partir de 10 ans.
Résumé : La jeune Corto vit sur l’île paradisiaque de Nuï. Son rêve est de devenir pilote de drone, comme son idole Loopi. Pour y parvenir, elle s’entraîne en douce avec le drone de livraison de l’épicerie de son père. Jusqu’à ce que se présente une occasion de s’incruster dans les courses de l’île…

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Nicolas David, l’auteur rennais du manga punchy ‘MeckaZ’ que nous avons adoré, co-signe ici une préquelle du dessin animé Droners diffusé depuis un an à la télévision. Il s’approprie pleinement le chara-design des personnages et nous propose un récit qui fera la joie des jeunes fans de la licence tout en étant parfaitement accessible aux néophytes, et plein de fraîcheur.

L’île entre deux mondes de ISHII Asuka, chez Pika Graphic.

Série terminée en 2 volumes, 14€ le volume.
Un seinen à partir de 14 ans.
Résumé : Aoshima, petite île éloignée des îles principales du Japon. Caressée par le vent, bercée par les vagues, cette “île bleue” baigne dans la lumière. Dans ces paysages hors du commun, d’étranges phénomènes happent Tatsumi, jeune professeur nouvellement muté à l’école locale, et le plongent dans un monde à la lisière de la nature et du surnaturel…

L’avis de Benjamin :
Ce diptyque baigne dans une ambiance d’éternel été idéale pour la rentrée. Créatures surnaturelles, souvenirs en puzzle et moments de pure contemplation sont au rendez-vous. Le dessin sert notre émerveillement avec la nonchalance et la légèreté de l’écume. Les personnages sont rafraîchissants et on se laisse porter sur ces deux tomes comme dans un rêve.

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Désormais, l’Arvor exige le « Passe sanitaire » 

Jusqu’au lundi 9 août 2021, l’Arvor avait opté pour une limitation de sa jauge à moins de 50 spectateurs par salle et de ne pas contrôler le passe sanitaire (voir la lettre d’août).
«On savait, de toute façon, qu’il faudrait y passer. Nous n’avons plus le choix», explique Éric Gouzannet, directeur de l’Arvor.

Le sommet des dieux de Patrick Imbert à l’Arvor et aux Gaumonts

Le Sommet des dieux est, à l’origine, un récit feuilletonnant de Baku Yumemakura paru au Japon entre 1994 et 1997. Il a ensuite été adapté par Jirô Taniguchi, toujours avec l’aide de Yumemakura, en 5 tomes publié et disponible en France chez les éditions Kana. Le manga s’est écoulé à 380 000 exemplaires.
Le manga et le film traite de la même histoire, le destin croisé d’Habu, alpiniste chevronné au sombre passé, et celui de Fukamachi, un reporter japonais spécialisé dans les photos d’alpinismes. Un jour, à Katmandou, celui-ci croise Habu, tenant dans ses mains l’énigmatique

appareil photo de Mallory. Cet appareil apporterait la preuve que Mallory et Irvine ont été les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest en 1924. De cette rencontre découleront une enquête puis une aventure au sommet qui scellera le destin de ses deux hommes.

« Le Sommet des Dieux est un film d’animation totalement renversant. Avec sa réalisation millimétrée, ses plans incroyables, son design et ses dessins hivernaux et sa musique qui nous transporte, comment ne pas être touché par ce film aux valeurs profondes. À couper le souffle. » Source : écranlarge

À l’Arvor et aux Gaumonts

Tout le monde connait Cinecitta, mais connaissez-vous Omecitta?

Un article de « Pen on line » nous propose de visualiser un documentaire intitulé «“Omecitta”, ville cinématographique» de la photographe Chantal Stoman consacré à la petite ville d’Ome, située à 3 heures de train de la capitale japonaise.
«Une ville mémoire» du cinéma qui a vécu au rythme des projections cinématographiques pendant quatre décennies. Ome abritait trois cinémas, qui projetaient essentiellement des films étrangers. Les cinéphiles de Tokyo s’y pressaient, avant que l’arrivée de la télévision, dans dans les années 1970, ne

vienne signer le glas des salles obscures. Si les salles ont fermé, il reste, partout en ville, des panneaux de bois peints, qui servaient à l’époque d’affiche. Loin d’Hollywood et de ses studios, le cinéma était partout à Ome, et ses panneaux sont les vestiges de ce passé en technicolor. » Source: Pen on line
Le documentaire peut être vu sur le site de la Maison Européenne de la Photographie.

 « Aux sources de l’animation japonaise — Le studio Toei Doga (1956-1972) »

La Tôei Dôga, fondée en 1956 et aujourd’hui nommé Tôei Animation, est dans l’après-guerre l’un des plus importants studios d’animation japonais, lieu de formation privilégié aux métiers de l’animation et de l’émergence de l’anime. Cet ouvrage explore son histoire depuis les mois qui précèdent sa création jusqu’à la disparition de son directeur historique. Il montre comment, à travers les bouleversements successifs de son système de production et de son usage des techniques d’animation, la Tôei Dôga peut être vue comme un laboratoire où s’élaborent des pratiques de l’animation conflictuelles mais encore influentes.

Pour rappel, Toei Animation est l’un des plus importants studios d’animation de l’archipel. Celui que son directeur souhaitait définir comme « le Disney de l’Orient », et qui signe en 1958 le premier long métrage d’animation en couleurs au monde, Le serpent blanc.
L’auteure : Marie Pruvost-Delaspre est maîtresse de conférences au département Cinéma de l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Ses recherches portent sur l’histoire des métiers et des techniques du cinéma d’animation au Japon et en France. Elle a codirigé plusieurs ouvrages collectifs, dont Archives et acteurs des cinémas d’animation en France (2014), L’Animation japonaise en France : réception, diffusion, réappropriations (2016) et Goldorak, l’aventure continue (2018).
352 pages
Prix : 30€
Publié aux Presses Universitaires de Rennes
Toutes les informations (introduction, table des matières et références) sont ici.

 «Ozu»: le roman de Marc Pautrel

«Le roman «Ozu» est inspiré de la vie du cinéaste japonais Yasujirô Ozu (1903-1963), qui a réalisé plus de cinquante films, dont les célèbres Voyage à Tokyo (1953) et Le goût du saké (1962). Cinéaste de l’intime, du couple, de la famille, mais aussi de l’amitié, dans un Japon d’après-guerre tiraillé entre modernité et tradition, Ozu fascine par la perfection formelle de ses films et le jeu retenu de ses acteurs. Ses films n’ont été découverts en France qu’au début des années 1980 !»

«Marc Pautrel réinvente fidèlement la vie étonnante d’Ozu dans un roman limpide et habilement construit, plein de tendresse, de surprises, de cinéma, de vie, où le portrait, les situations, le décor

— Tokyo, Kyoto, Tateshina, Kamakura, ville ou montagne —, les aléas, les retournements, tout s’enchâsse naturellement.»

Éditions: Arléa-Poche
166 pages – 9 €

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 5)

Ce mois-ci : Les opérations de post-fermentation

Pressurage
Une fois la fermentation achevée, le tout nouvel alcool créé doit être débarrassé des résidus solides laissés par le riz. Pour cela on verse le moromi (résultat de la fermentation) dans une machine qui pressera la lie de saké, jusqu’à l’obtention d’un liquide clair: le jeune saké. Une autre méthode consiste à accrocher des sacs contenant le moromi au-dessus d’une petite cuve. Le saké s’écoule alors par gravité à

son rythme. Ainsi le saké ne se charge pas des déchets qu’un pressurage trop «violent» pourrait produire et l’on obtient un sake de très haute qualité.
Filtrage fin
Après avoir reposé pendant quelques jours afin de laisser retomber les derniers résidus en suspension, la plupart des sakés sont micro-filtrés à travers une couche de charbon ou par centrifugation afin d’ajuster le profil aromatique et la couleur en purifiant le saké (en fait, là aussi, les méthodes de filtration sont très variées). Une bonne filtration doit être finement ajustée : trop de filtration inhibe le goût et détériore la couleur du saké.
1ère pasteurisation
La pasteurisation se fait en 2 temps, certain ne le font qu’une seule fois, d’autres jamais… Le saké est pasteurisé ; il passe dans un tube immergé dans de l’eau bouillante, ce qui tue les bactéries et les enzymes pour stopper tout processus de fermentation.
Maturation
Par la suite il sera conservé pendant une période qui varie selon les brasseries et le type de saké voulu, environ 6 mois.
Dilution
Titrant dans les 20 % du volume, le saké est très légèrement dilué avec de l’eau de source afin d’abaisser le niveau d’alcool entre 14 et 17 %.
2ème pasteurisation
La deuxième pasteurisation qui permet une conservation plus longue, n’est pas pratiquée pour tous les sakés. Elle s’effectue généralement lorsque le saké est embouteillé, les bouteilles sont alors plongées dans de l’eau à 65°c pendant dix minutes. Les sakés n’ayant pas subi la deuxième pasteurisation entrent dans la catégorie des nama.
Mise en bouteille
L’embouteillage ou la mise en bouteille constitue la dernière étape dans le long et difficile processus de production du saké. Mais cette étape n’est pas à négliger, en effet une opération d’embouteillage mal réalisée peut conduire à un saké de piètre qualité. Généralement l’embouteillage s’effectue à basse température (environ 5°C).

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

L’expression du mois 今月の表現

覆水盆に返らず (ふくすいぼんにかえらず)
Ce qui est fait est fait !
Entre remords et regrets, il nous arrive d’être contrarié par des événements passés…

Le livre du mois 今月の本 proposé par Anne-Laurence

La Fête des Ombres – Tome 1 par Atelier Sento

Naoko a la trentaine et vit dans un village des montagnes du nord du Japon. Un jour, elle rencontre une ombre, celle d’un mort errant. Elle a, selon la croyance locale, un an pour retrouver son identité. Cette histoire entre réel et imaginaire est racontée avec « une incroyable précision des détails et une douceur splendide » (dixit Télérama).
L’Atelier Sentô :  Derrière ce nom qui rend hommage aux bains publics japonais, un duo d’auteurs dessinateurs français, Cécile Brun et Olivier Pichard, passionnés de culture nippone. Onibi, leur récit dessiné sorti en 2016, a été traduit au Japon et récompensé par le Japan International Manga Award en 2018.

Le 2e et dernier tome sortira mi-octobre, et est actuellement en précommande sur le site des Editions Issekinicho, avec des offres spéciales sympa.

Le site du mois proposé par Anne-Laurence /今月のアンヌ-ローランスおすすめサイト

Junku est LA librairie japonaise de référence en France, issue de la grande chaîne de libraire du Japon de la marque « Junkudo ». Elle a ouvert à Paris dès 1977, bien avant que le Japon ne soit à la mode, et a été notamment la première à offrir des mangas en japonais.

Elle propose des ouvrages littéraires ou pédagogiques, des mangas, des magazines (auxquels on peut s’abonner), ainsi que des CD et DVD japonais. Elle présente également des livres sur le Japon en français. Elle offre de plus un rayon papeterie, qui vend des fournitures de bureau et des fournitures scolaires importées du Japon.
Évidemment, la librairie Junku est à Paris… mais elle dispose d’un bon site internet qui permet de commander. Et cerise sur le gâteau, si vous recherchez un article qui n’est pas référencé, envoyez-leur simplement un mail avec votre demande : ils vous proposeront très rapidement la possibilité de le commander en l’important pour vous du Japon !

Toutes les infos sont ici.

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

« Le chrysanthème est associé à la mort et au fleurissement des tombes chez nous mais en Asie c’est plutôt un symbole de longévité et d’immortalité. Au japon, cette fleur importée de Chine à l’époque Nara (710-794) a été très utilisé dans la poésie de l’époque avant d’être représentée sur le blason de la famille impérial à partir de la période Kamakura (1185–1333) si bien qu’on appelle «trône du chrysanthème» le trône impérial.

Bien qu’il n’y ait aucun symbole et/ou emblème national fixé par la loi au Japon, le chrysanthème est présent sur les pièces de monnaie (50¥), sur les passeports japonais, sur les timbres, sur les médailles de l’ordre du chrysanthème (décoration), etc.
La journée du chrysanthème (kiku no sekku), avec le jour de l’An (1er janvier), le hina matsuri (3 mars), le jour des enfants (kodomo no hi, 5 mai) et le Tanabata (7 juillet), est l’un des cinq « festivals de saison » (五節句, go-sekku) correspondant aux dates du calendrier traditionnel chinois et est fêtée chaque année le 9 septembre.

Lors de ce festival, selon la période de floraison des centaines de variétés existantes s’étendant de la fin de l’été jusqu’aux premières gelées d’automne, sont organisés de nombreuses expositions.
Le chrysanthème est aussi présent dans la gastronomie japonaise car il est comestible : les feuilles peuvent être consommées fraîches dans des salades ou cuites (dans un sukiyaki par exemple) alors que les fleurs séchées servent à produire tisanes et liqueurs. « 

En cadeau : la flashcard (rectoverso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de ses jeux JLPT5 et JLPT4. À retrouver en cliquant sur les images ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

 À l’intérieur des yôkaï

Ce mois-ci, point de yôkaï, mais plutôt un voyage à l’intérieur de ces petits (ou grands) monstres de la culture japonaise.
Bien que datant des années 1960, l’ouvrage «À l’intérieur des yôkaï» est toujours d’actualité ! C’est «dans l’optique d’apporter le complément scientifique nécessaire à la compréhension de ces êtres magiques que le mangaka Shigeru Mizuki» (auteur d’un riche dictionnaire des yôkaï) a illustré l’intérieur de pas moins de 85 yokaï.
On y découvre le fonctionnement interne de chacun d’entre eux qui nécessite des organes spécifiques adaptés à son environnement et ses capacités.

Traduit et édité en France en avril 2018
96 pages – Format 22 x 29 cm _ Poids 700g
Prix 25,50€
Éditions Cornelius.
À commander chez Cornelius.

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Le sudoku vraiment japonais ? Pas si sûr.

On pense généralement que le sudoku est une invention japonaise. Erreur, le concept originel du jeu, le Carré latin, a été inventé au XVIIIe siècle en Europe par un mathématicien suisse, Leonhard Euler. Sa version moderne, différente en raison de sa subdivision en neuf carrés de neuf cases, a été découverte au début des années 1980 dans un magazine américain par un japonais Maki Kaji, qui l’a alors importée au Japon. Et c’est à Maki Kaji (décédé récemment), que l’on doit, la popularité du Sudoku (contraction de la phrase «Sūji wa dokushin ni karigu» 

(数字は独身に限る) «les chiffres doivent être seuls») en lui donnant son nom japonais dans les années 1980.

Focus sur l’art du Gyotaku /【魚拓】について

Qu’est ce qu’un gyotaku ?

En japonais  gyo signifie poisson  () et taku () empreinte, trace.
Un gyotaku est donc un tableau réalisé avec des empreintes de poissons.
La prise d’empreinte fait partie d’une longue tradition asiatique, mais la prise d’empreinte de poissons est une tradition japonaise. Elle était à l’origine utilisée par les pêcheurs japonais pour immortaliser leurs prises de pêche (les premiers exemplaires recensés datent de l’ère Edo), notamment lorsqu’elles étaient exceptionnelles. Dans la culture japonaise, prendre l’empreinte du poisson, c’est aussi lui donner une seconde vie et lui rendre hommage.

La prise d’empreinte selon la méthode traditionnelle, se fait simplement en recouvrant d’encre de Chine ou d’encre de seiche le poisson en appliquant un support souple tel que le papier de riz washi), sur celui-ci. L’empreinte est complétée par des indications telles que, le lieu de pêche, le nom du pêcheur, le nom et le poids du poisson, la date de la pêche. Cette tradition a donné naissance sous l’impulsion de maîtres japonais à un art qui consiste à réaliser des tableaux avec des empreintes de poissons.

Empreinte réalisée par un pêcheur japonais

Des empreintes d’éléments naturels tels que des algues, des roches, sont parfois introduites dans le tableau.
L’art du gyotaku au japon s’est ainsi développé avec deux écoles: une école utilisant la méthode «directe» et une autre utilisant la méthode «indirecte».

La méthode directe.

C’est une évolution de la méthode traditionnelle principalement par l’introduction de la couleur.
Le poisson est peint avec de l’aquarelle ou des peintures acryliques ou à l’huile, et l’empreinte est prise en appliquant le papier de riz ou le tissu sur le poisson.
C’est une façon de travailler très rapide (le temps maximum pour peindre le poisson et prendre l’empreinte est de 30 à 40 minutes). Elle demande un travail de préparation du 

poisson et les résultats comportent toujours une part d’aléas. Le rendu est très spontané et deux prises d’empreinte successives du même poisson ne donneront jamais le même résultat. C’est la méthode la plus répandue en occident.

La méthode indirecte

La méthode dite indirecte (ou par frottage) a été développée dans les années 1940.
Il s’agit en fait d’une adaptation au poisson d’une technique de prise d’empreinte très répandue en Asie. C’est par exemple cette technique que l’on utilise pour prendre des empreintes de bas-reliefs, quand on applique un papier sur la pierre et que l’on frotte avec un crayon. Elle consiste à préparer le poisson, à le recouvrir d’un support souple (papier,

coton, polyester, soie,…) et à appliquer sur le support les couleurs à l’aide de tampons en tapotant doucement pour faire apparaitre les détails du poisson.
Il n’y a aucune part d’incertitude et le rendu est extrêmement précis. Le travail est par contre relativement long (plusieurs heures de prise d’empreinte après le travail de préparation).

Très important :
Pour qu’une empreinte soit considérée comme un gyotaku au sens traditionnel du terme, l’empreinte ne doit pas être retravaillée une fois le papier ou le tissu retiré du poisson à l’exception de l’oeil. Sinon ce sera un tableau façon gyotaku mais pas un gyotaku

Pour aller plus loin:
Association « Gyotaku Art Takuseikai Europe » 3 rue Victor Hugo 35000 Rennes.
Courriel: gyotaku .art.takuseikai.europe@gmail.com
Atelier : Pratiquer l’art du gyotaku à Rennes, c’est possible. L’atelier de Marc est ouvert au 3 rue Victor Hugo à Rennes.
Photos : Les photos sont issues du site de Marc Porrini à consulter ici.

Tous vos contacts à Bretagne-Japon

Ccontacter Bretagne – Japon – 連絡

Newletter – Septembre 2021/2021年9月

Newletter – Septembre 2021/2021年9月

Newletter – Septembre 2021/2021年9月

月刊 BJ レター N°8

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Et c’est parti pour une nouvelle année !

Pass(e) sanitaire obligatoire pour toutes les activités de l’association ! Qu’on se le dise !

Inscriptions aux différentes activités, ce sera au 5 rue de Dinan
Les anciens adhérents peuvent s’inscrire dès le samedi 28 août le site Internet de Bretagne – Japon à partir de 13h00.
Pour les nouveaux membres les inscriptions se feront à partir du samedi 4 septembre 2021 de 10h30 à 12h30 au 5 rue de Dinan.

Cours de langue (19h00 – 20h30 sauf Niveau 2A 19h15 – 20h45)

Cours de soutien aux débutants
Cette année encore, Hélène propose une session de « remise en jambe » les 1er, 8, 15, 22 et 29 septembre pour les anciens inscrits en N1 afin de revoir les notions vues en 1ère année.

Club de conversation
Animé par Philippe, le club de conversation est ouvert gratuitement à tous les adhérents de BJ, ainsi qu’aux personnes de nationalité japonaise, et se déroule le samedi après-midi à partir de 16h30 à 19h00, durant toute l’année. Actuellement, le nombre de places est limité à 8 personnes et nécessite l’inscription via un « doodle » envoyé chaque semaine à une liste de diffusion. Les inscriptions se font via le formulaire de contact de l’association.

Atelier de calligraphie
Les ateliers se déroulent au 15 rue de Dinan à Rennes, le samedi de 10h30 à 12h15 et de 14h00 à 15h45.
Les cours sont répartis tout au long de l’année scolaire.
Les sessions se composent de 3, 6 ou 9 ateliers.

Atelier de couture
Des ateliers sont prévus en cours d’année. Pour l’instant, les dates ne sont pas arrêtées.

Livret d’accueil
Les nouveaux adhérents se voient proposer un « livret d’accueil » format papier leur permettant de se familiariser avec l’association.

Les tarifs

*Chômeur, étudiant, – 18 ans, carte Sortir
**Le livre de cours est prêté durant le cours sinon il est vendu 39€. Le cahier d’exercices, fortement recommandé, est au prix de 12€.
Les paiements s’effectuent en priorité par carte bancaire. Les chèques, paiements en liquide et carte Sortir sont également acceptés.

À noter : L’association n’effectue aucun remboursement des cours/ateliers sauf déménagement professionnel hors Rennes/maladie grave. L’adhésion par nature n’est jamais remboursée.

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

Tsushima: le jour où le Japon est devenu une grande puissance

Un documentaire historique datant de 1980, d’une qualité remarquable retrace, la bataille navale de Tsushima qui s’est déroulée les 27 et 28 mai 1905 lors de la guerre russo-japonaise. De ce jour date la naissance de la puissance militaire japonaise.

L’excellente introduction explique les enjeux internationaux de l’époque. Documents d’archive, interviews de militaires et historiens ajoutent au documentaire les précisions

nécessaires afin de saisir la portée historique de l’évènement. À regarder ici.
Pour aller plus loin:

  • Le déroulement de la bataille d’heure en heure et les cartes des différents mouvements des 2 flottes sont à consulter ici.
  • On peut compléter le récit de la bataille en regardant également ce documentaire ici.
  • Cerise sur le gâteau, on pourra lire la BD parue aux éditions Glénat dans la collection «Les grandes batailles navales» consacrée à cet évènement historique.

Les contes japonais

Quoi de mieux pour pénétrer la culture d’un pays que les contes. Ils viennent du plus profond des siècles et sont imprégnés de croyances populaires. Je vous invite à en parcourir quelques-uns parmi les choix proposés par «Le site du Japon». Où il est question d’animaux fantastiques, d’ogres, de personnages mythiques,…
C’est ici.

Gacha Gacha – 9 petits moments japonais

Ludique, la série de neuf brefs webdocumentaires diffusée sur Arte.tv, les pages Facebook et YouTube de la chaîne d’Arte est un décryptage minutieux de la culture du Japon. Elle permet de lever le voile sur l’opacité d’une société très codifiée.
Tout cela au rythme des onomatopées et des jingles omniprésents (« Gacha Gacha », « Zuru Zuru »,…) ou encore les secrets des codes de politesse dans le quotidien des Japonais.
Neuf épisodes pour étudier autant de curiosités de la société nippone. C’est à visionner ici.

teamLab: Les musées d’art numérique par Simon

teamLab réinvente le musée d’art de demain en proposant une version 2.0 qui offre une expérience spectaculaire et unique à ses

visiteurs. Implantés sur deux sites distincts, ces deux musées complémentaires hors du commun proposent des approches différentes de l’art, où le visiteur interagit de façon ludique avec les éléments qui l’entourent pour participer à l’œuvre artistique, au lieu de se contenter d’un simple rôle de spectateur.
Visités en mars 2019, comptez 3.200¥ (25€) pour chacun des deux musées. Les tickets sont vendus séparément, un ticket ne pouvant donner accès aux deux sites. Une fois à l’intérieur, le visiteur peut rester autant de temps qu’il veut pour contempler les œuvres d’art prendre vie. La réservation se fait en ligne avec le choix d’un créneau jour/heure d’arrivée (attention: le nombre de places est limité par créneau). Vous pourrez facilement visiter les deux musées la même journée (10 minutes en métro pour relier les deux sites via la ligne de métro aérien Yurikamome).

En constante innovation depuis son ouverture en 2018, le teamLab Digital Art Museum est toujours en quête de nouvelles expériences à proposer, les projections et autres interactions évoluant très souvent d’une année à l’autre. Retour sur cette échappée créative et (très) colorée que je recommande à tous.

1 – teamLab Planets Tokyo
Site officiel: https://planets.teamlab.art/tokyo/

Le ton est donné dès l’entrée: Ici, on enlève nos chaussures et on remonte le bas du pantalon jusqu’au genou (pensez à porter quelque chose qui vous libérera facilement et rapidement les pieds). Une piscine peu profonde vous accueillera pour ce début d’expérience, alimentée par une cascade et deux colonnes de lumière qui vous guideront vers la prochaine salle. Une fois vos pieds secs, vous accéderez à une galerie de miroirs

disposant de milliers d’ampoules LED formant des chorégraphies lumineuses et vertigineuses, offrant un spectacle infini de couleurs. Retour à l’eau ensuite pour simuler un lac baigné d’une étrange lumière mystique où des créatures aquatiques virtuelles évoluent autour de vous.

2 – teamLab Borderless Tokyo
Site officiel: https://borderless.teamlab.art/

Faisant partie de Palette Town sur l’île artificielle d’Odaiba, le teamLab Borderless Tokyo vous invite à vous fondre (littéralement) dans le décor et faire partie de la projection monumentale proposée dans la première salle (défi: retrouver la porte vers la salle suivante au milieu de toutes ces projections murales). Une fois la porte repérée et franchie, une cascade de couleurs vous attend dans un environnement digne d’un film de

fantaisie. Des illusions optiques ponctueront vos pas à la découverte de cette colline féérique. La technologie est également au rendez-vous pour donner vie sur grand écran aux dessins des enfants. Des expositions éphémères sont souvent proposées pour donner une autre dimension à cette expérience.

3 – Expositions temporaires

En plus des musées permanents Planets et Borderless de Tokyo, teamLab exporte également son concept de l’art numérique partout dans le monde en forme d’expositions temporaires. C’est ainsi qu’on a pu profiter de cette expérience intitulée « teamLab: Au-delà des limites » à Paris en 2018 dans la Grande Halle de La Villette. Ces musées ne sont pas toujours dans des espaces fermés, en témoigne celle du temple To-ji à Kyoto en cours en ce moment jusqu’au 19 septembre 2021.

Liste des expositions temporaires: https://www.teamlab.art/e/

Un énorme succès populaire: plus de 2 millions de visiteurs
Depuis son ouverture au cours de l’été 2018, teamLab Borderless a reçu des millions de visiteurs en provenance de plus de 160 régions ou pays, ce qui en fait un des leaders des sites touristiques japonais. Toutefois très loin des leaders incontestés que sont les parcs d’attraction Disney Japan (plus de 30 millions). Ainsi, au cours de l’année 2019, 2 198 284 personnes ont visité le site devançant le musée Van Gogh à Amsterdam, (2 134 778 visiteurs) ainsi que le Musée Picasso à Barcelone (1 072 887 visiteurs).
Pour rappel, le musée du Louvre a accueilli près de 7 millions de visiteurs en 2020.

Les musées teamLab annoncent la fermeture du site Palette Town sur l’île d’Odaiba courant 2022 et la réouverture des musées au centre de Tokyo courant 2023.

Savoir-vivre au Japon: Courtoisies voyageuses

Petit à petit, on se prépare pour le prochain voyage au Japon (on reste optimiste!). L’office de tourisme du Japon (JNTO) publie un petit guide sur les bonnes manières à adopter illustré de charmantes gravures. Un petit rappel n’est jamais inutile!
Au sommaire:
L’empire des formes, Entretien avec Jean-François Sabouret, Salutations, Cartes de visite, Mots indispensables, Cadeaux, Argent, Transports, Dans la rue, À table, Fumer, Chaussures, Une nuit dans un ryokan, Bains et onsen, Temples et sanctuaires, Assurance et bagages.

Il est à télécharger ici.

La culture japonaise rencontre la culture française /日本文化とフランス文化の出会い

Le mariage des huitres bretonnes et du saké

On pourra se mettre l’eau à la bouche en regardant cette courte vidéo (bas de page) d’une dégustation d’huitres bretonnes et de saké. Peut-être une séance dégustation à Bretagne – Japon? À vous de décider!

Yves Saint Laurent et le Japon

Lorsqu’un de nos plus talentueux créateurs de mode va à la rencontre du Japon, alors le pays du soleil levant devient source d’inspiration.
«Très tôt je suis allé à la rencontre du Japon et tout de suite j’ai été fasciné par ce pays ancien et moderne et j’ai, depuis, à diverses reprises subi son influence », indique Yves Saint Laurent en 1990. « D’autres avant moi connurent cette admiration : Monet, Van Gogh et tous les artistes Art déco qui furent si importants à notre époque. Aujourd’hui, le Japon ne cesse de grandir et a réussi le miracle suprême de célébrer les noces du passé et du présent. »

L’amour d’Yves saint Laurent pour le Japon méritait bien cet émouvant article du site « Pen ». L’article et de magnifiques photos sont à consulter ici.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Fermeture du Oedo Onsen Monogatari à Tokyo

Le fameux «parc à onsen» de la capitale ferme ses portes le 5 septembre.

Toutefois il existe des alternatives sur Tokyo :
Sur le même concept de « parc de bains » :
Mangekyo a Urayasu (près de Disneyland), https://urayasu.ooedoonsen.jp/news/4340
En onsen « pûrs » il existe:
– Somei Sakura,
– Saya no yudokoro,
– Niwa no Yu
Source : Kanpai

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

En partenariat avec la Direction des Quartiers de la Ville de Rennes et dans le cadre d’un forum des associations, l’association de jumelage Rennes – Sendaï organise, dans le cadre du « Forum festif » une animation dans le superbe cadre du parc Oberthür le dimanche 5 septembre.

Au programme :
– présentation de la Ville de Sendai,
– dégustation de thé avec le Palais des Thés,
– présentation de l’activité IKEBANA,
– vente de marque-pages à l’effigie de Date Masamune, fondateur de Sendai en 1600.

 2 représentations de Kamishibaï seront assurées par notre ami Philippe.

Exposition Gyotaku à l’Orangerie du Thabor, du 20 au 26 septembre

Ce sera l’occasion de (re)découvrir la technique de l’empreinte de poisson et quelques-unes des oeuvres de notre ami Gilles Porrini «maitre» au Japon  pour cet art sous le nom d’artiste japonais «MARUKU»(マルク).
L’entrée est gratuite.
Pour en savoir plus sur l’art du Gyotaku, vous pouvez lire le focus qui lui est consacré en fin de newsletter.

Geek Days au parc des expos à Bruz les 25 et 26 septembre

Le nouveau rendez-vous breton dédié aux jeux-vidéo, manga, cosplay, comics et science-fiction débarque à Rennes !
Lieu : Parc des expositions – Hall 10A et 10B
Horaires : 10h00 – 19h00

Tarifs :
Pass 1 Jour : 10,00€
Pass 2 Jours : 15,00€
Gratuit pour les moins de 8 ans
Les enfants de moins de 14 ans doivent obligatoirement être accompagnés d’une personne majeure.
Le programme se trouve ici.

À Nantes

JapaNantes 2021 : 4 et 5 septembre

JapaNantes, festival de la culture japonaise moderne et traditionnelle, revient pour une 10ème Edition après 2 ans d’absence!
Le festival se déroulera à la salle de La Carrière à Saint-Herblain les 4 et 5 septembre de 10h à 19h le samedi et de 10h à 18h le dimanche.
Cette année aura aussi lieu la JapaNight le samedi de 20h à 23h pendant laquelle vous pourrez assistez à un feu d’artifice et d’autres animations!
Au programme : animations (concerts, jeux, karaoké, concours, …), stands professionnels et associatifs, jeux sur scène, café manga, jeux vidéo, karaoké, cérémonie du thé, cosplay.
Pour acheter son billet c’est ici.
Passe sanitaire obligatoire!

À Paris /パリの展示会情報

JapaNantes 2021 : 4 et 5 septembre

Le premier Japon de … Laurent / 日本との出会…ローラン

Mon premier Japon : de Spectroman à Kurosawa

« Une enfance à Angers, la télé les mercredis après-midi, les dessins animés du club Dorothée. Mon premier contact avec le Japon était avec un héros que les jeunes de moins de 30 ans ne peuvent pas connaître : Spectroman ( スペクトルマン ), personnage au costume doré, mi-humain, mi-robot, capable de se transformer et de voler comme Superman.
Dans le Japon des années 1970, ce gladiateur a pour mission de combattre la pollution qui déjà menace notre planète, et de repousser les attaques d’un 

curieux duo d’hommes singes embarqués dans une soucoupe volante qui se gargarise à parachuter sur Terre les pires chimères pour embêter les Japonais.

Enfant, cette série m’a fait réaliser à quel point Japonais et Européens étions à la fois proches et éloignés dans nos façons de vivre, et éveillé pour toujours mon envie de m’ouvrir sur ce pays.

Adolescent, mon Japon ce sont ces après-midis à traîner après le collège dans les salles d’arcade pour faire tomber les pièces dans les bornes de Taito, Konami et Sega (Shinobi). C’est aussi une première séance de cinéma inespérée pour voir « Rêves » la série de courts métrages de Kurosawa, avec un copain, dans une salle quasiment vide ! Plus tard les mangas de Jiro Taniguchi (« Quartier lointain »),  les films de Ozu, un opéra de Yukio Mishima (Le Pavillon d’Or), une rencontre avec Iroshi Kitada, seul Japonais en course pour la route du Rhum, ont continué de nourrir mon imaginaire sur le Japon. Aujourd’hui, je n’attends qu’une chose, préparer ma valise pour y aller ! »

La technologie et le Japon /  日本のテクノロジ

La technologie au service de la sécurité ?

Face aux énormes enjeux qu’il doit affronter (Risques naturels, vieillissement de sa population,…), le Japon a décidé d’affronter ces défis en faisant appel à la diversité des technologies. Devenu ainsi un leader dans les domaines de la recherche et du développement (nucléaire, robotique, audiovisuel,…), il était naturel d’introduire dans la lettre d’information cette nouvelle rubrique.
En ce mois de compétitions olympiques, il nous a semblé intéressant de nous pencher sur les technologies au service de la sécurité dans un environnement où les risques auraient dû être démultipliés avec l’arrivée massive de touristes. Le documentaire diffusé sur Arte «Tokyo, le prix de la sécurité » date de 2019, et depuis cette date l’environnement s’est modifié. Il n’en demeure pas moins que ce documentaire garde toute sa valeur vis-à-vis de l’usage (et le mésusage) des technologies liées à la problématique de la sécurité.

Vous pouvez le regarder ici.

Gastronomie / グルメ

Recette Mushi Pan, le gâteau japonais à la vapeur – 蒸しパン. Tellement fuwa fuwa

La plupart des cuisines japonaises étant souvent dépourvues de four, les Japonaises prirent l’habitude de cuire des mini cakes à la vapeur, dans des petites caissettes. Ce sont les « mushipan à la texture aérienne, telle un nuage.
La recette est très simple et vous pouvez la consulter ici.
À partir de la recette de base, il est possible de varier les saveurs : chocolat, matcha, café, avec haricots confis,… selon votre bon plaisir (la rédaction est toujours volontaire pour tester !).

7 tonnes de sauterelles sont consommées chaque année au Japon

100 grammes de sauterelles donnent 26,3 grammes de protéines contre 20,2 gr pour l’équivalent de viande de boeuf… L’automne est la meilleure période pour ramasser les sauterelles, au moment de la récolte de riz. Elles pullulent dans les rizières.
Dans la région de Nagano, on aime les sauterelles bouillies puis passées dans un mélange de sucre, sauce soja et mirin (sake doux), et utilisées en accompagnement du riz blanc ou du thé vert.
La consommation est si répandue qu’il existe même des distributeurs automatiques d’insectes.

Source : https://dozodomo.com/

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Au Japon l’hygiène au détriment de l’environnement

Quand on pense au Japon on pense souvent propreté. Il est vrai qu’il est surprenant de voir la grande majorité des rues de Tokyo d’une propreté irréprochable alors qu’il n’y a pratiquement pas de poubelles dans les rues. Cependant, on note un contraste saisissant quand on se rend dans les konbini (petite supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7), on remarque effectivement un suremballage de plastique des produits. Une des raisons principale serait l’hygiène mais nous sommes dans le droit de nous demander s’il est vraiment nécessaire d’en faire autant ?
https://www.nippon.com/fr/news/fnn20210310153879/?cx_recs_click=true

Le Japon a une production annuelle de déchets plastiques d’environ 9,4 millions de tonnes. Ce qui en fait le deuxième producteur mondial de déchets plastiques par habitant après les Etats-Unis. En 2018, le gouvernement a cependant dévoilé un objectif de réduction d’un quart d’ici à 2030 de sa production annuelle de déchets plastiques. En effet, depuis le 1er juillet 2020 on remarque que les sacs plastiques

sont payants dans les konbini pour encourager la réduction des déchets. La distribution de ceux-ci est donc passé de 75% à 25% soit 9.000 tonnes de déchets plastiques en moins.
https://katatsumurinoyume.com/2019/07/japon-l-empire-du-plastique-ou-la-necessite-de-retraiter-les-dechets.

On peut également observer un autre problème similaire subsistant toujours au Japon quant à la surconsommation de baguettes jetables, les wari-bashi (割り箸). Elles sont utilisées depuis l’ère Edo que ce soit dans les restaurants ou les bento et ramen des Konbini. les wari-bashi représentent en moyenne 90 000 tonnes de bois par an. En 2007, 90 % de ces baguettes étaient faites de bambou et 10 % de tremble importé de Chine. En

effet, le Japon est le premier pays importateur mondial de bois tropical, l’Europe étant le deuxième. Sur l’Archipel se sont environ 55 millions de baguettes en bois qui sont jetées toutes les 24 heures. Heureusement, celles-ci ayant un impact grandissant sur l’environnement dont le gaspillage des ressources forestières et l’utilisation de produits désinfectants pendant le traitement du bois importé ont fait polémique. C’est pourquoi de nos jours ont peut voir dans certains restaurants l’utilisation de baguettes, hashi (箸) en bois ou en plastique qui sont lavés puis réutilisés. Cependant, d’autres commerces préfèrent encore utiliser des wari-bashi pour des raisons d’hygiène.

https://www.nippon.com/fr/features/jg00060/

https://www.mesbaguettes.com/module/xipblog/single?id=2&rewrite=impact-environnemental-des-baguettes-jetables&page_type=post

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

宇多田ヒカル / Utada Hikaru
Chanteuse, parolière, compositrice, productrice

Née à New York en 1983 d’un père producteur de musique et d’une mère chanteuse enka, Utada Hikaru a baigné dans l’univers de la musique dès son enfance. Sa carrière solo à peine lancée en 1998 qu’elle enregistre déjà un record (toujours inégalé à ce jour) à l’âge de 15 ans seulement : son premier album First Love se vend à plus de 6 millions d’exemplaires, devenant l’album le plus vendu de tous les temps au Japon.
Explorant des sons R&B au début de sa carrière, « Hikki » a réussi à diversifier son catalogue musical et à enchainer les succès, faisant d’elle l’une des artistes les plus populaires. En parallèle à sa carrière japonaise, Hikki a également sorti 3 albums aux Etats-Unis ainsi qu’une tournée internationale en 2010.

Avec plus de 10 albums à son actif pour un total estimé à 35 millions de disques vendus au Japon, elle est également connue pour ses multiples collaborations musicales comme avec les séries Kingdom Hearts et Neon Genesis Evangelion.

Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : 宇多田ヒカル – COLORS
Autres recommandations : Exodus ’04, Be My Last, Flavor of Life, Prisoner of Love

Vous aimez la musique japonaise. Partagez votre playlist avec les lecteurs de la newsletter (contact: redaction@bretagne-japon.fr)

L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

よーい ドン!

A l’occasion de la tenue des Jeux Olympiques de Tokyo au Japon cet été 2021, je vous propose de découvrir l’univers du manga associé au sport.

Sport et mangas, une relation fusionnelle depuis 70 ans

« Soixante-dix ans après ses débuts, le manga de sport a touché à quasiment toutes les disciplines possibles. Le baseball, sport national au Japon, a eu le droit à plus de 400 mangas dédiés selon le recensement de la revue Zoom Japon, contre environ 200 pour le football, 66 pour le sumo, 50 pour le tennis ou encore 34 pour le judo. Mais on retrouve aussi un manga dédié au kabaddi, un sport de contact indien, ou un autre aux courses de chevaux. » (Source : Zoom Japon)

Si la plupart des « manga » à succès à l’international sont majoritairement des « manga » de combat, le « manga » de sport occupe également une place importante dans la société Japonaise. Au Japon les « manga » sportifs prennent une place importante dans les librairies Japonaises. En 2020 le manga « Haikyuu », basé sur la pratique du Volleyball, s’est vendu à plus de 7 000 000 d’exemplaires se plaçant ainsi à la 4ème position dans le top Vente des « manga » au Japon.

Beaucoup de « manga » de sport à succès sont d’abord sortis dans le magazine « JUMP » portant sur des sports variés allant de la boxe au Babington en passant par le cyclisme. Dans ces « manga », en général, la pratique d’un sport est présentée comme une solution à la vie du quotidien, un match pour se faire de nouveaux amis, et pour souder son équipe. Et pour le coté sentimental, rien n’est mieux que de ramener la coupe à la maison. On retrouve des « manga » de sport généralement dans la catégorie des « shonen » (manga pour garçons adolescents) et des « shojo » (manga principalement pour filles adolescentes).

Afin de vous éclairer et vous aider à découvrir des titres de « manga » de sport, je vous mets quelques exemples qui traitent la thématique et qui sont également disciplines Olympiques.

Les thématiques des « manga » de sports sont similaires à la plupart des « manga »: on y retrouve des situations du quotidien, autour de valeurs telles que l’esprit d’équipe, l’amitié, la vie étudiante et la vie sentimentale.
En général dans les « manga » de sport on découvre 3 catégories de héros.
– La pratique du sport est une passion depuis l’enfance comme pour « Tsbasa » dans le manga « captain tsubasa »(Manga sur le FootBall) ou comme « Hinata » dans « Haikyu »(Manga sur le Volley).
– La pratique sportive est un moyen pour arriver à ses fins comme pour « Ippo » d’Hadjime no Ippo (Manga sur la Boxe).
– Le personnage principal entre dans le milieu sportif par hasard comme pour « Sakamichi Onoda » dans « Yowamushi Pedal » (Manga sur le cyclisme) ou bien encore « Sena » dans « Eyshild 21 »(Manga sur le FootBall Américain).

Le top 5 de mes « manga » de sport préférés que je vous conseille fortement de lire ou de regarder.

Haikyū!!

Shouyou Hinata, un jeune garçon d’1m60 est passionné de volley-ball depuis qu’il a regardé un match dans lequel jouait le « petit géant », un redoutable attaquant de petite taille et s’inscrit dans le lycée de son idole. En dernière année de collège, il réussit tant bien que mal à rassembler une équipe pour participer au tournoi du collège, malgré son

engouement il se fait battre dès le premier match par l’équipe phare du tournoi où le jeune Tobio Kagéyama mène son équipe en finale. Déterminé à s’entrainer pour le battre au lycée, il s’aperçoit que le jeune Kageyama est dorénavant un de ses coéquipiers.
https://www.youtube.com/watch?v=VKviyEGvb94

Hajime No Ippo
Près de 100 millions d’exemplaires vendus et est le troisième manga de sport le plus vendu au monde.

Le jeune Ippo Makumouchi, jeune lycéen timide et isolé, est souvent martyrisé par les voyous du lycée. Un jour alors qu’Ippo se faisait taper dessus par la bande de voyous Takamura Mamoru, un boxeur professionnel qui passait dans le coin intervient et les chasse. Ippo va alors se découvrir une passion pour la boxe en se lançant dans une quête pour découvrir ce qu’ « être fort » signifie.
https://www.youtube.com/watch?v=9S50a4rStNA&t=24s

Innitioal D

On découvre le jeune Takumi Fujiwara, un lycéen à priori normal. Mais depuis ses 13 ans, il aime la vitesse et il conduit tous les soirs sa voiture « 86 » (Toyota AE86). Un soir il dépasse un des meilleurs « Road Racer » de la région. C’est le début pour lui des courses de descentes de montagne.
https://www.youtube.com/watch?v=xbRZE64S3U4

Kuroko’s Basket

La Génération Miracle, la fameuse équipe du collège Teikou composée de cinq génies. Une légende raconte qu’un sixième membre aurait fait partie de cette équipe.
C’est la rentrée des classes au lycée Seirin , et le club de basket compte désormais dans ses rangs de nouveaux seconde comme Taiga Kagami, joueur impulsif qui rêve d’écraser la Génération Miracle et devenir le numéro 1 du Japon, et Kuroko Tetsuya, un garçon très effacé que personne ne remarque et peu doué pour le basket.
https://www.youtube.com/watch?v=5RVEM8-UKlg

Yamahushi Pedal

Sakamichi Onada est un lycéen solitaire, Otaku est aussi plutôt solitaire qui ne craint pas de faire 90km de vélo hebdomadaire pour des conventions ou acheter jeux, figurines,… Un jour, Sakamichi croise un camarade de son lycée nommé Shōkichi Naruko. Celui-ci voit alors en Sakamichi un incroyable potentiel et l’incite à intégrer le club de cyclisme du lycée. C’est alors qu’il se passionne pour le vélo de course.
https://www.youtube.com/watch?v=zyazW3JpghM&list=PLO5-  qgK1xySA872wnzs0xba_lvEOa44Tt&index=4

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Our Summer Holliday, de OZAKI Kaori, chez Delcourt Tonkam.
Un one-shot seinen à 7.99€, à partir de 14 ans.

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Un one-shot atypique, très sensible, qui commence avec beaucoup de douceur pour rapidement s’assombrir à l’image d’un ciel d’été dont l’azur laisse place à l’orage. La jeunesse des personnages exacerbe l’intensité des épreuves qu’ils doivent surmonter. Après lecture, je suis resté piégé, moi aussi, quelques heures dans cet été pas comme les autres…

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Pas de « Pass sanitaire » à l’Arvor (pour l’instant)

Le cinéma Arvor a décidé de limiter la jauge à 49 entrées par salle. En conséquence nul besoin de « Pass sanitaire », par contre masque obligatoire.

« True Mothers» de Naomi Kawase à l’Arvor 

Réalisé par Naomi Kawase (les délices de Tokyo), le film aborde le sujet délicat de la famille, de la parenté,…que les réalisateurs nippons traitent toujours avec beaucoup de sensibilité et souvent en abordant les sujets tabous de la société japonaise.

Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre…

Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Onoda – 10 000 nuits dans la jungle »  d’Arthur Harari à l’Arvor

Une coproduction internationale (France, Japon, Allemagne, Belgique, Italie, Cambodge) présentée dans la section « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2021. / 2h47 VOSTF
Avec Yûya Endô, Tsuda Kanji, Yuya Matsuura.

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

« Un grand moment de cinéma : une tension continue durant près de 3 heures que l’on ne voit pas passer. On regrette que le film se termine. » La rédaction
Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, « Drive my car » est une adaptation d’un extrait du recueil « Des hommes sans femmes » de Haruki Murakami (Senses et Asako I & II).
Alors qu’il n’arrive toujours pas à se remettre d’un drame personnel, Yusuke Kafuku, acteur et metteur en scène de théâtre, accepte de monter Oncle Vania dans un festival, à Hiroshima. Il y fait la connaissance de Misaki, une jeune femme réservée qu’on lui a assignée comme chauffeure. Au fil des trajets, la sincérité croissante de leurs échanges les oblige à faire face à leur passé.

À partir du mercredi 18 aout.
Des extraits peuvent être consultés ici.

 « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB

« Japon années 1960. Alors que Tokyo, en pleine reconstruction, signe son grand retour sur la scène internationale avec l’organisation des JO, un groupe de jeunes ouvrières connait un destin hors du commun. Après le travail, elles s’entraînent dans les conditions les plus rudes pour se hisser au sommet du volley mondial. Bientôt surnommées les « Sorcières de l’Orient », elles deviennent le symbole du miracle japonais. Leur histoire nourrira la pop culture durant des générations… ».
Le succès des « Sorcières » a donné naissance à de nombreux animes sur le sport dont Attack Number One.

En salle au TNB à partir du 11 au 22 août (à vérifier sur le site du TNB).

« Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB

Pour la 1re fois au cinéma en version restaurée à partir du 4 août 2021

Musashi est une trilogie composée des films La Légende de Musashi (1954), Duel à Ichijoji (1955) et La Voie de la lumière (1956). Produite par la compagnie Toho et dirigée par le cinéaste Hiroshi Inagaki, elle a contribué à faire connaître le cinéma japonais à travers le monde. Oscar du meilleur film étranger en 1956, Musashi a également permis à Toshiro Mifune de confirmer son statut de star internationale. Inspiré de la vie de Miyamoto Musashi, samouraï et philosophe ayant réellement existé, cette trilogie en couleurs représente le meilleur du cinéma d’aventure des grands studios nippons.

« La Légende de Musashi » est une adaptation cinématographique du début du roman « La Pierre et le Sabre » d’Eiji Yoshikawa (dont la lecture nous avait été conseillée par Anne-Laurence dans la rubrique « Le livre du mois » dans le numéro de mai – juin de la lettre).
Pour en savoir plus, c’est ici.
Pour les horaires du TNB c’est ici.

Le Soupir des vagues de Koji Fukada, en salles le 4 août (à priori au Gaumont)

Réalisateur de « l’infirmière », d’ »Harmonium » d’« Au revoir l’été », Koji Fukada nous dévoile son dernier film fait de magie et de poésie.

« En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaye de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans.
À son arrivée, Sachiko apprend qu’un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues. Sachiko, elle, semble le comprendre… » Source : Hanabi

La bande annonce est à voir ici.
Pour en savoir plus sur l’œuvre cinématographique de Koji Fukada, lire l’article ici.
Pour les horaires voir ici.
On espère pouvoir découvrir dans une salle rennaise sa fresque romantique, sélectionnée au festival de Cannes 2021, « Suis-moi je te fuis » (première partie, sortie en salles le 18 août) et « Fuis-moi je te suis » (deuxième partie, sortie en salles le 25 août).

Le cinéma de Kenji Mizoguchi sur ARTE

« Kenji Mizoguchi (1898 – 1956) auteur de 94 films, (dont 62 ont été perdus), est aujourd’hui considéré comme un des maîtres du cinéma japonais aux côtés d’Akira Kurosawa et de Yasujirō Ozu, mais aussi du cinéma mondial. France Culture le désigne comme le plus grand cinéaste du monde ». Source Wikipedia
Quant à moi, l’œuvre de Mizoguchi reste liée à la découverte, il y a plus de 40 ans, du film

« Les contes de la lune vague après la pluie ». Depuis ce jour, ce film n’a pas arrêté de me hanter. L’atmosphère surnaturelle qui irrigue « Les contes de la lune… » nous plonge au plus profond de l’âme du Japon, la brume sur le lac Biwa est un véritable poème,…

Cette excellente rétrospective du cinéma de Kenji Mizoguchi proposée par ARTE ne peut que me réjouir car il y a très peu d’occasion de visualiser une partie de l’œuvre du cinéaste. On regrettera seulement que ne soit pas proposée « la vengeance des 47 Ronins » (241 mn) qui met en scène un des plus célèbres évènements de la longue histoire des samouraïs.
Le maître du cinéma japonais en 8 films, un portrait inédit et cerise sur le gâteau un Blow up.

  • Portrait : Kenji Mizoguchi, le cinéaste à la cicatrice dans le dos (25 mn)
  • Les amants crucifiés (99 mn)
  • Une femme dont on parle (81mn)
  • Miss Oyu (90 mn)
  • La rue de la honte (83 mn)
  • L’impératrice Yang Kwei Fei (88 mn)
  • Les musiciens de Gion (82 mn)
  • Les contes de la lune vague après la pluie (94 mn)
  • L’intendant Sansho (à partir du 3 août)
  • Blow up : Mizoguchi face à l’histoire (8 mn)

Tous les détails et les informations sont à consulter ici.

Pour approfondir la connaissance de l’œuvre de Mizoguchi, lire l’article de la cinémathèque, et écouter l’émission que France Culture lui avait consacrée en 2020 et intitulée « M comme Kenji Mizoguchi, le plus grand cinéaste du monde ».

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 4)

Ce mois-ci : La fermentation ou sakéification

Préparation du kôji (2 à 3 jours) : le champignon magique
Un champignon spécifique, utilisé comme agent de saccharification (processus de transformation en sucre) de l’amidon est inoculé et se développe sur une partie du riz (kôji) avant d’être ajouté dans une cuve.
Pied de cuve (14 jours)
Puis, dans une cuve plus grande, riz, kôji et eau (+ levures et acide lactique) sont ajoutés à nouveau : 3 ajouts de plus en plus importants sur une période de 4 jours (au total on doit donc préparer 4 fois du kôji et cuire 8 fois du riz pour faire du saké).

Fermentation double en parallèle (20 à 30 jours) : une fermentation unique au monde.
On parle de « fermentation double en parallèle » car, dans une même cuve, le kôji permet la dégradation de l’amidon en sucres pendant que les levures en rapide multiplication transforment les sucres. Ces deux processus ont lieu simultanément, c’est la raison pour laquelle le rendement alcoolique du saké est le plus élevé parmi les boissons simplement fermentées, pouvant ainsi atteindre 18 à 20° d’alcool en fin de fermentation.

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

L’expression du mois 今月の表現

塵も積もれば山となる « ちりもつもればやまとなる »

Le livre du mois 今月の本 

« Tout peut s’oublier » d’Olivier Adam

La grève de la faim de Vincent Fichot, en grève de la faim depuis plus de 3 semaines à Tokyo, est là pour nous rappeler que la garde partagée des enfants en cas de séparation n’existe pas légalement au Japon. Aussi, l’enlèvement parental est une pratique courante et tolérée par les autorités locales.
Sujet délicat abordé par la littérature dans le roman d’Olivier Adam « Tout peut s’oublier » paru chez Flammarion en début d’année.
« Un appartement vide : c’est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l’évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. À l’incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant 

d’autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s’il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ? »

Paru le 06/01/2021
Prix : 20€
E-book : Epub : 6,99€ ; Pdf : 6,99€

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

Le chrysanthème est associé à la mort et au fleurissement des tombes chez nous mais en Asie c’est plutôt un symbole de longévité et d’immortalité. Au japon, cette fleur importée de Chine à l’époque Nara (710-794) a été très utilisé dans la poésie de l’époque avant d’être représentée sur le blason de la famille impériale à partir de la période Kamakura (1185–1333) si bien qu’on appelle « trône du chrysanthème » le trône impérial. Bien qu’il n’y ait aucun symbole et/ou emblème national fixé par la loi au Japon, le chrysanthème est présent sur les pièces de monnaie (50¥), sur les passeports japonais, sur les timbres, sur les médailles de l’ordre du chrysanthème (décoration), etc.

La journée du chrysanthème (kiku no sekku) fixée le 9 septembre est, avec le jour de l’An (1er janvier), le hina matsuri (3 mars), le jour des enfants (kodomo no hi, 5 mai) et le Tanabata (7 juillet), l’un des cinq « festivals de saison » (五節句, go-sekku) correspondant aux dates du calendrier traditionnel chinois. Lors de ce festival, selon la période de floraison des centaines de variétés existantes s’étendant de la fin de l’été jusqu’aux premières gelées d’automne, sont organisés de nombreuses expositions.

Le chrysanthème est aussi présent dans la gastronomie japonaise car il est comestible : les feuilles peuvent être consommées fraîches dans des salades ou cuites (dans un sukiyaki par exemple) alors que les fleurs séchées servent à produire tisanes et liqueurs.

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

La Kuchisake Onna : fantôme meurtrier d’une femme à la bouche béante

Cette légende urbaine fort connue au Japon a de quoi faire presser le pas lorsqu’on rentre tard chez soi. La Kuchisake Onna a pour origine une sordide affaire familiale qui a bien pu arriver dans le passé. Elle serait le fantôme d’une femme adultère que son mari, pour la punir de ses infidélités, aurait défiguré au couteau, lui tranchant la bouche d’une oreille à l’autre.
Depuis son trépas, elle hante les rues le soir… La Kuchisake Onna apparaît aux vivants comme une belle jeune femme avec un masque chirurgical, tenant dans ses mains une lame aiguisée. Après s’être approchée de vous, avec les plus mauvaises intentions du 

monde, elle vous demande d’une voix susurrante : “Suis-je belle ?” Répondez oui et elle retire son masque, dévoilant le plus effrayant des sourires. “Et maintenant ?”
Quelle que soit votre réponse, elle vous réserve un sort funeste. Au “non”, elle vous tue sur-le-champ; dites “oui”, elle vous défigure à son image… Vous pourriez tenter de prendre vos jambes à votre cou… Malheureusement, vous êtes poursuivi !

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Connaissez-vous les « henohenomoheji » ?

Ce jeu des enfants japonais est très répandu. Il s’agit de dessiner des visages de personnages à partir de 7 caractères (hiragana et/ou katakana). Le plus classique est le へのへのもへじ. Cependant, des variantes peuvent exister, chacun pouvant dessiner son propre « henohenomoheji ».
À vos crayons et pinceaux ! Nous attendons vos créations originales. Le plus original recevra (peut-être) un cadeau.

Vous pouvez visionner cette courte vidéo, où un dessinateur nous offre, avec talent, plusieurs déclinaisons.
https://www.youtube.com/watch?v=aAFlOw49TKo

Tous vos contacts à Bretagne-Japon

Ccontacter Bretagne – Japon – 連絡

Newsletter – Août 2021

Newsletter – Août 2021

Newsletter – Août 2021

月刊 BJ レター N°7

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Laurent GESLIN, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Informations importantes concernant les activités 2021 – 2022

Cours de Japonais
Les cours de Japonais débuteront dans la semaine des 21 et 28 septembre. Ils se dérouleront au 5 et 15 rue de Dinan et également à la Maison des Associations et sont répartis comme suit :
– 3 cours Niveau 1 (débutants) : Mercredi, Jeudi, Vendredi (19h00 à 20h30)
– 2 cours Niveau 2 : Mardi de 19h00 à 20h30 et Mardi de 19h15 à 20h45
– 1 cours Niveau 3 : Jeudi (19h00 à 20h30)
– 1 cours Niveau 4 : Lundi (19h00 à 20h30)
– 1 cours Niveau 5 : Mercredi (19h00 à 20h30)

Nous vous invitons à évaluer votre niveau avant toute inscription. Le test de niveau est ici.

Inscriptions, 5 rue de Dinan à Rennes :
– Anciens adhérents : samedi 28 août de 10h00 à 12h30 et l’après-midi en ligne.
– Nouveaux adhérents : samedi 4 septembre de 10h00 à 13h30

Toutes les informations sur les cours ici.

Ateliers de calligraphie / couture
Les ateliers se tiendront au 15 rue de Dinan, de 10h30 à 12h00 le matin, et de 14h00 à 15h30 l’après-midi. Les dates exactes seront communiquées à la rentrée.
À noter : Pour la calligraphie, inscription par « paquet » de 3 / 6 / 9 séances.

 Club de conversation
15 rue de Dinan, les samedis de 16h30 à 19h00
Ouvert gratuitement à tous les membres de l’association.
L’inscription se fait via un doodle qui est envoyé chaque semaine à une liste de diffusion. Si vous voulez être dans la liste, merci de nous le dire.

Permanences
5 rue de Dinan, les samedis (hors vacances scolaires) à partir du 21 août de 10h30 à 12h30

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

La famille impériale, cœur impénétrable de l’archipel nippon

En cette période où le Japon est au cœur de l’actualité, France Info TV nous offre un rapide focus sur la fonction impériale japonaise. D’une étonnante discrétion, la famille impériale fait rarement la une des journaux « people » (ici, on n’est pas à Monaco ou à Londres…). Cette absence médiatique fait que nous, occidentaux, ignorons pratiquement tout du rôle et du fonctionnement de la fonction impériale (jusqu’à être incapable de nommer l’empereur). Pourtant, les japonais ne pourraient concevoir leur pays sans ce pilier « Il est le toit de la maison. Dans la vie quotidienne, on ne regarde pas tous les jours son toit. Mais si un jour, il n’y a plus de toit, tout s’écroule. »

Pour (presque) tout savoir sur la fonction impériale et les futurs défis qu’elle doit relever, vous devez lire l’article ici.

« Un Japon misogyne ? » par Énora

Le Japon est connu pour être l’un des pays développés ayant le plus d’inégalités entre les sexes. En effet, dans le dernier rapport du Forum économique mondial sur les inégalités hommes-femmes, le Japon se situe au 121ème rang sur seulement 153 pays évalués.
De plus, régulièrement des propos sexistes font scandale dans la presse japonaise. Parmi ceux-ci ont peut notamment citer le maire d’Osaka, Ichiro Matsui, qui en 2020 aurait affirmé selon l’agence de presse Kyodo, que les 

hommes devraient aller faire les courses à la place des femmes car celles-ci “prennent du temps quand elles regardent les produits, et elles hésitent entre ceci et cela”. Il se serait justifié en ajoutant que ses dires étaient vérifiables aux siens de sa propre famille et que c’était selon lui le meilleur moyen pour  éviter les contacts humains dans les magasins lors d’une crise sanitaire. Ses propos ont suscité beaucoup de réprobations sur les réseaux sociaux. Cependant, certaines personnes ont également avoué être du même avis que le maire d’Osaka.

Par ailleurs, en cette période de Jeux Olympiques, il me semble intéressant d’évoquer une autre déclaration sexiste cette fois-ci émise par l’ancien président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo 2020. Effectivement, mercredi 3 février 2021, lors d’une réunion du Conseil du Comité olympique, ouverte à la presse, Yoshiro Mori aurait déclaré que “Si vous augmentez le nombre de membres exécutifs féminins, et que leur temps de parole n’est pas limité dans une certaine mesure, elles ont du mal à finir, ce qui est embêtant, Les femmes ont l’esprit de compétition. Si l’une lève la main (pour intervenir), les autres croient qu’elles doivent s’exprimer aussi. C’est pour ça que tout le monde finit par parler. Nous avons sept femmes au sein du comité d’organisation, mais elles savent rester à leur place.” À travers sa déclaration sexiste, Yoshiro Mori tente en fait de justifier le nombre de femmes présentes dans le conseil d’administration des JO de Tokyo 2020. Car bien qu’il se soit engagé l’année précédente à atteindre un taux de 40% de femmes composant le conseil d’administration, celui-ci n’atteint que les 20 %. Finalement, ses propos allant à l’encontre des valeurs  prônées par les JO et ayant soulevé une vague de mécontentement du côté de l’opinion publique japonaise et des sponsors des JO, Yoshiro Mori a dû démissionner de la présidence du comité d’organisation des Jeux olympiques de 2020, le 12 février. Il est cependant tout de même important de nuancer les propos en ajoutant que Yoshiro Mori est un ancien Premier ministre japonais (2000-2001), âgé de 81 ans connu pour ses propos rétrogrades et misogynes. Tous les Japonais/es ne sont pas du même avis que lui ! Pour aller plus loin vous pouvez consulter les liens ci-dessous…
https://www.huffingtonpost.fr/entry/japon-un-responsable-des-jo-de-tokyo-demissionne-apres-des-propos-sexistes_fr_6052fd47c5b638881d29d235
https://mycrazyjapan.fr/la-misogynie-au-japon/

Le musée du caca à Tokyo, Fukuoka et Yokohama

La rédaction ose tout ! À priori, rien à voir avec les JO. Ce mois-ci, elle vous amène visiter trois musées que l’on ne trouve sans doute nulle part ailleurs qu’au Japon (quoiqu’en Angleterre, il y ait un musée dédié aux excréments mais à teneur pédagogique !). 

Au Japon on est dans le ludique…
Celui de Tokyo est situé sur l’ile d’Odaiba. Plus d’information à consulter ici.
Pour savoir à quoi s’en tenir le site de France – Japon (avec de très nombreuses photos) vous en dit plus ici.Pour un retour d’expérience vous pouvez consulter un témoignage d’un compatriote qui s’est laissé tenter ! C’est à lire ici.

La culture japonaise rencontre la culture française /日本文化とフランス文化の出会い

Un français en charge de la promotion touristique de la ville de Misasa.

 Anthony Lieven est, depuis 2019 en charge de la valorisation nationale et internationale touristique des onsens de la ville de Misasa (district de Tōhaku, dans la préfecture de Tottori, à l’ouest du Japon).

Un article de la revue « Highlighting Japan » consacre un article à ce français tombé amoureux de la région. À noter qu’Anthony a, lui aussi, rencontré « son premier Japon » en visionnant le film d’Akira Kurosawa « les 7 samouraïs ». La ville de Misasa est surnommée « la cité du radon » (gaz radioactif contribuant à la production du radium) et à ce titre organise annuellement, depuis 1951, le « Festival Marie Curie » en l’honneur de 

Drapeau de la ville de Misasa

la chercheuse franco-polonaise et a érigé une statue à son effigie.
L’article (en anglais) est à lire ici.

Le cahier de vacances du JNTO (Office Nationale du tourisme japonais)

Le JNTO avait publié au cours de l’été 2020 un superbe cahier de vacances sur le thème du Japon. Toujours d’actualité, on y retrouve de nombreuses activités réparties sur 8 

semaines, des jeux, des éléments d’initiation à la culture japonaise, les bases de l’écriture japonaise (ici les élèves de niveau 5 passeront leur chemin),…
Vous pouvez le télécharger ici.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Le Musée Ghibli à Tokyo était en difficulté financière à cause du Covid.

Le célèbre musée d’art du studio d’animation de Hayao Miyazaki avait alors lancé un crowdfunding sur le site Furusato Nozei (site est réservé aux résidents du Japon) afin de récolter 10 millions ¥ (environ 77.000€) de financement pour survivre en l’absence de visiteurs.
Au 21 juillet, le montant total récolté dépassait largement le montant nécessaire à la poursuite de l’activité et était de 23.906.735 yens (184.490€). La campagne est ouverte jusqu’au 31 janvier 2022 …

Les magasins Ghibli officiels au Japon

En dehors du Japon, il n’existe pratiquement aucun magasin officiel permettant d’acquérir quelques « goodies » issus de la production des studios Ghibli. Toutefois, l’espoir de

pouvoir retourner au Japon renaît. Vous trouverez à la lecture de l’article toutes les références des 40 magasins dispersés à travers l’archipel.
C’est à lire ici.

Encore des annonces de fermeture sur Odaiba !

Après l’annonce de la fermeture définitive d’Oedo Onsen Monogatari le 5 septembre prochain, c’est au tour de Palette Town sur l’île d’Odaiba de fermer ses portes définitivement le 31 août 2022, suivant ce calendrier  (Source : Kanpai) :

  • Toyota Mega Web (City Showcase, History Garage et Ride Studio) : 31 décembre 2021
  • Venus Fort : 27 mars 2022
  • Daikanransha (la grande roue) : 31 août 2022
  • TeamLab Bordeless : 31 août 2022 en vue d’une réouverture courant 2023 dans le centre de Tokyo

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

Pour la programmation cinéma à Rennes, rendez-vous à la rubrique «Le coin des cinéphiles par Bernard».
On notera la sortie sur les écrans rennais de :

  • « True Mother » de Naomi Kawase actuellement à l’Arvor
  • « Onoda – 10 000 nuits dans la jungle » de Arthur Harari actuellement à l’Arvor
  • « Le Soupir des vagues » de Koji Fukad (à priori aux Gaumonts) à partir du 4 août 2021
  • « Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB – à partir du 4 août 2021
  • « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB – à partir du 11 août 2021
  • « Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor – à partir du 18 août 2021

Le premier Japon de … Laurent / 日本との出会…ローラン

Mon premier Japon : de Spectroman à Kurosawa

« Une enfance à Angers, la télé les mercredis après-midi, les dessins animés du club Dorothée. Mon premier contact avec le Japon était avec un héros que les jeunes de moins de 30 ans ne peuvent pas connaître : Spectroman ( スペクトルマン ), personnage au costume doré, mi-humain, mi-robot, capable de se transformer et de voler comme Superman.
Dans le Japon des années 1970, ce gladiateur a pour mission de combattre la pollution qui déjà menace notre planète, et de repousser les attaques d’un 

curieux duo d’hommes singes embarqués dans une soucoupe volante qui se gargarise à parachuter sur Terre les pires chimères pour embêter les Japonais.

Enfant, cette série m’a fait réaliser à quel point Japonais et Européens étions à la fois proches et éloignés dans nos façons de vivre, et éveillé pour toujours mon envie de m’ouvrir sur ce pays.

Adolescent, mon Japon ce sont ces après-midis à traîner après le collège dans les salles d’arcade pour faire tomber les pièces dans les bornes de Taito, Konami et Sega (Shinobi). C’est aussi une première séance de cinéma inespérée pour voir « Rêves » la série de courts métrages de Kurosawa, avec un copain, dans une salle quasiment vide ! Plus tard les mangas de Jiro Taniguchi (« Quartier lointain »),  les films de Ozu, un opéra de Yukio Mishima (Le Pavillon d’Or), une rencontre avec Iroshi Kitada, seul Japonais en course pour la route du Rhum, ont continué de nourrir mon imaginaire sur le Japon. Aujourd’hui, je n’attends qu’une chose, préparer ma valise pour y aller ! »

La technologie et le Japon /  日本のテクノロジ

La technologie au service de la sécurité ?

Face aux énormes enjeux qu’il doit affronter (Risques naturels, vieillissement de sa population,…), le Japon a décidé d’affronter ces défis en faisant appel à la diversité des technologies. Devenu ainsi un leader dans les domaines de la recherche et du développement (nucléaire, robotique, audiovisuel,…), il était naturel d’introduire dans la lettre d’information cette nouvelle rubrique.
En ce mois de compétitions olympiques, il nous a semblé intéressant de nous pencher sur les technologies au service de la sécurité dans un environnement où les risques auraient dû être démultipliés avec l’arrivée massive de touristes. Le documentaire diffusé sur Arte «Tokyo, le prix de la sécurité » date de 2019, et depuis cette date l’environnement s’est modifié. Il n’en demeure pas moins que ce documentaire garde toute sa valeur vis-à-vis de l’usage (et le mésusage) des technologies liées à la problématique de la sécurité.

Vous pouvez le regarder ici.

Gastronomie / グルメ

Recette Mushi Pan, le gâteau japonais à la vapeur – 蒸しパン. Tellement fuwa fuwa

La plupart des cuisines japonaises étant souvent dépourvues de four, les Japonaises prirent l’habitude de cuire des mini cakes à la vapeur, dans des petites caissettes. Ce sont les « mushipan à la texture aérienne, telle un nuage.
La recette est très simple et vous pouvez la consulter ici.
À partir de la recette de base, il est possible de varier les saveurs : chocolat, matcha, café, avec haricots confis,… selon votre bon plaisir (la rédaction est toujours volontaire pour tester !).

7 tonnes de sauterelles sont consommées chaque année au Japon

100 grammes de sauterelles donnent 26,3 grammes de protéines contre 20,2 gr pour l’équivalent de viande de boeuf… L’automne est la meilleure période pour ramasser les sauterelles, au moment de la récolte de riz. Elles pullulent dans les rizières.
Dans la région de Nagano, on aime les sauterelles bouillies puis passées dans un mélange de sucre, sauce soja et mirin (sake doux), et utilisées en accompagnement du riz blanc ou du thé vert.
La consommation est si répandue qu’il existe même des distributeurs automatiques d’insectes.

Source : https://dozodomo.com/

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Au Japon l’hygiène au détriment de l’environnement

Quand on pense au Japon on pense souvent propreté. Il est vrai qu’il est surprenant de voir la grande majorité des rues de Tokyo d’une propreté irréprochable alors qu’il n’y a pratiquement pas de poubelles dans les rues. Cependant, on note un contraste saisissant quand on se rend dans les konbini (petite supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7), on remarque effectivement un suremballage de plastique des produits. Une des raisons principale serait l’hygiène mais nous sommes dans le droit de nous demander s’il est vraiment nécessaire d’en faire autant ?
https://www.nippon.com/fr/news/fnn20210310153879/?cx_recs_click=true

Le Japon a une production annuelle de déchets plastiques d’environ 9,4 millions de tonnes. Ce qui en fait le deuxième producteur mondial de déchets plastiques par habitant après les Etats-Unis. En 2018, le gouvernement a cependant dévoilé un objectif de réduction d’un quart d’ici à 2030 de sa production annuelle de déchets plastiques. En effet, depuis le 1er juillet 2020 on remarque que les sacs plastiques

sont payants dans les konbini pour encourager la réduction des déchets. La distribution de ceux-ci est donc passé de 75% à 25% soit 9.000 tonnes de déchets plastiques en moins.
https://katatsumurinoyume.com/2019/07/japon-l-empire-du-plastique-ou-la-necessite-de-retraiter-les-dechets.

On peut également observer un autre problème similaire subsistant toujours au Japon quant à la surconsommation de baguettes jetables, les wari-bashi (割り箸). Elles sont utilisées depuis l’ère Edo que ce soit dans les restaurants ou les bento et ramen des Konbini. les wari-bashi représentent en moyenne 90 000 tonnes de bois par an. En 2007, 90 % de ces baguettes étaient faites de bambou et 10 % de tremble importé de Chine. En

effet, le Japon est le premier pays importateur mondial de bois tropical, l’Europe étant le deuxième. Sur l’Archipel se sont environ 55 millions de baguettes en bois qui sont jetées toutes les 24 heures. Heureusement, celles-ci ayant un impact grandissant sur l’environnement dont le gaspillage des ressources forestières et l’utilisation de produits désinfectants pendant le traitement du bois importé ont fait polémique. C’est pourquoi de nos jours ont peut voir dans certains restaurants l’utilisation de baguettes, hashi (箸) en bois ou en plastique qui sont lavés puis réutilisés. Cependant, d’autres commerces préfèrent encore utiliser des wari-bashi pour des raisons d’hygiène.

https://www.nippon.com/fr/features/jg00060/

https://www.mesbaguettes.com/module/xipblog/single?id=2&rewrite=impact-environnemental-des-baguettes-jetables&page_type=post

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

宇多田ヒカル / Utada Hikaru
Chanteuse, parolière, compositrice, productrice

Née à New York en 1983 d’un père producteur de musique et d’une mère chanteuse enka, Utada Hikaru a baigné dans l’univers de la musique dès son enfance. Sa carrière solo à peine lancée en 1998 qu’elle enregistre déjà un record (toujours inégalé à ce jour) à l’âge de 15 ans seulement : son premier album First Love se vend à plus de 6 millions d’exemplaires, devenant l’album le plus vendu de tous les temps au Japon.
Explorant des sons R&B au début de sa carrière, « Hikki » a réussi à diversifier son catalogue musical et à enchainer les succès, faisant d’elle l’une des artistes les plus populaires. En parallèle à sa carrière japonaise, Hikki a également sorti 3 albums aux Etats-Unis ainsi qu’une tournée internationale en 2010.

Avec plus de 10 albums à son actif pour un total estimé à 35 millions de disques vendus au Japon, elle est également connue pour ses multiples collaborations musicales comme avec les séries Kingdom Hearts et Neon Genesis Evangelion.

Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : 宇多田ヒカル – COLORS
Autres recommandations : Exodus ’04, Be My Last, Flavor of Life, Prisoner of Love

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L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

よーい ドン!

A l’occasion de la tenue des Jeux Olympiques de Tokyo au Japon cet été 2021, je vous propose de découvrir l’univers du manga associé au sport.

Sport et mangas, une relation fusionnelle depuis 70 ans

« Soixante-dix ans après ses débuts, le manga de sport a touché à quasiment toutes les disciplines possibles. Le baseball, sport national au Japon, a eu le droit à plus de 400 mangas dédiés selon le recensement de la revue Zoom Japon, contre environ 200 pour le football, 66 pour le sumo, 50 pour le tennis ou encore 34 pour le judo. Mais on retrouve aussi un manga dédié au kabaddi, un sport de contact indien, ou un autre aux courses de chevaux. » (Source : Zoom Japon)

Si la plupart des « manga » à succès à l’international sont majoritairement des « manga » de combat, le « manga » de sport occupe également une place importante dans la société Japonaise. Au Japon les « manga » sportifs prennent une place importante dans les librairies Japonaises. En 2020 le manga « Haikyuu », basé sur la pratique du Volleyball, s’est vendu à plus de 7 000 000 d’exemplaires se plaçant ainsi à la 4ème position dans le top Vente des « manga » au Japon.

Beaucoup de « manga » de sport à succès sont d’abord sortis dans le magazine « JUMP » portant sur des sports variés allant de la boxe au Babington en passant par le cyclisme. Dans ces « manga », en général, la pratique d’un sport est présentée comme une solution à la vie du quotidien, un match pour se faire de nouveaux amis, et pour souder son équipe. Et pour le coté sentimental, rien n’est mieux que de ramener la coupe à la maison. On retrouve des « manga » de sport généralement dans la catégorie des « shonen » (manga pour garçons adolescents) et des « shojo » (manga principalement pour filles adolescentes).

Afin de vous éclairer et vous aider à découvrir des titres de « manga » de sport, je vous mets quelques exemples qui traitent la thématique et qui sont également disciplines Olympiques.

Les thématiques des « manga » de sports sont similaires à la plupart des « manga »: on y retrouve des situations du quotidien, autour de valeurs telles que l’esprit d’équipe, l’amitié, la vie étudiante et la vie sentimentale.
En général dans les « manga » de sport on découvre 3 catégories de héros.
– La pratique du sport est une passion depuis l’enfance comme pour « Tsbasa » dans le manga « captain tsubasa »(Manga sur le FootBall) ou comme « Hinata » dans « Haikyu »(Manga sur le Volley).
– La pratique sportive est un moyen pour arriver à ses fins comme pour « Ippo » d’Hadjime no Ippo (Manga sur la Boxe).
– Le personnage principal entre dans le milieu sportif par hasard comme pour « Sakamichi Onoda » dans « Yowamushi Pedal » (Manga sur le cyclisme) ou bien encore « Sena » dans « Eyshild 21 »(Manga sur le FootBall Américain).

Le top 5 de mes « manga » de sport préférés que je vous conseille fortement de lire ou de regarder.

Haikyū!!

Shouyou Hinata, un jeune garçon d’1m60 est passionné de volley-ball depuis qu’il a regardé un match dans lequel jouait le « petit géant », un redoutable attaquant de petite taille et s’inscrit dans le lycée de son idole. En dernière année de collège, il réussit tant bien que mal à rassembler une équipe pour participer au tournoi du collège, malgré son

engouement il se fait battre dès le premier match par l’équipe phare du tournoi où le jeune Tobio Kagéyama mène son équipe en finale. Déterminé à s’entrainer pour le battre au lycée, il s’aperçoit que le jeune Kageyama est dorénavant un de ses coéquipiers.
https://www.youtube.com/watch?v=VKviyEGvb94

Hajime No Ippo
Près de 100 millions d’exemplaires vendus et est le troisième manga de sport le plus vendu au monde.

Le jeune Ippo Makumouchi, jeune lycéen timide et isolé, est souvent martyrisé par les voyous du lycée. Un jour alors qu’Ippo se faisait taper dessus par la bande de voyous Takamura Mamoru, un boxeur professionnel qui passait dans le coin intervient et les chasse. Ippo va alors se découvrir une passion pour la boxe en se lançant dans une quête pour découvrir ce qu’ « être fort » signifie.
https://www.youtube.com/watch?v=9S50a4rStNA&t=24s

Innitioal D

On découvre le jeune Takumi Fujiwara, un lycéen à priori normal. Mais depuis ses 13 ans, il aime la vitesse et il conduit tous les soirs sa voiture « 86 » (Toyota AE86). Un soir il dépasse un des meilleurs « Road Racer » de la région. C’est le début pour lui des courses de descentes de montagne.
https://www.youtube.com/watch?v=xbRZE64S3U4

Kuroko’s Basket

La Génération Miracle, la fameuse équipe du collège Teikou composée de cinq génies. Une légende raconte qu’un sixième membre aurait fait partie de cette équipe.
C’est la rentrée des classes au lycée Seirin , et le club de basket compte désormais dans ses rangs de nouveaux seconde comme Taiga Kagami, joueur impulsif qui rêve d’écraser la Génération Miracle et devenir le numéro 1 du Japon, et Kuroko Tetsuya, un garçon très effacé que personne ne remarque et peu doué pour le basket.
https://www.youtube.com/watch?v=5RVEM8-UKlg

Yamahushi Pedal

Sakamichi Onada est un lycéen solitaire, Otaku est aussi plutôt solitaire qui ne craint pas de faire 90km de vélo hebdomadaire pour des conventions ou acheter jeux, figurines,… Un jour, Sakamichi croise un camarade de son lycée nommé Shōkichi Naruko. Celui-ci voit alors en Sakamichi un incroyable potentiel et l’incite à intégrer le club de cyclisme du lycée. C’est alors qu’il se passionne pour le vélo de course.
https://www.youtube.com/watch?v=zyazW3JpghM&list=PLO5-  qgK1xySA872wnzs0xba_lvEOa44Tt&index=4

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Our Summer Holliday, de OZAKI Kaori, chez Delcourt Tonkam.
Un one-shot seinen à 7.99€, à partir de 14 ans.

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Un one-shot atypique, très sensible, qui commence avec beaucoup de douceur pour rapidement s’assombrir à l’image d’un ciel d’été dont l’azur laisse place à l’orage. La jeunesse des personnages exacerbe l’intensité des épreuves qu’ils doivent surmonter. Après lecture, je suis resté piégé, moi aussi, quelques heures dans cet été pas comme les autres…

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Pas de « Pass sanitaire » à l’Arvor (pour l’instant)

Le cinéma Arvor a décidé de limiter la jauge à 49 entrées par salle. En conséquence nul besoin de « Pass sanitaire », par contre masque obligatoire.

« True Mothers» de Naomi Kawase à l’Arvor 

Réalisé par Naomi Kawase (les délices de Tokyo), le film aborde le sujet délicat de la famille, de la parenté,…que les réalisateurs nippons traitent toujours avec beaucoup de sensibilité et souvent en abordant les sujets tabous de la société japonaise.

Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre…

Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Onoda – 10 000 nuits dans la jungle »  d’Arthur Harari à l’Arvor

Une coproduction internationale (France, Japon, Allemagne, Belgique, Italie, Cambodge) présentée dans la section « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2021. / 2h47 VOSTF
Avec Yûya Endô, Tsuda Kanji, Yuya Matsuura.

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

« Un grand moment de cinéma : une tension continue durant près de 3 heures que l’on ne voit pas passer. On regrette que le film se termine. » La rédaction
Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, « Drive my car » est une adaptation d’un extrait du recueil « Des hommes sans femmes » de Haruki Murakami (Senses et Asako I & II).
Alors qu’il n’arrive toujours pas à se remettre d’un drame personnel, Yusuke Kafuku, acteur et metteur en scène de théâtre, accepte de monter Oncle Vania dans un festival, à Hiroshima. Il y fait la connaissance de Misaki, une jeune femme réservée qu’on lui a assignée comme chauffeure. Au fil des trajets, la sincérité croissante de leurs échanges les oblige à faire face à leur passé.

À partir du mercredi 18 aout.
Des extraits peuvent être consultés ici.

 « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB

« Japon années 1960. Alors que Tokyo, en pleine reconstruction, signe son grand retour sur la scène internationale avec l’organisation des JO, un groupe de jeunes ouvrières connait un destin hors du commun. Après le travail, elles s’entraînent dans les conditions les plus rudes pour se hisser au sommet du volley mondial. Bientôt surnommées les « Sorcières de l’Orient », elles deviennent le symbole du miracle japonais. Leur histoire nourrira la pop culture durant des générations… ».
Le succès des « Sorcières » a donné naissance à de nombreux animes sur le sport dont Attack Number One.

En salle au TNB à partir du 11 au 22 août (à vérifier sur le site du TNB).

« Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB

Pour la 1re fois au cinéma en version restaurée à partir du 4 août 2021

Musashi est une trilogie composée des films La Légende de Musashi (1954), Duel à Ichijoji (1955) et La Voie de la lumière (1956). Produite par la compagnie Toho et dirigée par le cinéaste Hiroshi Inagaki, elle a contribué à faire connaître le cinéma japonais à travers le monde. Oscar du meilleur film étranger en 1956, Musashi a également permis à Toshiro Mifune de confirmer son statut de star internationale. Inspiré de la vie de Miyamoto Musashi, samouraï et philosophe ayant réellement existé, cette trilogie en couleurs représente le meilleur du cinéma d’aventure des grands studios nippons.

« La Légende de Musashi » est une adaptation cinématographique du début du roman « La Pierre et le Sabre » d’Eiji Yoshikawa (dont la lecture nous avait été conseillée par Anne-Laurence dans la rubrique « Le livre du mois » dans le numéro de mai – juin de la lettre).
Pour en savoir plus, c’est ici.
Pour les horaires du TNB c’est ici.

Le Soupir des vagues de Koji Fukada, en salles le 4 août (à priori au Gaumont)

Réalisateur de « l’infirmière », d’ »Harmonium » d’« Au revoir l’été », Koji Fukada nous dévoile son dernier film fait de magie et de poésie.

« En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaye de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans.
À son arrivée, Sachiko apprend qu’un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues. Sachiko, elle, semble le comprendre… » Source : Hanabi

La bande annonce est à voir ici.
Pour en savoir plus sur l’œuvre cinématographique de Koji Fukada, lire l’article ici.
Pour les horaires voir ici.
On espère pouvoir découvrir dans une salle rennaise sa fresque romantique, sélectionnée au festival de Cannes 2021, « Suis-moi je te fuis » (première partie, sortie en salles le 18 août) et « Fuis-moi je te suis » (deuxième partie, sortie en salles le 25 août).

Le cinéma de Kenji Mizoguchi sur ARTE

« Kenji Mizoguchi (1898 – 1956) auteur de 94 films, (dont 62 ont été perdus), est aujourd’hui considéré comme un des maîtres du cinéma japonais aux côtés d’Akira Kurosawa et de Yasujirō Ozu, mais aussi du cinéma mondial. France Culture le désigne comme le plus grand cinéaste du monde ». Source Wikipedia
Quant à moi, l’œuvre de Mizoguchi reste liée à la découverte, il y a plus de 40 ans, du film

« Les contes de la lune vague après la pluie ». Depuis ce jour, ce film n’a pas arrêté de me hanter. L’atmosphère surnaturelle qui irrigue « Les contes de la lune… » nous plonge au plus profond de l’âme du Japon, la brume sur le lac Biwa est un véritable poème,…

Cette excellente rétrospective du cinéma de Kenji Mizoguchi proposée par ARTE ne peut que me réjouir car il y a très peu d’occasion de visualiser une partie de l’œuvre du cinéaste. On regrettera seulement que ne soit pas proposée « la vengeance des 47 Ronins » (241 mn) qui met en scène un des plus célèbres évènements de la longue histoire des samouraïs.
Le maître du cinéma japonais en 8 films, un portrait inédit et cerise sur le gâteau un Blow up.

  • Portrait : Kenji Mizoguchi, le cinéaste à la cicatrice dans le dos (25 mn)
  • Les amants crucifiés (99 mn)
  • Une femme dont on parle (81mn)
  • Miss Oyu (90 mn)
  • La rue de la honte (83 mn)
  • L’impératrice Yang Kwei Fei (88 mn)
  • Les musiciens de Gion (82 mn)
  • Les contes de la lune vague après la pluie (94 mn)
  • L’intendant Sansho (à partir du 3 août)
  • Blow up : Mizoguchi face à l’histoire (8 mn)

Tous les détails et les informations sont à consulter ici.

Pour approfondir la connaissance de l’œuvre de Mizoguchi, lire l’article de la cinémathèque, et écouter l’émission que France Culture lui avait consacrée en 2020 et intitulée « M comme Kenji Mizoguchi, le plus grand cinéaste du monde ».

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 4)

Ce mois-ci : La fermentation ou sakéification

Préparation du kôji (2 à 3 jours) : le champignon magique
Un champignon spécifique, utilisé comme agent de saccharification (processus de transformation en sucre) de l’amidon est inoculé et se développe sur une partie du riz (kôji) avant d’être ajouté dans une cuve.
Pied de cuve (14 jours)
Puis, dans une cuve plus grande, riz, kôji et eau (+ levures et acide lactique) sont ajoutés à nouveau : 3 ajouts de plus en plus importants sur une période de 4 jours (au total on doit donc préparer 4 fois du kôji et cuire 8 fois du riz pour faire du saké).

Fermentation double en parallèle (20 à 30 jours) : une fermentation unique au monde.
On parle de « fermentation double en parallèle » car, dans une même cuve, le kôji permet la dégradation de l’amidon en sucres pendant que les levures en rapide multiplication transforment les sucres. Ces deux processus ont lieu simultanément, c’est la raison pour laquelle le rendement alcoolique du saké est le plus élevé parmi les boissons simplement fermentées, pouvant ainsi atteindre 18 à 20° d’alcool en fin de fermentation.

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

L’expression du mois 今月の表現

塵も積もれば山となる « ちりもつもればやまとなる »

Le livre du mois 今月の本 

« Tout peut s’oublier » d’Olivier Adam

La grève de la faim de Vincent Fichot, en grève de la faim depuis plus de 3 semaines à Tokyo, est là pour nous rappeler que la garde partagée des enfants en cas de séparation n’existe pas légalement au Japon. Aussi, l’enlèvement parental est une pratique courante et tolérée par les autorités locales.
Sujet délicat abordé par la littérature dans le roman d’Olivier Adam « Tout peut s’oublier » paru chez Flammarion en début d’année.
« Un appartement vide : c’est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l’évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. À l’incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant 

d’autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s’il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ? »

Paru le 06/01/2021
Prix : 20€
E-book : Epub : 6,99€ ; Pdf : 6,99€

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

« Au Japon la perception de la mort n’est pas exactement la même qu’en Occident. La disparition d’un proche signifie un renouveau pour son âme. La fête お盆 (« Obon »), d’origine bouddhique, a lieu le plus couramment du 13 au 15 août, dates durant lesquelles les japonais rendent hommage aux esprits de leurs ancêtres. Même si ces jours ne sont pas fériés, de nombreux japonais prennent des vacances pour retourner dans leur ville natale, visiter leur famille et nettoyer les tombes de leurs ancêtres. Célébrée au Japon depuis plus de 500 ans, cette fête (祭りmatsuri) s’accompagne de nombreux rituels : bon-odori (danse traditionnelle), spectacles, jeux, marchés nocturnes, tôrô nagashi (cérémonie ayant lieu le dernier soir et consistant à un lâcher de lanternes à la mer ou dans une rivière basée sur la croyance que les lanternes guident les esprits des disparus vers l’autre monde) et parfois même un feu d’artifice clôture ces trois jours de fête. « 

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

La Kuchisake Onna : fantôme meurtrier d’une femme à la bouche béante

Cette légende urbaine fort connue au Japon a de quoi faire presser le pas lorsqu’on rentre tard chez soi. La Kuchisake Onna a pour origine une sordide affaire familiale qui a bien pu arriver dans le passé. Elle serait le fantôme d’une femme adultère que son mari, pour la punir de ses infidélités, aurait défiguré au couteau, lui tranchant la bouche d’une oreille à l’autre.
Depuis son trépas, elle hante les rues le soir… La Kuchisake Onna apparaît aux vivants comme une belle jeune femme avec un masque chirurgical, tenant dans ses mains une lame aiguisée. Après s’être approchée de vous, avec les plus mauvaises intentions du 

monde, elle vous demande d’une voix susurrante : “Suis-je belle ?” Répondez oui et elle retire son masque, dévoilant le plus effrayant des sourires. “Et maintenant ?”
Quelle que soit votre réponse, elle vous réserve un sort funeste. Au “non”, elle vous tue sur-le-champ; dites “oui”, elle vous défigure à son image… Vous pourriez tenter de prendre vos jambes à votre cou… Malheureusement, vous êtes poursuivi !

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Connaissez-vous les « henohenomoheji » ?

Ce jeu des enfants japonais est très répandu. Il s’agit de dessiner des visages de personnages à partir de 7 caractères (hiragana et/ou katakana). Le plus classique est le へのへのもへじ. Cependant, des variantes peuvent exister, chacun pouvant dessiner son propre « henohenomoheji ».
À vos crayons et pinceaux ! Nous attendons vos créations originales. Le plus original recevra (peut-être) un cadeau.

Vous pouvez visionner cette courte vidéo, où un dessinateur nous offre, avec talent, plusieurs déclinaisons.
https://www.youtube.com/watch?v=aAFlOw49TKo

Tous vos contacts à Bretagne-Japon

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