Newletter – Septembre 2021/2021年9月

Newletter – Septembre 2021/2021年9月

Newletter – Septembre 2021/2021年9月

月刊 BJ レター N°8

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Et c’est parti pour une nouvelle année !

Pass(e) sanitaire obligatoire pour toutes les activités de l’association ! Qu’on se le dise !

Inscriptions aux différentes activités, ce sera au 5 rue de Dinan
Les anciens adhérents peuvent s’inscrire dès le samedi 28 août le site Internet de Bretagne – Japon à partir de 13h00.
Pour les nouveaux membres les inscriptions se feront à partir du samedi 4 septembre 2021 de 10h30 à 12h30 au 5 rue de Dinan.

Cours de langue (19h00 – 20h30 sauf Niveau 2A 19h15 – 20h45)

Cours de soutien aux débutants
Cette année encore, Hélène propose une session de « remise en jambe » les 1er, 8, 15, 22 et 29 septembre pour les anciens inscrits en N1 afin de revoir les notions vues en 1ère année.

Club de conversation
Animé par Philippe, le club de conversation est ouvert gratuitement à tous les adhérents de BJ, ainsi qu’aux personnes de nationalité japonaise, et se déroule le samedi après-midi à partir de 16h30 à 19h00, durant toute l’année. Actuellement, le nombre de places est limité à 8 personnes et nécessite l’inscription via un « doodle » envoyé chaque semaine à une liste de diffusion. Les inscriptions se font via le formulaire de contact de l’association.

Atelier de calligraphie
Les ateliers se déroulent au 15 rue de Dinan à Rennes, le samedi de 10h30 à 12h15 et de 14h00 à 15h45.
Les cours sont répartis tout au long de l’année scolaire.
Les sessions se composent de 3, 6 ou 9 ateliers.

Atelier de couture
Des ateliers sont prévus en cours d’année. Pour l’instant, les dates ne sont pas arrêtées.

Livret d’accueil
Les nouveaux adhérents se voient proposer un « livret d’accueil » format papier leur permettant de se familiariser avec l’association.

Les tarifs

*Chômeur, étudiant, – 18 ans, carte Sortir
**Le livre de cours est prêté durant le cours sinon il est vendu 39€. Le cahier d’exercices, fortement recommandé, est au prix de 12€.
Les paiements s’effectuent en priorité par carte bancaire. Les chèques, paiements en liquide et carte Sortir sont également acceptés.

À noter : L’association n’effectue aucun remboursement des cours/ateliers sauf déménagement professionnel hors Rennes/maladie grave. L’adhésion par nature n’est jamais remboursée.

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

Tsushima: le jour où le Japon est devenu une grande puissance

Un documentaire historique datant de 1980, d’une qualité remarquable retrace, la bataille navale de Tsushima qui s’est déroulée les 27 et 28 mai 1905 lors de la guerre russo-japonaise. De ce jour date la naissance de la puissance militaire japonaise.

L’excellente introduction explique les enjeux internationaux de l’époque. Documents d’archive, interviews de militaires et historiens ajoutent au documentaire les précisions

nécessaires afin de saisir la portée historique de l’évènement. À regarder ici.
Pour aller plus loin:

  • Le déroulement de la bataille d’heure en heure et les cartes des différents mouvements des 2 flottes sont à consulter ici.
  • On peut compléter le récit de la bataille en regardant également ce documentaire ici.
  • Cerise sur le gâteau, on pourra lire la BD parue aux éditions Glénat dans la collection «Les grandes batailles navales» consacrée à cet évènement historique.

Les contes japonais

Quoi de mieux pour pénétrer la culture d’un pays que les contes. Ils viennent du plus profond des siècles et sont imprégnés de croyances populaires. Je vous invite à en parcourir quelques-uns parmi les choix proposés par «Le site du Japon». Où il est question d’animaux fantastiques, d’ogres, de personnages mythiques,…
C’est ici.

Gacha Gacha – 9 petits moments japonais

Ludique, la série de neuf brefs webdocumentaires diffusée sur Arte.tv, les pages Facebook et YouTube de la chaîne d’Arte est un décryptage minutieux de la culture du Japon. Elle permet de lever le voile sur l’opacité d’une société très codifiée.
Tout cela au rythme des onomatopées et des jingles omniprésents (« Gacha Gacha », « Zuru Zuru »,…) ou encore les secrets des codes de politesse dans le quotidien des Japonais.
Neuf épisodes pour étudier autant de curiosités de la société nippone. C’est à visionner ici.

teamLab: Les musées d’art numérique par Simon

teamLab réinvente le musée d’art de demain en proposant une version 2.0 qui offre une expérience spectaculaire et unique à ses

visiteurs. Implantés sur deux sites distincts, ces deux musées complémentaires hors du commun proposent des approches différentes de l’art, où le visiteur interagit de façon ludique avec les éléments qui l’entourent pour participer à l’œuvre artistique, au lieu de se contenter d’un simple rôle de spectateur.
Visités en mars 2019, comptez 3.200¥ (25€) pour chacun des deux musées. Les tickets sont vendus séparément, un ticket ne pouvant donner accès aux deux sites. Une fois à l’intérieur, le visiteur peut rester autant de temps qu’il veut pour contempler les œuvres d’art prendre vie. La réservation se fait en ligne avec le choix d’un créneau jour/heure d’arrivée (attention: le nombre de places est limité par créneau). Vous pourrez facilement visiter les deux musées la même journée (10 minutes en métro pour relier les deux sites via la ligne de métro aérien Yurikamome).

En constante innovation depuis son ouverture en 2018, le teamLab Digital Art Museum est toujours en quête de nouvelles expériences à proposer, les projections et autres interactions évoluant très souvent d’une année à l’autre. Retour sur cette échappée créative et (très) colorée que je recommande à tous.

1 – teamLab Planets Tokyo
Site officiel: https://planets.teamlab.art/tokyo/

Le ton est donné dès l’entrée: Ici, on enlève nos chaussures et on remonte le bas du pantalon jusqu’au genou (pensez à porter quelque chose qui vous libérera facilement et rapidement les pieds). Une piscine peu profonde vous accueillera pour ce début d’expérience, alimentée par une cascade et deux colonnes de lumière qui vous guideront vers la prochaine salle. Une fois vos pieds secs, vous accéderez à une galerie de miroirs

disposant de milliers d’ampoules LED formant des chorégraphies lumineuses et vertigineuses, offrant un spectacle infini de couleurs. Retour à l’eau ensuite pour simuler un lac baigné d’une étrange lumière mystique où des créatures aquatiques virtuelles évoluent autour de vous.

2 – teamLab Borderless Tokyo
Site officiel: https://borderless.teamlab.art/

Faisant partie de Palette Town sur l’île artificielle d’Odaiba, le teamLab Borderless Tokyo vous invite à vous fondre (littéralement) dans le décor et faire partie de la projection monumentale proposée dans la première salle (défi: retrouver la porte vers la salle suivante au milieu de toutes ces projections murales). Une fois la porte repérée et franchie, une cascade de couleurs vous attend dans un environnement digne d’un film de

fantaisie. Des illusions optiques ponctueront vos pas à la découverte de cette colline féérique. La technologie est également au rendez-vous pour donner vie sur grand écran aux dessins des enfants. Des expositions éphémères sont souvent proposées pour donner une autre dimension à cette expérience.

3 – Expositions temporaires

En plus des musées permanents Planets et Borderless de Tokyo, teamLab exporte également son concept de l’art numérique partout dans le monde en forme d’expositions temporaires. C’est ainsi qu’on a pu profiter de cette expérience intitulée « teamLab: Au-delà des limites » à Paris en 2018 dans la Grande Halle de La Villette. Ces musées ne sont pas toujours dans des espaces fermés, en témoigne celle du temple To-ji à Kyoto en cours en ce moment jusqu’au 19 septembre 2021.

Liste des expositions temporaires: https://www.teamlab.art/e/

Un énorme succès populaire: plus de 2 millions de visiteurs
Depuis son ouverture au cours de l’été 2018, teamLab Borderless a reçu des millions de visiteurs en provenance de plus de 160 régions ou pays, ce qui en fait un des leaders des sites touristiques japonais. Toutefois très loin des leaders incontestés que sont les parcs d’attraction Disney Japan (plus de 30 millions). Ainsi, au cours de l’année 2019, 2 198 284 personnes ont visité le site devançant le musée Van Gogh à Amsterdam, (2 134 778 visiteurs) ainsi que le Musée Picasso à Barcelone (1 072 887 visiteurs).
Pour rappel, le musée du Louvre a accueilli près de 7 millions de visiteurs en 2020.

Les musées teamLab annoncent la fermeture du site Palette Town sur l’île d’Odaiba courant 2022 et la réouverture des musées au centre de Tokyo courant 2023.

Savoir-vivre au Japon: Courtoisies voyageuses

Petit à petit, on se prépare pour le prochain voyage au Japon (on reste optimiste!). L’office de tourisme du Japon (JNTO) publie un petit guide sur les bonnes manières à adopter illustré de charmantes gravures. Un petit rappel n’est jamais inutile!
Au sommaire:
L’empire des formes, Entretien avec Jean-François Sabouret, Salutations, Cartes de visite, Mots indispensables, Cadeaux, Argent, Transports, Dans la rue, À table, Fumer, Chaussures, Une nuit dans un ryokan, Bains et onsen, Temples et sanctuaires, Assurance et bagages.

Il est à télécharger ici.

La culture japonaise rencontre la culture française /日本文化とフランス文化の出会い

Le mariage des huitres bretonnes et du saké

On pourra se mettre l’eau à la bouche en regardant cette courte vidéo (bas de page) d’une dégustation d’huitres bretonnes et de saké. Peut-être une séance dégustation à Bretagne – Japon? À vous de décider!

Yves Saint Laurent et le Japon

Lorsqu’un de nos plus talentueux créateurs de mode va à la rencontre du Japon, alors le pays du soleil levant devient source d’inspiration.
«Très tôt je suis allé à la rencontre du Japon et tout de suite j’ai été fasciné par ce pays ancien et moderne et j’ai, depuis, à diverses reprises subi son influence », indique Yves Saint Laurent en 1990. « D’autres avant moi connurent cette admiration : Monet, Van Gogh et tous les artistes Art déco qui furent si importants à notre époque. Aujourd’hui, le Japon ne cesse de grandir et a réussi le miracle suprême de célébrer les noces du passé et du présent. »

L’amour d’Yves saint Laurent pour le Japon méritait bien cet émouvant article du site « Pen ». L’article et de magnifiques photos sont à consulter ici.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Fermeture du Oedo Onsen Monogatari à Tokyo

Le fameux «parc à onsen» de la capitale ferme ses portes le 5 septembre.

Toutefois il existe des alternatives sur Tokyo :
Sur le même concept de « parc de bains » :
Mangekyo a Urayasu (près de Disneyland), https://urayasu.ooedoonsen.jp/news/4340
En onsen « pûrs » il existe:
– Somei Sakura,
– Saya no yudokoro,
– Niwa no Yu
Source : Kanpai

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

En partenariat avec la Direction des Quartiers de la Ville de Rennes et dans le cadre d’un forum des associations, l’association de jumelage Rennes – Sendaï organise, dans le cadre du « Forum festif » une animation dans le superbe cadre du parc Oberthür le dimanche 5 septembre.

Au programme :
– présentation de la Ville de Sendai,
– dégustation de thé avec le Palais des Thés,
– présentation de l’activité IKEBANA,
– vente de marque-pages à l’effigie de Date Masamune, fondateur de Sendai en 1600.

 2 représentations de Kamishibaï seront assurées par notre ami Philippe.

Exposition Gyotaku à l’Orangerie du Thabor, du 20 au 26 septembre

Ce sera l’occasion de (re)découvrir la technique de l’empreinte de poisson et quelques-unes des oeuvres de notre ami Gilles Porrini «maitre» au Japon  pour cet art sous le nom d’artiste japonais «MARUKU»(マルク).
L’entrée est gratuite.
Pour en savoir plus sur l’art du Gyotaku, vous pouvez lire le focus qui lui est consacré en fin de newsletter.

Geek Days au parc des expos à Bruz les 25 et 26 septembre

Le nouveau rendez-vous breton dédié aux jeux-vidéo, manga, cosplay, comics et science-fiction débarque à Rennes !
Lieu : Parc des expositions – Hall 10A et 10B
Horaires : 10h00 – 19h00

Tarifs :
Pass 1 Jour : 10,00€
Pass 2 Jours : 15,00€
Gratuit pour les moins de 8 ans
Les enfants de moins de 14 ans doivent obligatoirement être accompagnés d’une personne majeure.
Le programme se trouve ici.

À Nantes

JapaNantes 2021 : 4 et 5 septembre

JapaNantes, festival de la culture japonaise moderne et traditionnelle, revient pour une 10ème Edition après 2 ans d’absence!
Le festival se déroulera à la salle de La Carrière à Saint-Herblain les 4 et 5 septembre de 10h à 19h le samedi et de 10h à 18h le dimanche.
Cette année aura aussi lieu la JapaNight le samedi de 20h à 23h pendant laquelle vous pourrez assistez à un feu d’artifice et d’autres animations!
Au programme : animations (concerts, jeux, karaoké, concours, …), stands professionnels et associatifs, jeux sur scène, café manga, jeux vidéo, karaoké, cérémonie du thé, cosplay.
Pour acheter son billet c’est ici.
Passe sanitaire obligatoire!

À Paris /パリの展示会情報

JapaNantes 2021 : 4 et 5 septembre

Le premier Japon de … Laurent / 日本との出会…ローラン

Mon premier Japon : de Spectroman à Kurosawa

« Une enfance à Angers, la télé les mercredis après-midi, les dessins animés du club Dorothée. Mon premier contact avec le Japon était avec un héros que les jeunes de moins de 30 ans ne peuvent pas connaître : Spectroman ( スペクトルマン ), personnage au costume doré, mi-humain, mi-robot, capable de se transformer et de voler comme Superman.
Dans le Japon des années 1970, ce gladiateur a pour mission de combattre la pollution qui déjà menace notre planète, et de repousser les attaques d’un 

curieux duo d’hommes singes embarqués dans une soucoupe volante qui se gargarise à parachuter sur Terre les pires chimères pour embêter les Japonais.

Enfant, cette série m’a fait réaliser à quel point Japonais et Européens étions à la fois proches et éloignés dans nos façons de vivre, et éveillé pour toujours mon envie de m’ouvrir sur ce pays.

Adolescent, mon Japon ce sont ces après-midis à traîner après le collège dans les salles d’arcade pour faire tomber les pièces dans les bornes de Taito, Konami et Sega (Shinobi). C’est aussi une première séance de cinéma inespérée pour voir « Rêves » la série de courts métrages de Kurosawa, avec un copain, dans une salle quasiment vide ! Plus tard les mangas de Jiro Taniguchi (« Quartier lointain »),  les films de Ozu, un opéra de Yukio Mishima (Le Pavillon d’Or), une rencontre avec Iroshi Kitada, seul Japonais en course pour la route du Rhum, ont continué de nourrir mon imaginaire sur le Japon. Aujourd’hui, je n’attends qu’une chose, préparer ma valise pour y aller ! »

La technologie et le Japon /  日本のテクノロジ

La technologie au service de la sécurité ?

Face aux énormes enjeux qu’il doit affronter (Risques naturels, vieillissement de sa population,…), le Japon a décidé d’affronter ces défis en faisant appel à la diversité des technologies. Devenu ainsi un leader dans les domaines de la recherche et du développement (nucléaire, robotique, audiovisuel,…), il était naturel d’introduire dans la lettre d’information cette nouvelle rubrique.
En ce mois de compétitions olympiques, il nous a semblé intéressant de nous pencher sur les technologies au service de la sécurité dans un environnement où les risques auraient dû être démultipliés avec l’arrivée massive de touristes. Le documentaire diffusé sur Arte «Tokyo, le prix de la sécurité » date de 2019, et depuis cette date l’environnement s’est modifié. Il n’en demeure pas moins que ce documentaire garde toute sa valeur vis-à-vis de l’usage (et le mésusage) des technologies liées à la problématique de la sécurité.

Vous pouvez le regarder ici.

Gastronomie / グルメ

Recette Mushi Pan, le gâteau japonais à la vapeur – 蒸しパン. Tellement fuwa fuwa

La plupart des cuisines japonaises étant souvent dépourvues de four, les Japonaises prirent l’habitude de cuire des mini cakes à la vapeur, dans des petites caissettes. Ce sont les « mushipan à la texture aérienne, telle un nuage.
La recette est très simple et vous pouvez la consulter ici.
À partir de la recette de base, il est possible de varier les saveurs : chocolat, matcha, café, avec haricots confis,… selon votre bon plaisir (la rédaction est toujours volontaire pour tester !).

7 tonnes de sauterelles sont consommées chaque année au Japon

100 grammes de sauterelles donnent 26,3 grammes de protéines contre 20,2 gr pour l’équivalent de viande de boeuf… L’automne est la meilleure période pour ramasser les sauterelles, au moment de la récolte de riz. Elles pullulent dans les rizières.
Dans la région de Nagano, on aime les sauterelles bouillies puis passées dans un mélange de sucre, sauce soja et mirin (sake doux), et utilisées en accompagnement du riz blanc ou du thé vert.
La consommation est si répandue qu’il existe même des distributeurs automatiques d’insectes.

Source : https://dozodomo.com/

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Au Japon l’hygiène au détriment de l’environnement

Quand on pense au Japon on pense souvent propreté. Il est vrai qu’il est surprenant de voir la grande majorité des rues de Tokyo d’une propreté irréprochable alors qu’il n’y a pratiquement pas de poubelles dans les rues. Cependant, on note un contraste saisissant quand on se rend dans les konbini (petite supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7), on remarque effectivement un suremballage de plastique des produits. Une des raisons principale serait l’hygiène mais nous sommes dans le droit de nous demander s’il est vraiment nécessaire d’en faire autant ?
https://www.nippon.com/fr/news/fnn20210310153879/?cx_recs_click=true

Le Japon a une production annuelle de déchets plastiques d’environ 9,4 millions de tonnes. Ce qui en fait le deuxième producteur mondial de déchets plastiques par habitant après les Etats-Unis. En 2018, le gouvernement a cependant dévoilé un objectif de réduction d’un quart d’ici à 2030 de sa production annuelle de déchets plastiques. En effet, depuis le 1er juillet 2020 on remarque que les sacs plastiques

sont payants dans les konbini pour encourager la réduction des déchets. La distribution de ceux-ci est donc passé de 75% à 25% soit 9.000 tonnes de déchets plastiques en moins.
https://katatsumurinoyume.com/2019/07/japon-l-empire-du-plastique-ou-la-necessite-de-retraiter-les-dechets.

On peut également observer un autre problème similaire subsistant toujours au Japon quant à la surconsommation de baguettes jetables, les wari-bashi (割り箸). Elles sont utilisées depuis l’ère Edo que ce soit dans les restaurants ou les bento et ramen des Konbini. les wari-bashi représentent en moyenne 90 000 tonnes de bois par an. En 2007, 90 % de ces baguettes étaient faites de bambou et 10 % de tremble importé de Chine. En

effet, le Japon est le premier pays importateur mondial de bois tropical, l’Europe étant le deuxième. Sur l’Archipel se sont environ 55 millions de baguettes en bois qui sont jetées toutes les 24 heures. Heureusement, celles-ci ayant un impact grandissant sur l’environnement dont le gaspillage des ressources forestières et l’utilisation de produits désinfectants pendant le traitement du bois importé ont fait polémique. C’est pourquoi de nos jours ont peut voir dans certains restaurants l’utilisation de baguettes, hashi (箸) en bois ou en plastique qui sont lavés puis réutilisés. Cependant, d’autres commerces préfèrent encore utiliser des wari-bashi pour des raisons d’hygiène.

https://www.nippon.com/fr/features/jg00060/

https://www.mesbaguettes.com/module/xipblog/single?id=2&rewrite=impact-environnemental-des-baguettes-jetables&page_type=post

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

宇多田ヒカル / Utada Hikaru
Chanteuse, parolière, compositrice, productrice

Née à New York en 1983 d’un père producteur de musique et d’une mère chanteuse enka, Utada Hikaru a baigné dans l’univers de la musique dès son enfance. Sa carrière solo à peine lancée en 1998 qu’elle enregistre déjà un record (toujours inégalé à ce jour) à l’âge de 15 ans seulement : son premier album First Love se vend à plus de 6 millions d’exemplaires, devenant l’album le plus vendu de tous les temps au Japon.
Explorant des sons R&B au début de sa carrière, « Hikki » a réussi à diversifier son catalogue musical et à enchainer les succès, faisant d’elle l’une des artistes les plus populaires. En parallèle à sa carrière japonaise, Hikki a également sorti 3 albums aux Etats-Unis ainsi qu’une tournée internationale en 2010.

Avec plus de 10 albums à son actif pour un total estimé à 35 millions de disques vendus au Japon, elle est également connue pour ses multiples collaborations musicales comme avec les séries Kingdom Hearts et Neon Genesis Evangelion.

Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : 宇多田ヒカル – COLORS
Autres recommandations : Exodus ’04, Be My Last, Flavor of Life, Prisoner of Love

Vous aimez la musique japonaise. Partagez votre playlist avec les lecteurs de la newsletter (contact: redaction@bretagne-japon.fr)

L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

よーい ドン!

A l’occasion de la tenue des Jeux Olympiques de Tokyo au Japon cet été 2021, je vous propose de découvrir l’univers du manga associé au sport.

Sport et mangas, une relation fusionnelle depuis 70 ans

« Soixante-dix ans après ses débuts, le manga de sport a touché à quasiment toutes les disciplines possibles. Le baseball, sport national au Japon, a eu le droit à plus de 400 mangas dédiés selon le recensement de la revue Zoom Japon, contre environ 200 pour le football, 66 pour le sumo, 50 pour le tennis ou encore 34 pour le judo. Mais on retrouve aussi un manga dédié au kabaddi, un sport de contact indien, ou un autre aux courses de chevaux. » (Source : Zoom Japon)

Si la plupart des « manga » à succès à l’international sont majoritairement des « manga » de combat, le « manga » de sport occupe également une place importante dans la société Japonaise. Au Japon les « manga » sportifs prennent une place importante dans les librairies Japonaises. En 2020 le manga « Haikyuu », basé sur la pratique du Volleyball, s’est vendu à plus de 7 000 000 d’exemplaires se plaçant ainsi à la 4ème position dans le top Vente des « manga » au Japon.

Beaucoup de « manga » de sport à succès sont d’abord sortis dans le magazine « JUMP » portant sur des sports variés allant de la boxe au Babington en passant par le cyclisme. Dans ces « manga », en général, la pratique d’un sport est présentée comme une solution à la vie du quotidien, un match pour se faire de nouveaux amis, et pour souder son équipe. Et pour le coté sentimental, rien n’est mieux que de ramener la coupe à la maison. On retrouve des « manga » de sport généralement dans la catégorie des « shonen » (manga pour garçons adolescents) et des « shojo » (manga principalement pour filles adolescentes).

Afin de vous éclairer et vous aider à découvrir des titres de « manga » de sport, je vous mets quelques exemples qui traitent la thématique et qui sont également disciplines Olympiques.

Les thématiques des « manga » de sports sont similaires à la plupart des « manga »: on y retrouve des situations du quotidien, autour de valeurs telles que l’esprit d’équipe, l’amitié, la vie étudiante et la vie sentimentale.
En général dans les « manga » de sport on découvre 3 catégories de héros.
– La pratique du sport est une passion depuis l’enfance comme pour « Tsbasa » dans le manga « captain tsubasa »(Manga sur le FootBall) ou comme « Hinata » dans « Haikyu »(Manga sur le Volley).
– La pratique sportive est un moyen pour arriver à ses fins comme pour « Ippo » d’Hadjime no Ippo (Manga sur la Boxe).
– Le personnage principal entre dans le milieu sportif par hasard comme pour « Sakamichi Onoda » dans « Yowamushi Pedal » (Manga sur le cyclisme) ou bien encore « Sena » dans « Eyshild 21 »(Manga sur le FootBall Américain).

Le top 5 de mes « manga » de sport préférés que je vous conseille fortement de lire ou de regarder.

Haikyū!!

Shouyou Hinata, un jeune garçon d’1m60 est passionné de volley-ball depuis qu’il a regardé un match dans lequel jouait le « petit géant », un redoutable attaquant de petite taille et s’inscrit dans le lycée de son idole. En dernière année de collège, il réussit tant bien que mal à rassembler une équipe pour participer au tournoi du collège, malgré son

engouement il se fait battre dès le premier match par l’équipe phare du tournoi où le jeune Tobio Kagéyama mène son équipe en finale. Déterminé à s’entrainer pour le battre au lycée, il s’aperçoit que le jeune Kageyama est dorénavant un de ses coéquipiers.
https://www.youtube.com/watch?v=VKviyEGvb94

Hajime No Ippo
Près de 100 millions d’exemplaires vendus et est le troisième manga de sport le plus vendu au monde.

Le jeune Ippo Makumouchi, jeune lycéen timide et isolé, est souvent martyrisé par les voyous du lycée. Un jour alors qu’Ippo se faisait taper dessus par la bande de voyous Takamura Mamoru, un boxeur professionnel qui passait dans le coin intervient et les chasse. Ippo va alors se découvrir une passion pour la boxe en se lançant dans une quête pour découvrir ce qu’ « être fort » signifie.
https://www.youtube.com/watch?v=9S50a4rStNA&t=24s

Innitioal D

On découvre le jeune Takumi Fujiwara, un lycéen à priori normal. Mais depuis ses 13 ans, il aime la vitesse et il conduit tous les soirs sa voiture « 86 » (Toyota AE86). Un soir il dépasse un des meilleurs « Road Racer » de la région. C’est le début pour lui des courses de descentes de montagne.
https://www.youtube.com/watch?v=xbRZE64S3U4

Kuroko’s Basket

La Génération Miracle, la fameuse équipe du collège Teikou composée de cinq génies. Une légende raconte qu’un sixième membre aurait fait partie de cette équipe.
C’est la rentrée des classes au lycée Seirin , et le club de basket compte désormais dans ses rangs de nouveaux seconde comme Taiga Kagami, joueur impulsif qui rêve d’écraser la Génération Miracle et devenir le numéro 1 du Japon, et Kuroko Tetsuya, un garçon très effacé que personne ne remarque et peu doué pour le basket.
https://www.youtube.com/watch?v=5RVEM8-UKlg

Yamahushi Pedal

Sakamichi Onada est un lycéen solitaire, Otaku est aussi plutôt solitaire qui ne craint pas de faire 90km de vélo hebdomadaire pour des conventions ou acheter jeux, figurines,… Un jour, Sakamichi croise un camarade de son lycée nommé Shōkichi Naruko. Celui-ci voit alors en Sakamichi un incroyable potentiel et l’incite à intégrer le club de cyclisme du lycée. C’est alors qu’il se passionne pour le vélo de course.
https://www.youtube.com/watch?v=zyazW3JpghM&list=PLO5-  qgK1xySA872wnzs0xba_lvEOa44Tt&index=4

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Our Summer Holliday, de OZAKI Kaori, chez Delcourt Tonkam.
Un one-shot seinen à 7.99€, à partir de 14 ans.

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Un one-shot atypique, très sensible, qui commence avec beaucoup de douceur pour rapidement s’assombrir à l’image d’un ciel d’été dont l’azur laisse place à l’orage. La jeunesse des personnages exacerbe l’intensité des épreuves qu’ils doivent surmonter. Après lecture, je suis resté piégé, moi aussi, quelques heures dans cet été pas comme les autres…

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Pas de « Pass sanitaire » à l’Arvor (pour l’instant)

Le cinéma Arvor a décidé de limiter la jauge à 49 entrées par salle. En conséquence nul besoin de « Pass sanitaire », par contre masque obligatoire.

« True Mothers» de Naomi Kawase à l’Arvor 

Réalisé par Naomi Kawase (les délices de Tokyo), le film aborde le sujet délicat de la famille, de la parenté,…que les réalisateurs nippons traitent toujours avec beaucoup de sensibilité et souvent en abordant les sujets tabous de la société japonaise.

Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre…

Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Onoda – 10 000 nuits dans la jungle »  d’Arthur Harari à l’Arvor

Une coproduction internationale (France, Japon, Allemagne, Belgique, Italie, Cambodge) présentée dans la section « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2021. / 2h47 VOSTF
Avec Yûya Endô, Tsuda Kanji, Yuya Matsuura.

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

« Un grand moment de cinéma : une tension continue durant près de 3 heures que l’on ne voit pas passer. On regrette que le film se termine. » La rédaction
Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, « Drive my car » est une adaptation d’un extrait du recueil « Des hommes sans femmes » de Haruki Murakami (Senses et Asako I & II).
Alors qu’il n’arrive toujours pas à se remettre d’un drame personnel, Yusuke Kafuku, acteur et metteur en scène de théâtre, accepte de monter Oncle Vania dans un festival, à Hiroshima. Il y fait la connaissance de Misaki, une jeune femme réservée qu’on lui a assignée comme chauffeure. Au fil des trajets, la sincérité croissante de leurs échanges les oblige à faire face à leur passé.

À partir du mercredi 18 aout.
Des extraits peuvent être consultés ici.

 « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB

« Japon années 1960. Alors que Tokyo, en pleine reconstruction, signe son grand retour sur la scène internationale avec l’organisation des JO, un groupe de jeunes ouvrières connait un destin hors du commun. Après le travail, elles s’entraînent dans les conditions les plus rudes pour se hisser au sommet du volley mondial. Bientôt surnommées les « Sorcières de l’Orient », elles deviennent le symbole du miracle japonais. Leur histoire nourrira la pop culture durant des générations… ».
Le succès des « Sorcières » a donné naissance à de nombreux animes sur le sport dont Attack Number One.

En salle au TNB à partir du 11 au 22 août (à vérifier sur le site du TNB).

« Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB

Pour la 1re fois au cinéma en version restaurée à partir du 4 août 2021

Musashi est une trilogie composée des films La Légende de Musashi (1954), Duel à Ichijoji (1955) et La Voie de la lumière (1956). Produite par la compagnie Toho et dirigée par le cinéaste Hiroshi Inagaki, elle a contribué à faire connaître le cinéma japonais à travers le monde. Oscar du meilleur film étranger en 1956, Musashi a également permis à Toshiro Mifune de confirmer son statut de star internationale. Inspiré de la vie de Miyamoto Musashi, samouraï et philosophe ayant réellement existé, cette trilogie en couleurs représente le meilleur du cinéma d’aventure des grands studios nippons.

« La Légende de Musashi » est une adaptation cinématographique du début du roman « La Pierre et le Sabre » d’Eiji Yoshikawa (dont la lecture nous avait été conseillée par Anne-Laurence dans la rubrique « Le livre du mois » dans le numéro de mai – juin de la lettre).
Pour en savoir plus, c’est ici.
Pour les horaires du TNB c’est ici.

Le Soupir des vagues de Koji Fukada, en salles le 4 août (à priori au Gaumont)

Réalisateur de « l’infirmière », d’ »Harmonium » d’« Au revoir l’été », Koji Fukada nous dévoile son dernier film fait de magie et de poésie.

« En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaye de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans.
À son arrivée, Sachiko apprend qu’un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues. Sachiko, elle, semble le comprendre… » Source : Hanabi

La bande annonce est à voir ici.
Pour en savoir plus sur l’œuvre cinématographique de Koji Fukada, lire l’article ici.
Pour les horaires voir ici.
On espère pouvoir découvrir dans une salle rennaise sa fresque romantique, sélectionnée au festival de Cannes 2021, « Suis-moi je te fuis » (première partie, sortie en salles le 18 août) et « Fuis-moi je te suis » (deuxième partie, sortie en salles le 25 août).

Le cinéma de Kenji Mizoguchi sur ARTE

« Kenji Mizoguchi (1898 – 1956) auteur de 94 films, (dont 62 ont été perdus), est aujourd’hui considéré comme un des maîtres du cinéma japonais aux côtés d’Akira Kurosawa et de Yasujirō Ozu, mais aussi du cinéma mondial. France Culture le désigne comme le plus grand cinéaste du monde ». Source Wikipedia
Quant à moi, l’œuvre de Mizoguchi reste liée à la découverte, il y a plus de 40 ans, du film

« Les contes de la lune vague après la pluie ». Depuis ce jour, ce film n’a pas arrêté de me hanter. L’atmosphère surnaturelle qui irrigue « Les contes de la lune… » nous plonge au plus profond de l’âme du Japon, la brume sur le lac Biwa est un véritable poème,…

Cette excellente rétrospective du cinéma de Kenji Mizoguchi proposée par ARTE ne peut que me réjouir car il y a très peu d’occasion de visualiser une partie de l’œuvre du cinéaste. On regrettera seulement que ne soit pas proposée « la vengeance des 47 Ronins » (241 mn) qui met en scène un des plus célèbres évènements de la longue histoire des samouraïs.
Le maître du cinéma japonais en 8 films, un portrait inédit et cerise sur le gâteau un Blow up.

  • Portrait : Kenji Mizoguchi, le cinéaste à la cicatrice dans le dos (25 mn)
  • Les amants crucifiés (99 mn)
  • Une femme dont on parle (81mn)
  • Miss Oyu (90 mn)
  • La rue de la honte (83 mn)
  • L’impératrice Yang Kwei Fei (88 mn)
  • Les musiciens de Gion (82 mn)
  • Les contes de la lune vague après la pluie (94 mn)
  • L’intendant Sansho (à partir du 3 août)
  • Blow up : Mizoguchi face à l’histoire (8 mn)

Tous les détails et les informations sont à consulter ici.

Pour approfondir la connaissance de l’œuvre de Mizoguchi, lire l’article de la cinémathèque, et écouter l’émission que France Culture lui avait consacrée en 2020 et intitulée « M comme Kenji Mizoguchi, le plus grand cinéaste du monde ».

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 4)

Ce mois-ci : La fermentation ou sakéification

Préparation du kôji (2 à 3 jours) : le champignon magique
Un champignon spécifique, utilisé comme agent de saccharification (processus de transformation en sucre) de l’amidon est inoculé et se développe sur une partie du riz (kôji) avant d’être ajouté dans une cuve.
Pied de cuve (14 jours)
Puis, dans une cuve plus grande, riz, kôji et eau (+ levures et acide lactique) sont ajoutés à nouveau : 3 ajouts de plus en plus importants sur une période de 4 jours (au total on doit donc préparer 4 fois du kôji et cuire 8 fois du riz pour faire du saké).

Fermentation double en parallèle (20 à 30 jours) : une fermentation unique au monde.
On parle de « fermentation double en parallèle » car, dans une même cuve, le kôji permet la dégradation de l’amidon en sucres pendant que les levures en rapide multiplication transforment les sucres. Ces deux processus ont lieu simultanément, c’est la raison pour laquelle le rendement alcoolique du saké est le plus élevé parmi les boissons simplement fermentées, pouvant ainsi atteindre 18 à 20° d’alcool en fin de fermentation.

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

L’expression du mois 今月の表現

塵も積もれば山となる « ちりもつもればやまとなる »

Le livre du mois 今月の本 

« Tout peut s’oublier » d’Olivier Adam

La grève de la faim de Vincent Fichot, en grève de la faim depuis plus de 3 semaines à Tokyo, est là pour nous rappeler que la garde partagée des enfants en cas de séparation n’existe pas légalement au Japon. Aussi, l’enlèvement parental est une pratique courante et tolérée par les autorités locales.
Sujet délicat abordé par la littérature dans le roman d’Olivier Adam « Tout peut s’oublier » paru chez Flammarion en début d’année.
« Un appartement vide : c’est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l’évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. À l’incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant 

d’autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s’il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ? »

Paru le 06/01/2021
Prix : 20€
E-book : Epub : 6,99€ ; Pdf : 6,99€

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

Le chrysanthème est associé à la mort et au fleurissement des tombes chez nous mais en Asie c’est plutôt un symbole de longévité et d’immortalité. Au japon, cette fleur importée de Chine à l’époque Nara (710-794) a été très utilisé dans la poésie de l’époque avant d’être représentée sur le blason de la famille impériale à partir de la période Kamakura (1185–1333) si bien qu’on appelle « trône du chrysanthème » le trône impérial. Bien qu’il n’y ait aucun symbole et/ou emblème national fixé par la loi au Japon, le chrysanthème est présent sur les pièces de monnaie (50¥), sur les passeports japonais, sur les timbres, sur les médailles de l’ordre du chrysanthème (décoration), etc.

La journée du chrysanthème (kiku no sekku) fixée le 9 septembre est, avec le jour de l’An (1er janvier), le hina matsuri (3 mars), le jour des enfants (kodomo no hi, 5 mai) et le Tanabata (7 juillet), l’un des cinq « festivals de saison » (五節句, go-sekku) correspondant aux dates du calendrier traditionnel chinois. Lors de ce festival, selon la période de floraison des centaines de variétés existantes s’étendant de la fin de l’été jusqu’aux premières gelées d’automne, sont organisés de nombreuses expositions.

Le chrysanthème est aussi présent dans la gastronomie japonaise car il est comestible : les feuilles peuvent être consommées fraîches dans des salades ou cuites (dans un sukiyaki par exemple) alors que les fleurs séchées servent à produire tisanes et liqueurs.

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

La Kuchisake Onna : fantôme meurtrier d’une femme à la bouche béante

Cette légende urbaine fort connue au Japon a de quoi faire presser le pas lorsqu’on rentre tard chez soi. La Kuchisake Onna a pour origine une sordide affaire familiale qui a bien pu arriver dans le passé. Elle serait le fantôme d’une femme adultère que son mari, pour la punir de ses infidélités, aurait défiguré au couteau, lui tranchant la bouche d’une oreille à l’autre.
Depuis son trépas, elle hante les rues le soir… La Kuchisake Onna apparaît aux vivants comme une belle jeune femme avec un masque chirurgical, tenant dans ses mains une lame aiguisée. Après s’être approchée de vous, avec les plus mauvaises intentions du 

monde, elle vous demande d’une voix susurrante : “Suis-je belle ?” Répondez oui et elle retire son masque, dévoilant le plus effrayant des sourires. “Et maintenant ?”
Quelle que soit votre réponse, elle vous réserve un sort funeste. Au “non”, elle vous tue sur-le-champ; dites “oui”, elle vous défigure à son image… Vous pourriez tenter de prendre vos jambes à votre cou… Malheureusement, vous êtes poursuivi !

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Connaissez-vous les « henohenomoheji » ?

Ce jeu des enfants japonais est très répandu. Il s’agit de dessiner des visages de personnages à partir de 7 caractères (hiragana et/ou katakana). Le plus classique est le へのへのもへじ. Cependant, des variantes peuvent exister, chacun pouvant dessiner son propre « henohenomoheji ».
À vos crayons et pinceaux ! Nous attendons vos créations originales. Le plus original recevra (peut-être) un cadeau.

Vous pouvez visionner cette courte vidéo, où un dessinateur nous offre, avec talent, plusieurs déclinaisons.
https://www.youtube.com/watch?v=aAFlOw49TKo

Tous vos contacts à Bretagne-Japon

Ccontacter Bretagne – Japon – 連絡

Newsletter – Août 2021

Newsletter – Août 2021

Newsletter – Août 2021

月刊 BJ レター N°7

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Laurent GESLIN, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Informations importantes concernant les activités 2021 – 2022

Cours de Japonais
Les cours de Japonais débuteront dans la semaine des 21 et 28 septembre. Ils se dérouleront au 5 et 15 rue de Dinan et également à la Maison des Associations et sont répartis comme suit :
– 3 cours Niveau 1 (débutants) : Mercredi, Jeudi, Vendredi (19h00 à 20h30)
– 2 cours Niveau 2 : Mardi de 19h00 à 20h30 et Mardi de 19h15 à 20h45
– 1 cours Niveau 3 : Jeudi (19h00 à 20h30)
– 1 cours Niveau 4 : Lundi (19h00 à 20h30)
– 1 cours Niveau 5 : Mercredi (19h00 à 20h30)

Nous vous invitons à évaluer votre niveau avant toute inscription. Le test de niveau est ici.

Inscriptions, 5 rue de Dinan à Rennes :
– Anciens adhérents : samedi 28 août de 10h00 à 12h30 et l’après-midi en ligne.
– Nouveaux adhérents : samedi 4 septembre de 10h00 à 13h30

Toutes les informations sur les cours ici.

Ateliers de calligraphie / couture
Les ateliers se tiendront au 15 rue de Dinan, de 10h30 à 12h00 le matin, et de 14h00 à 15h30 l’après-midi. Les dates exactes seront communiquées à la rentrée.
À noter : Pour la calligraphie, inscription par « paquet » de 3 / 6 / 9 séances.

 Club de conversation
15 rue de Dinan, les samedis de 16h30 à 19h00
Ouvert gratuitement à tous les membres de l’association.
L’inscription se fait via un doodle qui est envoyé chaque semaine à une liste de diffusion. Si vous voulez être dans la liste, merci de nous le dire.

Permanences
5 rue de Dinan, les samedis (hors vacances scolaires) à partir du 21 août de 10h30 à 12h30

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

La famille impériale, cœur impénétrable de l’archipel nippon

En cette période où le Japon est au cœur de l’actualité, France Info TV nous offre un rapide focus sur la fonction impériale japonaise. D’une étonnante discrétion, la famille impériale fait rarement la une des journaux « people » (ici, on n’est pas à Monaco ou à Londres…). Cette absence médiatique fait que nous, occidentaux, ignorons pratiquement tout du rôle et du fonctionnement de la fonction impériale (jusqu’à être incapable de nommer l’empereur). Pourtant, les japonais ne pourraient concevoir leur pays sans ce pilier « Il est le toit de la maison. Dans la vie quotidienne, on ne regarde pas tous les jours son toit. Mais si un jour, il n’y a plus de toit, tout s’écroule. »

Pour (presque) tout savoir sur la fonction impériale et les futurs défis qu’elle doit relever, vous devez lire l’article ici.

« Un Japon misogyne ? » par Énora

Le Japon est connu pour être l’un des pays développés ayant le plus d’inégalités entre les sexes. En effet, dans le dernier rapport du Forum économique mondial sur les inégalités hommes-femmes, le Japon se situe au 121ème rang sur seulement 153 pays évalués.
De plus, régulièrement des propos sexistes font scandale dans la presse japonaise. Parmi ceux-ci ont peut notamment citer le maire d’Osaka, Ichiro Matsui, qui en 2020 aurait affirmé selon l’agence de presse Kyodo, que les 

hommes devraient aller faire les courses à la place des femmes car celles-ci “prennent du temps quand elles regardent les produits, et elles hésitent entre ceci et cela”. Il se serait justifié en ajoutant que ses dires étaient vérifiables aux siens de sa propre famille et que c’était selon lui le meilleur moyen pour  éviter les contacts humains dans les magasins lors d’une crise sanitaire. Ses propos ont suscité beaucoup de réprobations sur les réseaux sociaux. Cependant, certaines personnes ont également avoué être du même avis que le maire d’Osaka.

Par ailleurs, en cette période de Jeux Olympiques, il me semble intéressant d’évoquer une autre déclaration sexiste cette fois-ci émise par l’ancien président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo 2020. Effectivement, mercredi 3 février 2021, lors d’une réunion du Conseil du Comité olympique, ouverte à la presse, Yoshiro Mori aurait déclaré que “Si vous augmentez le nombre de membres exécutifs féminins, et que leur temps de parole n’est pas limité dans une certaine mesure, elles ont du mal à finir, ce qui est embêtant, Les femmes ont l’esprit de compétition. Si l’une lève la main (pour intervenir), les autres croient qu’elles doivent s’exprimer aussi. C’est pour ça que tout le monde finit par parler. Nous avons sept femmes au sein du comité d’organisation, mais elles savent rester à leur place.” À travers sa déclaration sexiste, Yoshiro Mori tente en fait de justifier le nombre de femmes présentes dans le conseil d’administration des JO de Tokyo 2020. Car bien qu’il se soit engagé l’année précédente à atteindre un taux de 40% de femmes composant le conseil d’administration, celui-ci n’atteint que les 20 %. Finalement, ses propos allant à l’encontre des valeurs  prônées par les JO et ayant soulevé une vague de mécontentement du côté de l’opinion publique japonaise et des sponsors des JO, Yoshiro Mori a dû démissionner de la présidence du comité d’organisation des Jeux olympiques de 2020, le 12 février. Il est cependant tout de même important de nuancer les propos en ajoutant que Yoshiro Mori est un ancien Premier ministre japonais (2000-2001), âgé de 81 ans connu pour ses propos rétrogrades et misogynes. Tous les Japonais/es ne sont pas du même avis que lui ! Pour aller plus loin vous pouvez consulter les liens ci-dessous…
https://www.huffingtonpost.fr/entry/japon-un-responsable-des-jo-de-tokyo-demissionne-apres-des-propos-sexistes_fr_6052fd47c5b638881d29d235
https://mycrazyjapan.fr/la-misogynie-au-japon/

Le musée du caca à Tokyo, Fukuoka et Yokohama

La rédaction ose tout ! À priori, rien à voir avec les JO. Ce mois-ci, elle vous amène visiter trois musées que l’on ne trouve sans doute nulle part ailleurs qu’au Japon (quoiqu’en Angleterre, il y ait un musée dédié aux excréments mais à teneur pédagogique !). 

Au Japon on est dans le ludique…
Celui de Tokyo est situé sur l’ile d’Odaiba. Plus d’information à consulter ici.
Pour savoir à quoi s’en tenir le site de France – Japon (avec de très nombreuses photos) vous en dit plus ici.Pour un retour d’expérience vous pouvez consulter un témoignage d’un compatriote qui s’est laissé tenter ! C’est à lire ici.

La culture japonaise rencontre la culture française /日本文化とフランス文化の出会い

Un français en charge de la promotion touristique de la ville de Misasa.

 Anthony Lieven est, depuis 2019 en charge de la valorisation nationale et internationale touristique des onsens de la ville de Misasa (district de Tōhaku, dans la préfecture de Tottori, à l’ouest du Japon).

Un article de la revue « Highlighting Japan » consacre un article à ce français tombé amoureux de la région. À noter qu’Anthony a, lui aussi, rencontré « son premier Japon » en visionnant le film d’Akira Kurosawa « les 7 samouraïs ». La ville de Misasa est surnommée « la cité du radon » (gaz radioactif contribuant à la production du radium) et à ce titre organise annuellement, depuis 1951, le « Festival Marie Curie » en l’honneur de 

Drapeau de la ville de Misasa

la chercheuse franco-polonaise et a érigé une statue à son effigie.
L’article (en anglais) est à lire ici.

Le cahier de vacances du JNTO (Office Nationale du tourisme japonais)

Le JNTO avait publié au cours de l’été 2020 un superbe cahier de vacances sur le thème du Japon. Toujours d’actualité, on y retrouve de nombreuses activités réparties sur 8 

semaines, des jeux, des éléments d’initiation à la culture japonaise, les bases de l’écriture japonaise (ici les élèves de niveau 5 passeront leur chemin),…
Vous pouvez le télécharger ici.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Le Musée Ghibli à Tokyo était en difficulté financière à cause du Covid.

Le célèbre musée d’art du studio d’animation de Hayao Miyazaki avait alors lancé un crowdfunding sur le site Furusato Nozei (site est réservé aux résidents du Japon) afin de récolter 10 millions ¥ (environ 77.000€) de financement pour survivre en l’absence de visiteurs.
Au 21 juillet, le montant total récolté dépassait largement le montant nécessaire à la poursuite de l’activité et était de 23.906.735 yens (184.490€). La campagne est ouverte jusqu’au 31 janvier 2022 …

Les magasins Ghibli officiels au Japon

En dehors du Japon, il n’existe pratiquement aucun magasin officiel permettant d’acquérir quelques « goodies » issus de la production des studios Ghibli. Toutefois, l’espoir de

pouvoir retourner au Japon renaît. Vous trouverez à la lecture de l’article toutes les références des 40 magasins dispersés à travers l’archipel.
C’est à lire ici.

Encore des annonces de fermeture sur Odaiba !

Après l’annonce de la fermeture définitive d’Oedo Onsen Monogatari le 5 septembre prochain, c’est au tour de Palette Town sur l’île d’Odaiba de fermer ses portes définitivement le 31 août 2022, suivant ce calendrier  (Source : Kanpai) :

  • Toyota Mega Web (City Showcase, History Garage et Ride Studio) : 31 décembre 2021
  • Venus Fort : 27 mars 2022
  • Daikanransha (la grande roue) : 31 août 2022
  • TeamLab Bordeless : 31 août 2022 en vue d’une réouverture courant 2023 dans le centre de Tokyo

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

Pour la programmation cinéma à Rennes, rendez-vous à la rubrique «Le coin des cinéphiles par Bernard».
On notera la sortie sur les écrans rennais de :

  • « True Mother » de Naomi Kawase actuellement à l’Arvor
  • « Onoda – 10 000 nuits dans la jungle » de Arthur Harari actuellement à l’Arvor
  • « Le Soupir des vagues » de Koji Fukad (à priori aux Gaumonts) à partir du 4 août 2021
  • « Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB – à partir du 4 août 2021
  • « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB – à partir du 11 août 2021
  • « Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor – à partir du 18 août 2021

Le premier Japon de … Laurent / 日本との出会…ローラン

Mon premier Japon : de Spectroman à Kurosawa

« Une enfance à Angers, la télé les mercredis après-midi, les dessins animés du club Dorothée. Mon premier contact avec le Japon était avec un héros que les jeunes de moins de 30 ans ne peuvent pas connaître : Spectroman ( スペクトルマン ), personnage au costume doré, mi-humain, mi-robot, capable de se transformer et de voler comme Superman.
Dans le Japon des années 1970, ce gladiateur a pour mission de combattre la pollution qui déjà menace notre planète, et de repousser les attaques d’un 

curieux duo d’hommes singes embarqués dans une soucoupe volante qui se gargarise à parachuter sur Terre les pires chimères pour embêter les Japonais.

Enfant, cette série m’a fait réaliser à quel point Japonais et Européens étions à la fois proches et éloignés dans nos façons de vivre, et éveillé pour toujours mon envie de m’ouvrir sur ce pays.

Adolescent, mon Japon ce sont ces après-midis à traîner après le collège dans les salles d’arcade pour faire tomber les pièces dans les bornes de Taito, Konami et Sega (Shinobi). C’est aussi une première séance de cinéma inespérée pour voir « Rêves » la série de courts métrages de Kurosawa, avec un copain, dans une salle quasiment vide ! Plus tard les mangas de Jiro Taniguchi (« Quartier lointain »),  les films de Ozu, un opéra de Yukio Mishima (Le Pavillon d’Or), une rencontre avec Iroshi Kitada, seul Japonais en course pour la route du Rhum, ont continué de nourrir mon imaginaire sur le Japon. Aujourd’hui, je n’attends qu’une chose, préparer ma valise pour y aller ! »

La technologie et le Japon /  日本のテクノロジ

La technologie au service de la sécurité ?

Face aux énormes enjeux qu’il doit affronter (Risques naturels, vieillissement de sa population,…), le Japon a décidé d’affronter ces défis en faisant appel à la diversité des technologies. Devenu ainsi un leader dans les domaines de la recherche et du développement (nucléaire, robotique, audiovisuel,…), il était naturel d’introduire dans la lettre d’information cette nouvelle rubrique.
En ce mois de compétitions olympiques, il nous a semblé intéressant de nous pencher sur les technologies au service de la sécurité dans un environnement où les risques auraient dû être démultipliés avec l’arrivée massive de touristes. Le documentaire diffusé sur Arte «Tokyo, le prix de la sécurité » date de 2019, et depuis cette date l’environnement s’est modifié. Il n’en demeure pas moins que ce documentaire garde toute sa valeur vis-à-vis de l’usage (et le mésusage) des technologies liées à la problématique de la sécurité.

Vous pouvez le regarder ici.

Gastronomie / グルメ

Recette Mushi Pan, le gâteau japonais à la vapeur – 蒸しパン. Tellement fuwa fuwa

La plupart des cuisines japonaises étant souvent dépourvues de four, les Japonaises prirent l’habitude de cuire des mini cakes à la vapeur, dans des petites caissettes. Ce sont les « mushipan à la texture aérienne, telle un nuage.
La recette est très simple et vous pouvez la consulter ici.
À partir de la recette de base, il est possible de varier les saveurs : chocolat, matcha, café, avec haricots confis,… selon votre bon plaisir (la rédaction est toujours volontaire pour tester !).

7 tonnes de sauterelles sont consommées chaque année au Japon

100 grammes de sauterelles donnent 26,3 grammes de protéines contre 20,2 gr pour l’équivalent de viande de boeuf… L’automne est la meilleure période pour ramasser les sauterelles, au moment de la récolte de riz. Elles pullulent dans les rizières.
Dans la région de Nagano, on aime les sauterelles bouillies puis passées dans un mélange de sucre, sauce soja et mirin (sake doux), et utilisées en accompagnement du riz blanc ou du thé vert.
La consommation est si répandue qu’il existe même des distributeurs automatiques d’insectes.

Source : https://dozodomo.com/

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Au Japon l’hygiène au détriment de l’environnement

Quand on pense au Japon on pense souvent propreté. Il est vrai qu’il est surprenant de voir la grande majorité des rues de Tokyo d’une propreté irréprochable alors qu’il n’y a pratiquement pas de poubelles dans les rues. Cependant, on note un contraste saisissant quand on se rend dans les konbini (petite supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7), on remarque effectivement un suremballage de plastique des produits. Une des raisons principale serait l’hygiène mais nous sommes dans le droit de nous demander s’il est vraiment nécessaire d’en faire autant ?
https://www.nippon.com/fr/news/fnn20210310153879/?cx_recs_click=true

Le Japon a une production annuelle de déchets plastiques d’environ 9,4 millions de tonnes. Ce qui en fait le deuxième producteur mondial de déchets plastiques par habitant après les Etats-Unis. En 2018, le gouvernement a cependant dévoilé un objectif de réduction d’un quart d’ici à 2030 de sa production annuelle de déchets plastiques. En effet, depuis le 1er juillet 2020 on remarque que les sacs plastiques

sont payants dans les konbini pour encourager la réduction des déchets. La distribution de ceux-ci est donc passé de 75% à 25% soit 9.000 tonnes de déchets plastiques en moins.
https://katatsumurinoyume.com/2019/07/japon-l-empire-du-plastique-ou-la-necessite-de-retraiter-les-dechets.

On peut également observer un autre problème similaire subsistant toujours au Japon quant à la surconsommation de baguettes jetables, les wari-bashi (割り箸). Elles sont utilisées depuis l’ère Edo que ce soit dans les restaurants ou les bento et ramen des Konbini. les wari-bashi représentent en moyenne 90 000 tonnes de bois par an. En 2007, 90 % de ces baguettes étaient faites de bambou et 10 % de tremble importé de Chine. En

effet, le Japon est le premier pays importateur mondial de bois tropical, l’Europe étant le deuxième. Sur l’Archipel se sont environ 55 millions de baguettes en bois qui sont jetées toutes les 24 heures. Heureusement, celles-ci ayant un impact grandissant sur l’environnement dont le gaspillage des ressources forestières et l’utilisation de produits désinfectants pendant le traitement du bois importé ont fait polémique. C’est pourquoi de nos jours ont peut voir dans certains restaurants l’utilisation de baguettes, hashi (箸) en bois ou en plastique qui sont lavés puis réutilisés. Cependant, d’autres commerces préfèrent encore utiliser des wari-bashi pour des raisons d’hygiène.

https://www.nippon.com/fr/features/jg00060/

https://www.mesbaguettes.com/module/xipblog/single?id=2&rewrite=impact-environnemental-des-baguettes-jetables&page_type=post

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

宇多田ヒカル / Utada Hikaru
Chanteuse, parolière, compositrice, productrice

Née à New York en 1983 d’un père producteur de musique et d’une mère chanteuse enka, Utada Hikaru a baigné dans l’univers de la musique dès son enfance. Sa carrière solo à peine lancée en 1998 qu’elle enregistre déjà un record (toujours inégalé à ce jour) à l’âge de 15 ans seulement : son premier album First Love se vend à plus de 6 millions d’exemplaires, devenant l’album le plus vendu de tous les temps au Japon.
Explorant des sons R&B au début de sa carrière, « Hikki » a réussi à diversifier son catalogue musical et à enchainer les succès, faisant d’elle l’une des artistes les plus populaires. En parallèle à sa carrière japonaise, Hikki a également sorti 3 albums aux Etats-Unis ainsi qu’une tournée internationale en 2010.

Avec plus de 10 albums à son actif pour un total estimé à 35 millions de disques vendus au Japon, elle est également connue pour ses multiples collaborations musicales comme avec les séries Kingdom Hearts et Neon Genesis Evangelion.

Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : 宇多田ヒカル – COLORS
Autres recommandations : Exodus ’04, Be My Last, Flavor of Life, Prisoner of Love

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L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

よーい ドン!

A l’occasion de la tenue des Jeux Olympiques de Tokyo au Japon cet été 2021, je vous propose de découvrir l’univers du manga associé au sport.

Sport et mangas, une relation fusionnelle depuis 70 ans

« Soixante-dix ans après ses débuts, le manga de sport a touché à quasiment toutes les disciplines possibles. Le baseball, sport national au Japon, a eu le droit à plus de 400 mangas dédiés selon le recensement de la revue Zoom Japon, contre environ 200 pour le football, 66 pour le sumo, 50 pour le tennis ou encore 34 pour le judo. Mais on retrouve aussi un manga dédié au kabaddi, un sport de contact indien, ou un autre aux courses de chevaux. » (Source : Zoom Japon)

Si la plupart des « manga » à succès à l’international sont majoritairement des « manga » de combat, le « manga » de sport occupe également une place importante dans la société Japonaise. Au Japon les « manga » sportifs prennent une place importante dans les librairies Japonaises. En 2020 le manga « Haikyuu », basé sur la pratique du Volleyball, s’est vendu à plus de 7 000 000 d’exemplaires se plaçant ainsi à la 4ème position dans le top Vente des « manga » au Japon.

Beaucoup de « manga » de sport à succès sont d’abord sortis dans le magazine « JUMP » portant sur des sports variés allant de la boxe au Babington en passant par le cyclisme. Dans ces « manga », en général, la pratique d’un sport est présentée comme une solution à la vie du quotidien, un match pour se faire de nouveaux amis, et pour souder son équipe. Et pour le coté sentimental, rien n’est mieux que de ramener la coupe à la maison. On retrouve des « manga » de sport généralement dans la catégorie des « shonen » (manga pour garçons adolescents) et des « shojo » (manga principalement pour filles adolescentes).

Afin de vous éclairer et vous aider à découvrir des titres de « manga » de sport, je vous mets quelques exemples qui traitent la thématique et qui sont également disciplines Olympiques.

Les thématiques des « manga » de sports sont similaires à la plupart des « manga »: on y retrouve des situations du quotidien, autour de valeurs telles que l’esprit d’équipe, l’amitié, la vie étudiante et la vie sentimentale.
En général dans les « manga » de sport on découvre 3 catégories de héros.
– La pratique du sport est une passion depuis l’enfance comme pour « Tsbasa » dans le manga « captain tsubasa »(Manga sur le FootBall) ou comme « Hinata » dans « Haikyu »(Manga sur le Volley).
– La pratique sportive est un moyen pour arriver à ses fins comme pour « Ippo » d’Hadjime no Ippo (Manga sur la Boxe).
– Le personnage principal entre dans le milieu sportif par hasard comme pour « Sakamichi Onoda » dans « Yowamushi Pedal » (Manga sur le cyclisme) ou bien encore « Sena » dans « Eyshild 21 »(Manga sur le FootBall Américain).

Le top 5 de mes « manga » de sport préférés que je vous conseille fortement de lire ou de regarder.

Haikyū!!

Shouyou Hinata, un jeune garçon d’1m60 est passionné de volley-ball depuis qu’il a regardé un match dans lequel jouait le « petit géant », un redoutable attaquant de petite taille et s’inscrit dans le lycée de son idole. En dernière année de collège, il réussit tant bien que mal à rassembler une équipe pour participer au tournoi du collège, malgré son

engouement il se fait battre dès le premier match par l’équipe phare du tournoi où le jeune Tobio Kagéyama mène son équipe en finale. Déterminé à s’entrainer pour le battre au lycée, il s’aperçoit que le jeune Kageyama est dorénavant un de ses coéquipiers.
https://www.youtube.com/watch?v=VKviyEGvb94

Hajime No Ippo
Près de 100 millions d’exemplaires vendus et est le troisième manga de sport le plus vendu au monde.

Le jeune Ippo Makumouchi, jeune lycéen timide et isolé, est souvent martyrisé par les voyous du lycée. Un jour alors qu’Ippo se faisait taper dessus par la bande de voyous Takamura Mamoru, un boxeur professionnel qui passait dans le coin intervient et les chasse. Ippo va alors se découvrir une passion pour la boxe en se lançant dans une quête pour découvrir ce qu’ « être fort » signifie.
https://www.youtube.com/watch?v=9S50a4rStNA&t=24s

Innitioal D

On découvre le jeune Takumi Fujiwara, un lycéen à priori normal. Mais depuis ses 13 ans, il aime la vitesse et il conduit tous les soirs sa voiture « 86 » (Toyota AE86). Un soir il dépasse un des meilleurs « Road Racer » de la région. C’est le début pour lui des courses de descentes de montagne.
https://www.youtube.com/watch?v=xbRZE64S3U4

Kuroko’s Basket

La Génération Miracle, la fameuse équipe du collège Teikou composée de cinq génies. Une légende raconte qu’un sixième membre aurait fait partie de cette équipe.
C’est la rentrée des classes au lycée Seirin , et le club de basket compte désormais dans ses rangs de nouveaux seconde comme Taiga Kagami, joueur impulsif qui rêve d’écraser la Génération Miracle et devenir le numéro 1 du Japon, et Kuroko Tetsuya, un garçon très effacé que personne ne remarque et peu doué pour le basket.
https://www.youtube.com/watch?v=5RVEM8-UKlg

Yamahushi Pedal

Sakamichi Onada est un lycéen solitaire, Otaku est aussi plutôt solitaire qui ne craint pas de faire 90km de vélo hebdomadaire pour des conventions ou acheter jeux, figurines,… Un jour, Sakamichi croise un camarade de son lycée nommé Shōkichi Naruko. Celui-ci voit alors en Sakamichi un incroyable potentiel et l’incite à intégrer le club de cyclisme du lycée. C’est alors qu’il se passionne pour le vélo de course.
https://www.youtube.com/watch?v=zyazW3JpghM&list=PLO5-  qgK1xySA872wnzs0xba_lvEOa44Tt&index=4

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Our Summer Holliday, de OZAKI Kaori, chez Delcourt Tonkam.
Un one-shot seinen à 7.99€, à partir de 14 ans.

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Un one-shot atypique, très sensible, qui commence avec beaucoup de douceur pour rapidement s’assombrir à l’image d’un ciel d’été dont l’azur laisse place à l’orage. La jeunesse des personnages exacerbe l’intensité des épreuves qu’ils doivent surmonter. Après lecture, je suis resté piégé, moi aussi, quelques heures dans cet été pas comme les autres…

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Pas de « Pass sanitaire » à l’Arvor (pour l’instant)

Le cinéma Arvor a décidé de limiter la jauge à 49 entrées par salle. En conséquence nul besoin de « Pass sanitaire », par contre masque obligatoire.

« True Mothers» de Naomi Kawase à l’Arvor 

Réalisé par Naomi Kawase (les délices de Tokyo), le film aborde le sujet délicat de la famille, de la parenté,…que les réalisateurs nippons traitent toujours avec beaucoup de sensibilité et souvent en abordant les sujets tabous de la société japonaise.

Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre…

Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Onoda – 10 000 nuits dans la jungle »  d’Arthur Harari à l’Arvor

Une coproduction internationale (France, Japon, Allemagne, Belgique, Italie, Cambodge) présentée dans la section « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2021. / 2h47 VOSTF
Avec Yûya Endô, Tsuda Kanji, Yuya Matsuura.

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

« Un grand moment de cinéma : une tension continue durant près de 3 heures que l’on ne voit pas passer. On regrette que le film se termine. » La rédaction
Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, « Drive my car » est une adaptation d’un extrait du recueil « Des hommes sans femmes » de Haruki Murakami (Senses et Asako I & II).
Alors qu’il n’arrive toujours pas à se remettre d’un drame personnel, Yusuke Kafuku, acteur et metteur en scène de théâtre, accepte de monter Oncle Vania dans un festival, à Hiroshima. Il y fait la connaissance de Misaki, une jeune femme réservée qu’on lui a assignée comme chauffeure. Au fil des trajets, la sincérité croissante de leurs échanges les oblige à faire face à leur passé.

À partir du mercredi 18 aout.
Des extraits peuvent être consultés ici.

 « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB

« Japon années 1960. Alors que Tokyo, en pleine reconstruction, signe son grand retour sur la scène internationale avec l’organisation des JO, un groupe de jeunes ouvrières connait un destin hors du commun. Après le travail, elles s’entraînent dans les conditions les plus rudes pour se hisser au sommet du volley mondial. Bientôt surnommées les « Sorcières de l’Orient », elles deviennent le symbole du miracle japonais. Leur histoire nourrira la pop culture durant des générations… ».
Le succès des « Sorcières » a donné naissance à de nombreux animes sur le sport dont Attack Number One.

En salle au TNB à partir du 11 au 22 août (à vérifier sur le site du TNB).

« Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB

Pour la 1re fois au cinéma en version restaurée à partir du 4 août 2021

Musashi est une trilogie composée des films La Légende de Musashi (1954), Duel à Ichijoji (1955) et La Voie de la lumière (1956). Produite par la compagnie Toho et dirigée par le cinéaste Hiroshi Inagaki, elle a contribué à faire connaître le cinéma japonais à travers le monde. Oscar du meilleur film étranger en 1956, Musashi a également permis à Toshiro Mifune de confirmer son statut de star internationale. Inspiré de la vie de Miyamoto Musashi, samouraï et philosophe ayant réellement existé, cette trilogie en couleurs représente le meilleur du cinéma d’aventure des grands studios nippons.

« La Légende de Musashi » est une adaptation cinématographique du début du roman « La Pierre et le Sabre » d’Eiji Yoshikawa (dont la lecture nous avait été conseillée par Anne-Laurence dans la rubrique « Le livre du mois » dans le numéro de mai – juin de la lettre).
Pour en savoir plus, c’est ici.
Pour les horaires du TNB c’est ici.

Le Soupir des vagues de Koji Fukada, en salles le 4 août (à priori au Gaumont)

Réalisateur de « l’infirmière », d’ »Harmonium » d’« Au revoir l’été », Koji Fukada nous dévoile son dernier film fait de magie et de poésie.

« En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaye de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans.
À son arrivée, Sachiko apprend qu’un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues. Sachiko, elle, semble le comprendre… » Source : Hanabi

La bande annonce est à voir ici.
Pour en savoir plus sur l’œuvre cinématographique de Koji Fukada, lire l’article ici.
Pour les horaires voir ici.
On espère pouvoir découvrir dans une salle rennaise sa fresque romantique, sélectionnée au festival de Cannes 2021, « Suis-moi je te fuis » (première partie, sortie en salles le 18 août) et « Fuis-moi je te suis » (deuxième partie, sortie en salles le 25 août).

Le cinéma de Kenji Mizoguchi sur ARTE

« Kenji Mizoguchi (1898 – 1956) auteur de 94 films, (dont 62 ont été perdus), est aujourd’hui considéré comme un des maîtres du cinéma japonais aux côtés d’Akira Kurosawa et de Yasujirō Ozu, mais aussi du cinéma mondial. France Culture le désigne comme le plus grand cinéaste du monde ». Source Wikipedia
Quant à moi, l’œuvre de Mizoguchi reste liée à la découverte, il y a plus de 40 ans, du film

« Les contes de la lune vague après la pluie ». Depuis ce jour, ce film n’a pas arrêté de me hanter. L’atmosphère surnaturelle qui irrigue « Les contes de la lune… » nous plonge au plus profond de l’âme du Japon, la brume sur le lac Biwa est un véritable poème,…

Cette excellente rétrospective du cinéma de Kenji Mizoguchi proposée par ARTE ne peut que me réjouir car il y a très peu d’occasion de visualiser une partie de l’œuvre du cinéaste. On regrettera seulement que ne soit pas proposée « la vengeance des 47 Ronins » (241 mn) qui met en scène un des plus célèbres évènements de la longue histoire des samouraïs.
Le maître du cinéma japonais en 8 films, un portrait inédit et cerise sur le gâteau un Blow up.

  • Portrait : Kenji Mizoguchi, le cinéaste à la cicatrice dans le dos (25 mn)
  • Les amants crucifiés (99 mn)
  • Une femme dont on parle (81mn)
  • Miss Oyu (90 mn)
  • La rue de la honte (83 mn)
  • L’impératrice Yang Kwei Fei (88 mn)
  • Les musiciens de Gion (82 mn)
  • Les contes de la lune vague après la pluie (94 mn)
  • L’intendant Sansho (à partir du 3 août)
  • Blow up : Mizoguchi face à l’histoire (8 mn)

Tous les détails et les informations sont à consulter ici.

Pour approfondir la connaissance de l’œuvre de Mizoguchi, lire l’article de la cinémathèque, et écouter l’émission que France Culture lui avait consacrée en 2020 et intitulée « M comme Kenji Mizoguchi, le plus grand cinéaste du monde ».

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 4)

Ce mois-ci : La fermentation ou sakéification

Préparation du kôji (2 à 3 jours) : le champignon magique
Un champignon spécifique, utilisé comme agent de saccharification (processus de transformation en sucre) de l’amidon est inoculé et se développe sur une partie du riz (kôji) avant d’être ajouté dans une cuve.
Pied de cuve (14 jours)
Puis, dans une cuve plus grande, riz, kôji et eau (+ levures et acide lactique) sont ajoutés à nouveau : 3 ajouts de plus en plus importants sur une période de 4 jours (au total on doit donc préparer 4 fois du kôji et cuire 8 fois du riz pour faire du saké).

Fermentation double en parallèle (20 à 30 jours) : une fermentation unique au monde.
On parle de « fermentation double en parallèle » car, dans une même cuve, le kôji permet la dégradation de l’amidon en sucres pendant que les levures en rapide multiplication transforment les sucres. Ces deux processus ont lieu simultanément, c’est la raison pour laquelle le rendement alcoolique du saké est le plus élevé parmi les boissons simplement fermentées, pouvant ainsi atteindre 18 à 20° d’alcool en fin de fermentation.

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

L’expression du mois 今月の表現

塵も積もれば山となる « ちりもつもればやまとなる »

Le livre du mois 今月の本 

« Tout peut s’oublier » d’Olivier Adam

La grève de la faim de Vincent Fichot, en grève de la faim depuis plus de 3 semaines à Tokyo, est là pour nous rappeler que la garde partagée des enfants en cas de séparation n’existe pas légalement au Japon. Aussi, l’enlèvement parental est une pratique courante et tolérée par les autorités locales.
Sujet délicat abordé par la littérature dans le roman d’Olivier Adam « Tout peut s’oublier » paru chez Flammarion en début d’année.
« Un appartement vide : c’est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l’évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. À l’incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant 

d’autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s’il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ? »

Paru le 06/01/2021
Prix : 20€
E-book : Epub : 6,99€ ; Pdf : 6,99€

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

« Au Japon la perception de la mort n’est pas exactement la même qu’en Occident. La disparition d’un proche signifie un renouveau pour son âme. La fête お盆 (« Obon »), d’origine bouddhique, a lieu le plus couramment du 13 au 15 août, dates durant lesquelles les japonais rendent hommage aux esprits de leurs ancêtres. Même si ces jours ne sont pas fériés, de nombreux japonais prennent des vacances pour retourner dans leur ville natale, visiter leur famille et nettoyer les tombes de leurs ancêtres. Célébrée au Japon depuis plus de 500 ans, cette fête (祭りmatsuri) s’accompagne de nombreux rituels : bon-odori (danse traditionnelle), spectacles, jeux, marchés nocturnes, tôrô nagashi (cérémonie ayant lieu le dernier soir et consistant à un lâcher de lanternes à la mer ou dans une rivière basée sur la croyance que les lanternes guident les esprits des disparus vers l’autre monde) et parfois même un feu d’artifice clôture ces trois jours de fête. « 

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

La Kuchisake Onna : fantôme meurtrier d’une femme à la bouche béante

Cette légende urbaine fort connue au Japon a de quoi faire presser le pas lorsqu’on rentre tard chez soi. La Kuchisake Onna a pour origine une sordide affaire familiale qui a bien pu arriver dans le passé. Elle serait le fantôme d’une femme adultère que son mari, pour la punir de ses infidélités, aurait défiguré au couteau, lui tranchant la bouche d’une oreille à l’autre.
Depuis son trépas, elle hante les rues le soir… La Kuchisake Onna apparaît aux vivants comme une belle jeune femme avec un masque chirurgical, tenant dans ses mains une lame aiguisée. Après s’être approchée de vous, avec les plus mauvaises intentions du 

monde, elle vous demande d’une voix susurrante : “Suis-je belle ?” Répondez oui et elle retire son masque, dévoilant le plus effrayant des sourires. “Et maintenant ?”
Quelle que soit votre réponse, elle vous réserve un sort funeste. Au “non”, elle vous tue sur-le-champ; dites “oui”, elle vous défigure à son image… Vous pourriez tenter de prendre vos jambes à votre cou… Malheureusement, vous êtes poursuivi !

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Connaissez-vous les « henohenomoheji » ?

Ce jeu des enfants japonais est très répandu. Il s’agit de dessiner des visages de personnages à partir de 7 caractères (hiragana et/ou katakana). Le plus classique est le へのへのもへじ. Cependant, des variantes peuvent exister, chacun pouvant dessiner son propre « henohenomoheji ».
À vos crayons et pinceaux ! Nous attendons vos créations originales. Le plus original recevra (peut-être) un cadeau.

Vous pouvez visionner cette courte vidéo, où un dessinateur nous offre, avec talent, plusieurs déclinaisons.
https://www.youtube.com/watch?v=aAFlOw49TKo

Tous vos contacts à Bretagne-Japon

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Newsletter – Juillet 2021

Newsletter – Juillet 2021

Newsletter – Juillet 2021

月刊 BJ レター N°6

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Jean Félix, Énora, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Quentin LEPICIER, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL, Anne-Laurence BERTHIÉ

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Survie de Bretagne – Japon
L’appel lancé en mai par Clément (Président de Bretagne – Japon) a rencontré un certain écho. En effet 4 personnes ont répondu positivement et souhaitent s’engager afin d’assurer la survie de l’association.
Nous souhaitons donc la bienvenue à Justine Jouanolle (Organisation des ateliers), Luc-Pierre Chabaud (Domaine technique), Laurent Geslin (Trésorerie), et Simon Tricha (RH).

Luc-Pierre Chabaud

Laurent Geslin

Justine Jouanolle

Simon Tricha

Nos 4 collègues sont désormais « invités » au Conseil d’Administration en tant que bénévoles. Ils ont donc participé au CA du 27 mai dernier en attendant d’officialiser leur candidature lors de la prochaine assemblée générale (octobre).
Au vu de leurs motivations, nous sommes certains que Bretagne – Japon pourra rebondir et relever les défis des années à venir. Souhaitons-leur une bonne intégration dans l’équipe « dirigeante » de BJ.
Malgré ces arrivées, nous maintenons toujours notre appel pour que d’autres personnes puissent intégrer l’équipe «dirigeante ». N’hésitez pas à consulter la page consacrée aux bénévoles qui pourra vous apporter toutes les informations nécessaires.

 La saison 2021 – 2022

Les contraintes sanitaires semblant se lever peu à peu, le Conseil d’Administration a débuté ses travaux de remise en route des principales activités : cours de japonais (5 niveaux), ateliers de calligraphie, club de conversation et permanences du samedi matin. Les différents calendriers des activités, les réservations de salles ainsi que l’organisation des cours sont en phase de finalisation. 

Reprise des activités

Cours de langue japonaise

Types de cours : 3 cours de niveau 1 (débutants), 2 cours niveau 2, 1 cours niveau 3, 1 cours niveau 4 et 1 cours niveau 5
Tarifs : 315€ pour 28 cours d’une durée d’1 heure 30.
Date début des cours : semaines des 21 septembre et 28 septembre (selon les salles et les niveaux)
Inscriptions, 5 rue de Dinan à Rennes :
      – Anciens adhérents : samedi 28 août de 10h00 à 12h30 et l’après-midi en ligne.
-Nouveaux adhérents : samedi 4 septembre de 10h00 à 13h30
Nombre de places : selon conditions sanitaires du moment.
Pour plus d’information, veuillez consulter régulièrement le site Bretagne-Japon.

Club de conversation les samedis de 17h00 à 19h00

  • o Jusqu’au 30/06 : maximum 8 participants avec inscription via un doodle
  • o Après le 30/06 : limite sur place à 12 personnes avec inscription via un doodle.

Permanences à partir du samedi 21 août de 10h30 à 12h30

Atelier de calligraphie : 3 séances effectuées en juin 2021. Reprise saison 2021 -2022 en septembre – octobre 2021.

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

Les J.O. auront bien lieu : les véritables raisons

Les experts s’accordent tous, aujourd’hui, pour assurer que les prochains Jeux Olympiques de Tokyo se tiendront aux dates prévues.
Christine Ockrent, dans son émission hebdomadaire du samedi matin sur France Culture « Affaires étrangères » nous présente les véritables enjeux du maintien des jeux, coute que coûte. Si l’aspect financier n’est pas à négliger, peut-être faut-il changer d’optique et tenter une analyse en termes de relations internationales et notamment vis-à-vis de la Chine.
L’émission nous propose, également, un tour d’horizon des contraintes auxquelles la société japonaise du XXIème siècle se trouve confrontée.
À écouter ici.

Tokyo paranormal

Arte nous propose un voyage dans le Japon paranormal. Au travers de 10 courts métrages (5 mn chacun) on se trouve transporté dans un monde glaçant où règnent des êtres surnaturels, des fantômes qu’il est préférable de ne pas rencontrer.

Angoisse et frissons garantis. On y croise la femme des neiges, un mangaka de l’horreur, des écrans démoniaques,… Pour frissonner c’est par ici.

Pourquoi le Japon s’est-il modernisé ?

Une vidéo (22 mn) très bien réalisée retraçant l’histoire du Japon du début du shogunat (début XVIIème siècle) jusqu’à la guerre avec la Russie en 1905.
On voit à l’œuvre les changements sociaux qui vont précipiter la chute du shogunat et obliger le Japon à se précipiter dans la modernisation.
À voir ici.

Les musées des nouilles instantanées

Dans la (très) longue liste des musées insolites, ce mois partons à la découverte des musées de nouilles instantanées. Devenues une institution, les nouilles instantanées sont très populaires et permettent de se nourrir pour quelques centaines de Yens.

Le leader du marché « Cup Noodles » a ouvert 2 musées, l’un à Osaka et le second à Yokohama.
Les activités sont diverses et variées : réalisation de vos propres nouilles en personnalisant votre pot, et les accompagnements, réalisation de l’ensemble du processus de fabrication des ramens au poulet, expérimentation virtuelle d’une nouille à travers l’ensemble du processus de fabrication, diverses expositions dont l’historique de toutes les créations de « Cup Noodles », et bien évidemment, la boutique.
Le musée est en japonais, mais des audio-guides (anglais, coréens, chinois) sont disponibles.
Entrée gratuite, mais activités payantes.
Plus d’info ici.

Yasuke, le premier samouraï noir

Un documentaire de la chaîne ARTE évoque la possible venue au Japon, vers la fin du XVIème siècle d’un guerrier noir qui aurait embrassé la carrière de samouraï. Esclave des Jésuites, il aurait débarqué à Kyushu dans les « bagages » de ces derniers. Légende ou réalité, il semble difficile de connaître exactement la vérité tant les documents sont extrêmement rares. Toutefois, on se plait à imaginer la surprise des japonais du XVIème siècle à la vue d’un homme noir… d’une taille d’1m80.
À voir ici.

Les plus beaux jardins japonais

Le numéro de mai de la revue Highlighting Japan nous propose un voyage parmi les plus beaux jardins japonais :
  • The Famous Plum Trees of Kairakuen Garden (Mito City)
  • Kenrokuen : The “Outstanding Garden” of the Kaga Domain (Kanazawa)
  • Okayama Korakuen : A Daimyo Garden Full of Charm (Okayama)
  • Gardens That Look Just Like Landscape Paintings (Adachi Museum of art)
  • The Tiny Gardens of Kyo-Machiya
  • Mohri Garden: A Japanese Garden in the Heart of Tokyo
  • The Kyokusui-no-En Ceremony in the Garden of Dazaifu Tenmangu (Fukuoka)

Vous l’avez compris la revue est en anglais, en japonais et en chinois… À commander ici.

Satoru Iwata : vie et philosophie du Président de Nintendo entre 2002 et 2015

Développeur de génie, producteur visionnaire, chef d’entreprise modèle : c’est peu dire que Satoru Iwata a marqué de son empreinte l’industrie vidéoludique. Il a contribué à la création de franchises reconnues ainsi qu’au succès de consoles au concept novateur. Réunissant des entretiens menés par Shigesato Itoi (Mother), une interview exclusive de Shigeru Miyamoto (Super Mario, Zelda, Donkey Kong) ainsi que des extraits tirés de la série « Iwata demande », ce livre est l’occasion de revenir sur la vie et la philosophie de cette figure emblématique du jeu vidéo.
Plus d’info sur Satoru Iwata ici.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Bosaikan – Testez le simulateur de séisme magnitude 7

Bosaikan est un centre public de prévention des risques et premiers secours au Japon, situé à Ikebukuro au nord-ouest de la capitale nippone. Géré par les pompiers de Tokyo, ce « bâtiment de prévention des désastres » permet entre autres d’essayer un simulateur de séisme. Le bôsaikan propose en fait un tour complet (en moins de deux heures) de plusieurs « attractions » liées à la prévention des désastres naturels et autres accidents, notamment :

  • un simulateur de séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Shindo ;
  • un simulateur de fumée dans une pièce et un couloir d’où l’on doit s’échapper ;
  • un simulateur interactif d’extinction d’incendie ;
  • un film sur le grand séisme de 1923 dans le Kantô.

Petit bémol : entièrement en japonais.
Petit plus : gratuit

Adresse : 2-37-8 Nishiikebukuro, Toshima-ku, Tokyo
Gare : Ikebukuro
Ouverture : 9h à 17h. « Visite guidée » : 9h30, 13h, 15h
Source : Kanpaï

Ouverture du parc Ghibli à l’automne 2022

Situé près de Nagoya, le parc sera constitué de 5 parties, chacune d’entre elles reprenant les thèmes qui ont contribué au succès du studio.
En 2022, ouvriront les sections :

« Seishun no oka aera » inspiré du « Château ambulant » et « Si tu tends l’oreille » ;
« Ghibli dai soko area » : cinéma, magasins, restaurants et jeux pour les enfants ;
« Dondoko mori area » sur le thème « Mon voisin Totoro » ;

À partir du printemps 2023, les 2 sections suivantes ouvriront :
Monomoke no sato area” (le village de Monomoke);
Majo no tani area” (la vallée des sorcières) sur le thème du “Château ambulant » et « Kiki la petite sorcière ».

Source : Le site du Japon
J’en connais qui vont déjà réserver leurs billets d’avion…

Ouverture du parc Super Nintendo World

Le premier parc d’attractions Mario au monde !
Après quelques vicissitudes et quelques retards, le parc est ouvert depuis mars 2021 à l’ Universal Studios Japan (USJ) d’ Osaka.
Les infos essentielles sont ici.
Le site officiel du parc est ici.
Pour une visite en japonais (sous-titrée en anglais), c’est ici.
« À destination principalement des enfants et des fans de Mario de la première heure, Super Nintendo World est bien plus plaisant à faire à plusieurs, entre amis ou en famille. Les splendides décors du parc recréent fidèlement l’univers des jeux vidéo de la fameuse saga et 

on espère qu’ils vieilliront dans de bonnes conditions pour attendre le retour des touristes étrangers. L’interactivité et la compétition bon enfant sont également au rendez-vous mais pour les sensations fortes, il vaut mieux passer son chemin et retrouver les autres mondes d’USJ. »
Source : Kanpaï

Marathon de Tokyo 2021 : Pas de participants étrangers

Ce n’est pas souvent que nous traitons de l’activité sportive dans la lettre de BJ. Ce mois-ci nous avons une pensée émue pour tous nos amis marathoniens, qui une fois de plus, seront privés de l’épreuve tokyoïte prévue le 17 octobre.
Rendez-vous en mars 2022 ?

Ouverture des frontières japonaises : 26 octobre 2021 ?

Le site Kanpaï a élaboré une méthodologie basée sur la stratégie de vaccination permettant de connaitre la probable date de réouverture des frontières. Plusieurs paramètres sont pris en compte notamment :

  • La population à vacciner,
  • Les doses déjà injectées mises à jour quotidiennement,
  • La proportion de la population déjà vaccinée en 1ère et 2nde dose,
  • Le taux de la population à vacciner,
  • Les doses quotidiennes inoculées.

Tous les détails de la méthodologie (paramétrables selon les données recueillies quotidiennement) sont à retrouver ici.
En toute fin d’article de Kanpai, vous trouverez « les conseils judicieux » pour préparer votre futur voyage au Japon.

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

Ce mois-ci, notre ami Marc Porrini, bien connu des adhérents BJ pour ses créations Gyotaku et pour sa boutique- atelier installée au 3 rue Victor Hugo à Rennes, est à l’honneur de la lettre. 2 articles lui sont consacrés :

Exposition Gyotaku à Larmor Plage

Du 3 au 18 juillet 2021 se déroulera le salon Océanissime 2021 de l’Académie des Arts et Sciences de la Mer à Larmor-Plage (56). Dans le cadre de cette manifestation, Marc Porrini, Maître Gyotaku au Japon, expose quelques-unes de ses œuvres. Si vous passez par Larmor Plage, il se fera un plaisir de vous présenter ses réalisations.
Si, toutefois, vous n’envisagez pas une petite excursion dans le Morbihan, Marc

vous accueillera à l’Orangerie du Thabor du 20 au 26 septembre. Mais d’ici là, nous aurons l’occasion de vous en reparler.
Plus d’info sur Océanissime 2021, c’est ici.

Une nouvelle association : Gyotaku Art Takuseikai Europe

Marc, dynamique ambassadeur de l’art du Gyotaku, internationalise son action en créant l’« Association Gyotaku Art Takuseikai Europe ».
L’association se donne pour mission de rassembler les artistes européens (France, Italie, Allemagne, …) adeptes du Gyotaku et de transmettre cette technique d’empreinte de poissons en Europe. Si pour l’instant l’effectif est limité, l’association espère élargir son audience dans les années qui viennent en organisant expositions et ateliers.

Ouverture du Karaoké Musikam à Cap Malo

12 salles de 6 à 50 chanteurs avec chacune une ambiance différente (jeans, années 80, cabaret parisien,…), un catalogue de plus de 40 000 chansons, voilà de quoi faire émerger l’artiste qui sommeille en vous.

Et comme le dit le slogan de Musikam : « Même si vous chantez mal, on vous entendra bien »… À tout cela s’ajoutent une salle de concert de 350 places, la possibilité d’organiser des séminaires, un bar, des soirées thématiques,… Adresse : zone commerciale de Cap Malo 35 520 La Mézière. Tél : 02 57 67 27 20 Réservations sur musikam.fr Toutes les infos ici.

À Nantes / ナントの最新情報

Exposition : Esprit et forme du Japon « La vie illustrée du prince Shôtoku »

Pour la première fois en Europe sont exposés 4 paravents, d’une longueur totale de 36 mètres, provenant de la collection du temple Chūgū (à Nara). Ces œuvres réalisées par Toshihiro HAMANO (né en 1937) représentent « La vie illustrée du prince Shotoku (574-622), qui fut régent et politicien de la cour impériale de la période Asuka au Japon (592-710). Le prince Shotoku joua un rôle majeur dans l’implantation au Japon du bouddhisme et d’éléments de la culture chinoise, notamment l’écriture 

et le système d’organisation gouvernementale Ritsuryo. »
« Les panneaux or sur fond noir — selon la technique du maki-e, laque dont la surface est couverte de poudre d’or — montrent soixante-dix épisodes célèbres de la vie du légendaire Shotoku à l’intérieur de cercles de différentes tailles. Des plantes, des fleurs, des arbres aux quatre saisons, disposés le long d’un large cours d’eau qui coule d’une extrémité à l’autre, s’égaillent dans la composition. »

  • Date : du 3 juillet au 12 septembre
  • Horaires : 10h à 18h, fermé le lundi
  • Du 1er juillet au 31 août : de 10h à 19h, 7 jours/7
  • Lieu : Château des Ducs de Bretagne
  • En savoir plus ici.

À Paris /パリの展示会情報

Nous vous avions déjà annoncé ces superbes expositions et puis de confinements en reconfinements, elles avaient été reportées. Elles viennent enfin d’être ouvertes au public.

Exposition : Voyage sur la route du Kisokaidō. De Hiroshige à Kuniyoshi 

150 estampes japonaises exceptionnelles.
Du 19 mai au 8 août 2021
Musée Cernushi, 7 avenue Vélasquez  – 75008 Paris
Le Musée a mis en ligne quelques podcasts permettant de profiter de l’exposition.

Par ailleurs, je vous invite à regarder cette vidéo (17 mn) où Madame Manuela Moscatiello, responsable des collections japonaises du musée nous décrypte les éléments de cette splendide exposition.
À l’occasion de la réouverture du musée, la chaîne ARTE, vous propose un concours permettant de gagner des invitations pour visiter l’exposition. Connectez-vous ici.

Exposition : « Secrets de beauté » – 美の秘密‐浮世絵に見る江戸時代の化粧と髪型

150 estampes et 60 objets (miroirs, peignes, épingles à cheveux, perruques…).
Maquillage et coiffures de l’époque EDO dans les estampes japonaises.
Du 19 mai au 10 juillet 2021
Maison de la Culture du Japon, 101 bis, quai Branly  – 75015 Paris

Œuvres japonaises du château de Fontainebleau. Art et diplomatie

Cet été, le château de Fontainebleau accueille une exposition d’œuvres d’art composée des cadeaux diplomatiques offerts par l’avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, notamment lors d’une ambassade itinérante japonaise en 1862.  Le Japon vivait alors une période de transition décisive en faisant ses premiers pas sur la scène internationale.
Sont présentés au public un ensemble de dix kakemonos peints sur soie par des artistes officiels, ainsi que d’un paravent à fond d’or. S’y ajoute une dizaine d’objets précieux par leurs matériaux et leur technique, qui comprend des œuvres en laque, en cristal de roche ou encore en métal et en ivoire.

Jusqu’au 20 septembre.
Plus d’info ici.

L’Essence de Kyoto : exposition – vente d’objets artisanaux

Lorsque Kyoto était au sommet de sa prospérité en tant que capitale, les arts ont prospéré et les «industries» ont émigré de tout le Japon, alors que les artisans créaient des articles de plus en plus sophistiqués pour la maison impériale. Ces techniques ont été transmises de génération en génération.
Cette exposition-vente est donc l’occasion de découvrir l’artisanat et l’histoire de Kyoto à travers des productions issues de 6 ateliers réputés (céramiques, porcelaines, bougies, tissus).

Adresse : 18-20 Rue de Thorigny, 75003 Paris (Sway Gallery)
Ouvert mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi. De 11:00 à 19:00
Jusqu’au mardi 31 août 2021
Plus d’info ici.

Le premier Japon de … Quentin / 日本との出会…….カンタン

Je me situe clairement dans la tranche d’âge qui a vu naître cet engouement générationnel pour les pays asiatiques et plus particulièrement le Japon.
Je me suis intéressé au japon comme d’autres commencent à fumer. C’est-à-dire par simple mimétisme, souhaitant juste me conformer à la masse, à un âge où la personnalité de chacun se cherche. J’ai donc commencé comme tout le monde à regarder des animés …puis de fil en aiguille, j’ai découvert la 

la gastronomie japonaise, les mangas, la langue, … en fait toute une culture !
Comme je suis d’un tempérament à aller au bout des choses, me voilà donc 20 ans plus tard à m’arracher quotidiennement les cheveux sur les kanji. « De la sueur, du sang et des larmes !»
On peut penser que la genèse de mon intérêt pour le Japon n’est pas très glorieuse, mais, au final je ne regrette rien. Par ce biais, je me suis ouvert au monde et jouis des plaisirs que ce pays peut offrir. ET PUIS LA BOUFFE QUOI !! Rien que pour ça, c’est une belle aventure !

Gastronomie / グルメ

« Anko ou An » : la pâte de haricots rouges.

Qui n’a pas en tête la préparation des excellents dorayakis du film « Les délices de Tokyo » fourrés avec la fameuse pâte de haricots rouges sucrée. Cette pâte préparée avec amour par la délicieuse Tokue (Kiki Kirin) est une incontournable garniture de nombreux desserts au Japon.
Bien que connue dès la période Muromachi (1333-1568) la pâte de haricots rouges sucrée ne sera vraiment utilisée pour les confiseries japonaises qu’à l’époque d’Edo (1603-1868), lorsque les négociants hollandais commencèrent à

importer régulièrement du sucre.
Comme le montre très bien le film « Les délices de Tokyo », maîtriser l’art de sa préparation était une tâche extrêmement difficile, nécessitant au moins 10 ans de formation constante auprès d’un chef. Aujourd’hui, les choses sont devenues plus simples, l’anko étant produit en masse et facilement accessible dans n’importe quel supermarché (on peut supposer que la qualité n’est pas la même).
L’anko est obtenu à partir de haricots azuki mais également de châtaignes ou encore de patates douces. Il existe aussi des variétés aromatisées avec du sésame en poudre, du yuzu ou du miso.
Pour en savoir plus, c’est à lire ici.
Une recette de l’anko à lire ici. Si vous tentez l’expérience, la rédaction de la lettre est volontaire pour une séance dégustation…

La recette des tsukemono d’Anne-Laurence

Au restaurant, au Japon comme dans les restaurants japonais en France, vous avez forcément croisé les tsukemono (漬物, littéralement « choses macérées ») ou pickles japonais. Ce sont ces petits « extras » que l’on vous sert dans des petites coupelles, petites bouchées qui nettoient le palais et apportent un peu de piquant pour contrebalancer la richesse des aliments dits umami. Les plus connus sont le gingembre mariné, appelé « gari », qui accompagne les sushi, et la prune salée umeboshi. Ils sont bons pour la santé, bons au goût et facilitent la digestion.
Mais saviez-vous qu’ils sont facilement réalisables ? Les Japonais en font d’ailleurs chez eux bien qu’ils soient très présents dans les supermarchés et marchés japonais !
Pour vous initier (il existe des dizaines de déclinaisons avec toutes sortes de légumes), voici 2 recettes toutes simples.

1- Le fameux gingembre mariné

Épluchez un morceau de gingembre.
Détaillez-le en fines lamelles à l’aide d’un économe.
Mettez les lamelles dans un bocal propre, ajoutez une cuillère à soupe du sucre, et recouvrez de vinaigre de riz
Mélangez bien et laissez mariner 2 jours au réfrigérateur.
C’est tout ! Et, ô surprise, le gingembre ne devient pas rose comme celui du commerce, cette couleur étant due à un colorant…
2- Navet, radis noir ou daïkon mariné
Notez bien qu’il n’est pas nécessaire d’aimer le légume de base pour l’apprécier en tsukemono, j’ai testé pour vous !
La recette est identique au gingembre mariné, en détaillant le légume en fines rondelles, et en ajoutant un zeste d’agrume (citron, orange, pamplemousse).
A consommer sans modération !

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Des J.O. à la pointe de la révolution écologique

Les Jeux de Tokyo 2021 seront les premiers à être alimentés à 100% par des énergies renouvelables. Le géant de l’automobile japonais, Toyota participe notamment à cet effort en proposant 3 700 véhicules et solutions de mobilité faibles en émissions et économes en carburant. Selon Toyota, près de 90% de la flotte officielle sera électrifiée : véhicules hybrides électriques, véhicules électriques à pile à hydrogène type Mirai. De même pour l’utilisation de ressources durables,  réutilisables et recyclables comme le bois. Tel que le nouveau stade olympique conçu par Kengo Kuma qui intègre ainsi une toiture et des façades presque intégralement construites en bois, inspirées du temple japonais Horyuji âgé de 1 300 ans. 

https://www.nippon.com/fr/guide-to-japan/g00795/

En savoir plus sur la politique de construction bois au Japon

Tout comme Tokyo, Paris a pour objectif d’organiser les Jeux les plus durables de l’histoire. Si le Japon réussit son pari sur Tokyo 2020, la France devra donc redoubler d’efforts avec Paris 2024.

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

Le phénomène AKB48

Si les idoles ont toujours été présentes sur le devant de la scène musicale japonaise (Onyanko Club dans les années 80, Morning Musume à la fin des années 90), un nouveau « super groupe » se distinguera des autres à partir de 2010 avec un système unique au monde pour devenir un vrai phénomène de société, dépassant même les frontières japonaises : AKB48 et les groupes 48.

Les AKB48 lors de la promotion de leur 4ème album « 1830m » en 2012

Yasushi Akimoto, célèbre compositeur et producteur japonais, a réussi l’exploit de créer en quelques années un véritable empire de divertissement basé sur un concept pourtant simple : « Idols you can meet », des idoles accessibles par le public. Créé en 2005 dans le quartier otaku d’Akihabara, « AKihaBara48 » (réduit par la suite en AKB48) est composé initialement de 48 jeunes filles (chanteuses, danseuses, mannequins, actrices, comédiennes) réparties en 3 équipes (Team A, K & B) de 16 personnes. Chaque jour en rotation, une des trois équipes se produit dans leur théâtre, quand les deux autres passeront sur des programmes télé ou faire des tournées.

 Il faudra attendre l’année 2009 et la sortie du single « RIVER » pour qu’elles atteignent pour la première fois la première place du classement ORICON. A partir de là, les succès s’enchainent, et tous les singles qui suivront atteindront facilement la première place du podium, certains se vendant au million. La mise en place d’un système d’élection générale par vote pour décider du « senbatsu » (liste des personnes qui participeront au prochain single) se popularise auprès du grand public, dépassant ainsi la population cible initiale. « Heavy rotation » sorti en 2010 signera le grand hit dont avait besoin le groupe avec 700.000 copies vendues et restera numéro 1 des karaokés pendant plus d’un an : on peut désormais parler de phénomène social. Les AKB48 sont partout à la télévision, toutes les entreprises se les arrachent pour qu’elles endossent leurs produits, une série animée et même un jeu vidéo voient le jour. Les filles commencent à se produire sur les plus grandes scènes du Japon, notamment au a-nation en 2011 et au Tokyo Dome en 2012. Avec plus de 9 albums et 58 singles, les AKB48 ont écoulé plus de 50 millions de disques vendus en un temps record, devenant le groupe féminin le plus populaire de tous les temps au Japon.

 Le succès du groupe d’Akihabara a permis d’ouvrir d’autres groupes « sœurs » et exporter ce modèle partout en Asie pour former un empire de divertissement : SKE48 à Nagoya, NMB48 à Osaka, JKT48 en Indonésie, BNK48 en Thaïlande, SGO48 au Vietnam, MUB48 en Inde…
Et pour s’assurer d’un monopole total du genre, Yasushi Akimoto a lancé en 2011 une nouvelle famille de groupe, « 46 », rivale de la famille 48 : Nogizaka46 connait un succès semblable.

Logos des différents groupes 48 implantés au Japon et dans d’autres pays asiatiques

Malgré leur énorme succès, les AKB48 restent sujettes à de nombreuses critiques, comme certaines tenues inappropriées à leurs âges, des paroles de chansons parfois osées et provocatrices, et le système de « handshake » qui booste injustement les ventes de leurs CDs.

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

AKB48

Après avoir présenté l’empire 48, focus sur la musique du groupe original basé à Tokyo : AKB48.

Le registre musical du groupe basé à Akihabara est exceptionnellement varié pour un groupe d’idoles. Les AKB48 ne se contentent pas de chansons « kawaii pop » (ヘビーローテーション / Heavy Rotation), mais proposent également des ballades (桜の木になろう / Sakura no Ki ni Narou) ou de la dance-pop avec des messages assez forts (Kaze wa fuite iru, Beginner), le tout accompagné par des tableaux assez colorés ou des chorégraphies plus ou moins bien travaillées.

Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : AKB48 – 恋するフォーチュンクッキー / Koi Suru Fortune Cookie
Autres recommandations pour ce groupe : UZA, High Tension, Green Flash, Kaze wa fuite iru

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L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

Comment les mangas se sont emparés de la cause LGBT+

Si l’homosexualité était fort admise dans le Japon médiéval, notamment dans l’environnement des samouraïs, le milieu de l’ère Meiji a vu un changement radical dans la perception qu’en avait la société japonaise.
De nos jours, les mentalités évoluent doucement et si les réactions ne sont pas toujours hostiles, les non-dits restent nombreux dans ce pays. L’article à lire ici fait un tour d’horizon des mangas qui traitent de la question LGBT+. 

Exposition de 80 planches de 5 contes japonais illustrés par la mangaka Yoshimi Katahira.

Née en 1974 à Tokyo, Yoshimi Katahira dessine depuis son plus jeune âge. À l’âge de 19 ans, elle travaille en tant qu’assistante de mangaka, pour devenir, deux ans plus tard, auteure et illustratrice de manga. Passionnée de la France, elle s’installe à Paris en 2007 pour étudier la littérature.

Ces contes traditionnels, très populaires, sont peints en mangas grands formats (A3). Chaque planche est une œuvre d’art unique, accompagnée de son texte. Cette lecture d’un manga, sur cimaise, est originale et émouvante, vous plongeant dans un univers familier aux japonais, et à un nombre important de français, eux aussi grands amateurs de mangas.

Date : Jusqu’au 11 juillet.
Adresse : 36 bis grande rue, 77630 Barbizon (Galerie l’Angélus, New Art)
Site web : https://www.galerie-langelus.com/actualites

Atelier de manga à distance par Quartier Japon

Plusieurs niveaux sont proposés :

  • Initiation au manga à travers différentes techniques avec un mangaka et illustrateur professionnel.
  • Approfondissement de la pratique du manga et initiation à de nouvelles techniques.

Dates : dimanches 22 et 29 août de 9:30 à 12:30.
Tarif : 34 € la séance, sur inscription
Contact ici.

Le «Seijū », le doubleur japonais, icône de l’animation

Contrairement à la France, le monde du doublage de l’animation est particulièrement mis en valeur au Japon. Les doubleurs d’anime sont appelés les « Seijū ». Le mot seijū [声優] est un terme dérivé de « Koe no Haiyuu”[声の俳優] qui signifie acteur de la voix. Les japonais glorifient ces acteurs « seijū » devenus indispensables au vu de la quantité d’animés produite chaque année. La profession est reconnue mais en vivre reste difficile car rare sont les élus. En effet, obtenir un rôle principal dans une série d‘animation est compliqué car la concurrence est très rude. Tous les seijū débutent par des rôles de figurants plus ou moins importants avant de décrocher de plus grands rôles.

Une filière de formation spécifique

Pour devenir un Seijū il faut être diplômé d’une école spécialisée. Ces écoles forment les comédiens aux différents aspects et techniques de doublage. Accessible directement après le lycée, les cursus proposent d’apprendre les bases du jeu d’acteur, les techniques vocales élémentaires (prononciation, diction, respiration) et le chant. Deux années d’études sont nécessaires pour que le diplômé seijū rejoigne une agence de seijū, qui sont réputées très sélective. Dans une agence, le manager est l’intermédiaire entre le seijū et la production d’un animé. Ces manageurs s’occupent généralement de plusieurs seijū ; ils les informent sur les casting, et leurs donnent tous les éléments nécessaires comme les plannings, les scripts, le matériel, etc.. Il existe des exceptions, certains doubleurs sont des comédiens de théâtre ou viennent du divertissement. Des castings sont organisés par des magazines et des maisons de productions, comme le seijū Damashii, un casting qui a pour particularité d’être ouvert aux jeunes du monde entier (la maîtrise du japonais reste un impérative).

Yuu Kobayashi (Sacha dans SNK) est une ancienne mannequin, Suzuko Mimori (Himiko dans Btooom), est une ancienne danseuse, Yurina Hase, était une actrice de charme, elles sont des exemples de seijū repérées dans le domaine de l’art et du divertissement.

Un univers impitoyable

Toutefois, l’industrie du doublage d’anime reste très fermée. La plupart des acteurs mettent des années avant de trouver un premier rôle. Il y a environ 1600 seijū au Japon, et seuls 1 à 4 seijū par an proviennent des 130 écoles spécialisées dans le domaine du divertissement. Au sein de ces écoles, les étudiants peuvent aussi se spécialiser dans d’autres métiers : créateurs de jeux, mangaka, écrivains et essayistes, animateurs, informaticiens et graphistes mais aussi comédiens de doublage.

En termes de rémunération, contrairement aux mangakas qui gagnent entre 5% et 10% de commission sur les ventes, les seijū gagnent leur salaire par épisode. Le salaire est décomposé en deux parties : le salaire net et les honoraires des chaînes de télévision par épisode peu importe le nombre de répliques du seijū. Les seijū débutants gagnent environ 27 000 ¥, les plus connus peuvent avoir un salaire de 81 000 ¥ (600 €) par épisode.

Les seijū reconnus et qui ont de grands rôles gagnent pour chaque anime entre 108 000 ¥ (800 €) et 324 000 ¥ (2400 €) par mois (1 anime = 1contrat de doublage). Souvent les seijū doublent plusieurs personnages dans de multiples animes donc de multiples contrats.

Je vous mets une vidéo des seijū du manga « l’attaque des titans » qui ont interprété de nombreux autres rôles.

Quelques seijū connus au Japon

  • Megumi Hayashibara a remporté 13 prix sur Animage, elle est également chanteuse et a exprimé les voix de Haibara Ai tective Conan, Haruka de Love Hina.         
  • Rie Kugimiya incarne Taiga de Toradora, Louise de Zero,  Tsukaima, Alphonse Elric et Xiao Mei dans Fullmetal Alchemist.                                                                                                       
  • Masako Nozawa double Goku dans Dragon Ball Z,Docteur Kureba dans One Piece , Nomo dans Cross Game et bien d’autres.                                                                                                                          
  • Junko Takeuchi illustre les personnages de Uzumaki Naruto dans Naruto, Gon Freaks Hunter x Hunter, Maka Albarn Soul Eater et  bien d’autres.
Furuki Nozomi est Chess Belle de Owari No Seraph, Ellen dans The seven Deadly Sins, Miwa Yamamura dans Barakamon …
Shintaro Asanuma double Mayuzumi Takumu de Accel World, Serpant de Tokyo Ghool : Re , Susanoo de Akame ga kill, Sasayama Mitsuru de Psycho Pass, Zéro de One piece…

Et en France

Malgré tout, en France aussi, certains doubleurs se distinguent, comme par exemple Benoit du Pac ou encore Brigitte Lecordier, qui interprètent nombreux de personnages d’anime et d’animation. Brigitte Lecordier dans « Dragon Ball », « Dragon Ball Z » et « Dragon Ball GT » double par exemple : Son Goku enfant, Son Gohan enfant, San Goten enfant, trunks enfant, Gotrunks, videl, C-18 et Neptune. Dans « Fary Tail », elle interprète Roméo enfant, Grey Fullbuster enfant, Luxus enfant et Coco. Elle est aussi connue pour le doublage de personnage de dessins animés français et américains. https://www.youtube.com/watch?v=4P9bdaEc3qQ

Quelques conseils

Beaucoup de séries à succès, commercialisent des « caracter song », qui regroupent des chansons interprétées par les seijū mais prétendument chantée par leurs personnages

https://www.senscritique.com/liste/Et_si_on_faisait_chanter_les_Seiyu/288153.

Pour être certain d’entendre votre seijū favori chanter dans un anime je vous conseille de regarder un anime avec une scène de karaoké ou encore un anime dédié à la musique. Parfois, plus les seijū chantent, plus l’anime est regardé. Pour moi l’anime « Love Live », est un très bon exemple de seijū aux talents de chanteur https://www.youtube.com/watch?v=dix-lB_muio.

À contrario, c’est le groupe de chanteuses AKB48 https://www.youtube.com/watch?v=aiFpwXRkXGs qui a inspiré l’animé AKB0048

https://www.youtube.com/watch?v=bSFiVcNNW1c&list=PLcFhKsR72ETfvysJbLNV1u9ggdGzp1NlW, certaines chanteurs étant devenues des seijū. Pour plus d’informations, vous pouvez lire la section « Musique japonaise par Simon » de cette newsletter qui met en avant le groupe AKB48 !

Pour tous les fans d’anime ou les curieux, je vous recommande de visionner les animes en VO, version originale. En effet, les seijū apportent un soin et une rigueur aux personnages, de nombreuses voix sont devenues cultes.  Cependant pour certains et aussi pour moi il est devenu difficile de dissocier les voix de seijū des personnages incarnés. Comme par exemple je suis fan du manga « Kingdom », et le seijū Morita Masakazu interprète à la fois le héros principale Xin Li de cet anime mais aussi un personnage très connu, le héros du manga « Bleach » Ichigo Kurosaki.

Pour aller plus loin…

Enfin pour mieux comprendre un peu le monde des seijū, vous pouvez lire ou regarder ces mangas et animes dédiés à ce métier. Je vous conseille « Shiirobako » de Kenji Sugihara, « REC » de Q-Taro Hanamizawa et également « bakuma » réalisé par Oba et Obata, axé sur les Mangaka un peu sur les seijū.

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Terrarium, de HIRASAWA Yuna, chez Glénat.
Série terminée en 4 volumes au Japon, 1 déjà sorti en France, 7.60€ le volume.
Un seinen à partir de 14 ans.

Résumé :
Chico, la technologue d’investigation et son petit frère Pino arpentent des colonies délabrées où des robots poursuivent leurs tâches comme si de rien n’était. Les deux explorateurs tentent de les accompagner dans leurs derniers souhaits, mais à quoi bon quand la fin approche d’heure en heure ? “Combien de centaines d’années faudra-t-il encore aux humains pour devenir meilleurs ?” C’est la question soulevée par ce récit d’aventure SF crépusculaire.

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Un premier tome doux et mélancolique qui pose les jalons d’un voyage à travers un monde dévasté. Chico et Pino nous interrogent sur l’humain et la machine, sur

l’humanité, sur la conscience : on se laisse attendrir par les robots rencontrés, moins avares d’émotions que certains humains. C’est un coup de coeur visuel et thématique à surveiller de près.

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Demon Slayer, le train de l’infini un succès planétaire

Sorti  au Japon le 16 octobre dernier, l’anime y a fait un tabac, battant en terme de recettes « Le voyage de Chihiro » et dépassant les 30 millions de spectateurs. Même succès à l’international comme aux États-Unis où le film a déjà engrangé plus de 420 millions de dollars de recette. En tête dans tous les box offices en Asie, il a débarqué en France où il « cartonne » avec plus  350 000 entrées en une semaine d’exploitation et au 15 juin, ce sont 660 000 billets qui ont été vendus.

Histoire du cinéma d’animation japonais

Au Japon, on peut faire remonter les tous premiers dessins animés au début de XXème siècle. Si la majorité des créations de l’époque ont malheureusement disparu lors du séisme de 1923, on sait que dès 1917 il y avait une production nippone. La Maison de la Culture du Japon de Paris nous propose l’interview d’Ilan Nguyên, spécialiste de l’animation à l’Université des Arts de Tôkyô. Ilan va remonter le cours de l’histoire de 

l’animation à l’Université des Arts de Tôkyô. Ilan va remonter le cours de l’histoire de l’animation japonaise pour revenir à ses origines.
Une excellente vidéo qui va apporter aux amateurs d’animes un plaisir fou à voir le chemin parcouru. C’est ici.
Et en cadeau, ce qui est considéré aujourd’hui comme le premier anime produit au Japon.

Rétrospective Hiroshi Shimizu à la Maison de la Culture du Japon à Paris jusqu’au 31 juillet

« Ses partis pris esthétiques peu communs pour l’époque – tournage en pleine nature, utilisation d’enfants comme protagonistes, omniprésence du travelling, mise en scène réduite au strict minimum… – le firent surnommer « l’enfant sauvage du cinéma japonais », et l’on s’accorde aujourd’hui à dire qu’il incarna une nouvelle vague à lui seul dans le cinéma d’avant 1945. » (Source : Maison de la Culture du Japon à Paris)
Réalisateur de quelques 163 films, il en reste, aujourd’hui 51. Cette rétrospective de l’ensemble de ses films encore existants est la première de cette ampleur en dehors du Japon.
Le programme et toutes les informations sont à consulter ici.

Pour une mise en bouche, un clip de quelques 3 minutes qui nous permet de survoler l’œuvre du maître. C’est à voir ici.

Godzilla, le roman fondateur du mythe édité pour la première fois en France.

Une fois n’est pas coutume, la rubrique cinéphile vous conseille un livre et pas n’importe quel livre : « Godzilla » dont le titre d’origine « Katei niman mairu karakita no dai-kaiju » ou « le grand monstre venu de 20 000 lieues sous les mers »,  de Shigeru Kayama annonce bien la couleur. Le roman est édité pour la première fois en français chez Ynnis.
Godzilla, film sorti en 1954, dont le scénario est basé sur le roman de Shigeru Kayama, a révolutionné le genre du kaijū eiga (怪獣映画?, « film de monstres ») dans un Japon d’après-guerre traumatisé par les bombardements atomiques. S’en suivront une bonne trentaine…
Editeur : Ynnis
Tarif : 14,95€

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 3)

Ce mois-ci : la préparation du riz.

Il existe une centaine de types de riz sakéifaires (tous de variété japonica) enregistrés officiellement et spécifiquement développés pour le saké, par croisements sur plusieurs générations.
La plantation du riz débute entre avril et mai. La récolte du riz s’effectuant d’août à novembre. Certaines variétés étant plus précoces ou tardives que d’autres. L’influence climatique joue un rôle important, les conditions n’étant pas les mêmes à Hokkaido ou à Kyushu.

Polissage
Après la récolte, il arrive que l’on fasse reposer le riz avant le polissage. L’opération de polissage permet d’éliminer la couche extérieure du riz en retirant un maximum de lipides et oligo-éléments pour ne conserver que le cœur, plus concentré en amidon. Cela peut aller de 4 à 6 heures et jusqu’à 72 heures.
Lavage
Cette opération permet d’éviter que les grains de riz ne ramollissent. Le riz est alors conservé quelques semaines avant le trempage.
Trempage
Opération consistant à ramollir les grains et les préparer pour la cuisson.
Cuisson
Le riz est alors cuit à la vapeur dans de gros cuit-vapeurs. Ensuite le riz est refroidi et divisé en 2 masses, l’une pour préparer le kôji (le champignon magique dont nous parlerons lors du prochain épisode) et l’autre pour la fermentation.

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

Le site du mois proposé par Anne-Laurence / 今月のアンヌ-ローランスおすすめサイト

Gourmands, curieux, je vous invite à découvrir la chaîne YouTube « Les recettes d’une japonaise », qui totalise plus de 110 000 abonnés.
Saori Laurent est japonaise, diplômée en cuisine et pâtisserie, et a ouvert il y a trois ans la chaîne « Les recettes d’une japonaise ».
Ses recettes sont très bien expliquées et simples à réaliser, avec des ingrédients faciles à trouver chez nous !
Il y en a pour tous les goûts : bols de riz, gyoza, curry, okonomiyaki, melon pan…
Elle a un adorable accent japonais, et vous deviendrez vite fan de son inimitable « Alors, c’est parti ! » au début de chaque recette 🙂
Et pour les réfractaires aux recettes en ligne, Saori Laurent a publié au printemps un petit livre rassemblant ses recettes les plus populaires aux éditions Marie Claire.

L’expression du mois 今月の表現

一寸の虫にも五分の魂   « Issun no mushi ni mo gobu no tamashii »

Le livre du mois 今月の本 proposé par Anne-Laurence

Comme Anne Laurence, vous avez un livre à conseiller (polar, roman, historique, biographie,…), faites le découvrir aux lecteurs de la lettre. Nous nous ferons un plaisir de l’insérer dans la rubrique.

« Les Libellules rouges » de Reiko Kruk-Nishioka

Reiko Kruk-Nishioka a 10 ans et habite à la campagne, à 20 km de Nagasaki, quand la bombe atomique détruit 80% de la ville.
Après 75 ans, elle témoigne et donne la parole à l’enfant qu’elle était en 1945, pour que le passé ne soit pas oublié.
Ce très beau livre, agrémenté de dessins aquarellés réalisés par l’autrice, est raconté à hauteur d’enfant, dans un conte divisé en quatre saisons.
Un beau récit, juste, pudique, jamais mièvre, qui nous permet de vivre aux côtés de Keiko, le double littéraire de l’autrice :  l’été où la victoire est encore possible, l’automne qui voit arriver les américains, l’hiver porteur de mort et le printemps qui ramène l’espoir.
Et les libellules rouges qui donnent leur nom au roman ? Ce sont de petits avions de toile, aux hélices de bois, sur lesquels s’entraînent près de chez elle de très jeunes pilotes
japonais (les futurs kamikaze…) et qui fascinent la fillette.
Un livre essentiel à mettre entre toutes les mains.
Reiko Kruk-Nishioka est née en 1935 à Isahaya, dans le département de Nagasaki. Depuis cinquante ans, elle est installée en France et a travaillé avec les plus grands, au cinéma, au théâtre et à l’opéra, en tant que maquilleuse et spécialiste des effets spéciaux.
Les Libellules rouges est son premier livre, paru à l’automne 2020.

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

Ce kanji fait référence au Tanabata (七夕), le 星祭 (hoshi matsuri « fête des étoiles ») ayant lieu le 7 juillet au Japon. Les dates des festivités peuvent cependant varier selon les régions et il existe plusieurs versions quant à ses origines. On dit que dans le Japon ancien, les jeunes villageoises avaient pour coutume de se retirer près d’une rivière pour tisser des vêtements destinés aux âmes des défunts et pour leur permettre de s’orienter, elles accrochaient ces habits à des perches en bambou. À cette version d’origine japonaise, vint s’ajouter la légende du bouvier et de la tisserande, d’origine chinoise, dont il existe également plusieurs versions, toutes liées aux étoiles Véga et Altaïr : il s’agit d’une histoire d’amour entre une princesse tisserande (織姫« Orihime », fille du Dieu du Ciel) et un mortel (彦星« Hikoboshi », étoile du bouvier).  

«Un jour, la princesse décida d’aller visiter la Terre où elle rencontra Hikoboshi, dont elle tomba amoureuse. Elle quitte alors le monde céleste pour le rejoindre. Les deux amoureux délaissant leurs tâches, cela déplut au Dieu du ciel, le père d’Orihime, qui décida de partir à sa recherche pour la ramener. Pour empêcher Hikoboshi de retrouver sa femme, les dieux séparèrent le monde terrestre du monde céleste en faisant apparaître une rivière infranchissable, la voie lactée. Mais devant les pleurs incessants de sa fille, ému, le Dieu du Ciel accorda au couple de se retrouver une fois par an, la septième nuit du septième mois. »

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

le tanuki (狸)

Inspiré du chien viverrin (sorte de raton laveur japonais) le tanuki (狸) est, dans la mythologie japonaise, un des esprits de la forêt auquel les Japonais attribuent des pouvoirs magiques. Maître des déguisements, il est réputé pouvoir changer de forme à volonté. Les tanukis sont souvent représentés portant un chapeau de paille et une gourde de saké, avec un ventre rebondi qu’ils utilisent comme un tambour et des testicules de grande taille, ce qui donna naissance à des dessins et des légendes humoristiques.

Les tanukis sont symboles de chance et de prospérité, ils sont présents dans l’art et les contes japonais depuis le Moyen Âge et restent très populaires, comme le prouve les nombreuses estampes les représentant ou le film d’animation d’Isao Takahata, Pompoko. On trouve également des tanukis dans les décorations des restaurants au côté des darumas et autres créatures du folklore.

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Après les critères de la beauté masculine vus le mois dernier, place aux dames. Mesdames êtes-vous kawai-kei ou kirei-kei ?
C’est ici.

Petites annonces /広告掲示板

À vendre Tôkyô-Koto très bon état

Je vends un Tôkyô-Koto (acoustique), et ses accessoires ayant été très peu utilisés. Fabriqué à Tôkyô avec des matières 100% naturelles. La coque est en Kiri (Paulownia tomentosa, bois le plus léger que l’on puisse trouver au Japon), et les cordes en soie.

  • Longueur : 182cm
  • Poids : 7 kg
  • Prix : 500€

Sont également fournis : 14 manuels (en japonais), 1 pupitre, 2 pieds, 9 onglets, 28 piliers et 1 accordeur.
Contact : malikooka@gmail.com

Ouverte depuis mi-Octobre 2020, la boutique de mangas, Giga Manga à Fougères, peut être considérée comme « l’ambassade du Japon » au pays des Marches de Bretagne et des rives du Couesnon. Nous avons rencontré son propriétaire-gérant, Lionel Vidicek.

Bonjour, quelle idée d’installer une boutique de mangas à Fougères ! Dites-nous les raisons qui vous ont incité à vous lancer ?
LV : Je pense qu’à l’origine, il y a un contexte familial. Ma fille de 16 ans, comme nombre de jeunes de sa génération, s’intéressait à cet aspect de la culture japonaise. Il semblait donc se discerner un intérêt soutenu pour les mangas dans une large partie de la jeune génération. Il faut dire que je n’étais pas indifférent à ce courant, ayant, au cours de ma jeunesse, été un fidèle spectateur de l’émission « Le club Dorothée » et donc « sous influence ».

Mais de l’intérêt au lancement d’une boutique de mangas, il y a un pas difficile à franchir ?
LV : Bien évidemment, on ne se lance pas dans une telle aventure sur un simple intérêt pour la chose. C’est à l’occasion d’une reconversion professionnelle que j’ai décidé de franchir le pas. Tout d’abord, le simple constat de l’absence de boutique sur la région était flagrant. En effet, acquérir un manga lorsqu’on réside ni à Rennes ni à Saint Malo est un peu plus difficile. Il reste la solution de l’achat en ligne ou se rendre dans les villes pourvues en magasins. À partir de ce simple constat, l’idée a pris corps dans mon esprit. Par ailleurs, une étude de marché a montré qu’il existait une forte attente dans la région fougeraise et même au-delà, jusqu’en Mayenne, département limitrophe.

Et donc, à partir de ce moment, vous avez décidé d’ »y aller » !
LV : Oui. Formation de gestion à l’appui et soutien familial m’ont permis de pouvoir concrétiser le projet. S’ensuivirent alors, toute la partie concrète de l’affaire : recherche d’un local adapté, négociations avec les plateformes des fournisseurs, procédures administratives, … pour finalement une ouverture en octobre dernier.

Quels produits proposez-vous à vos clients ?
LV : Nous avons actuellement plus de 2 000 références en livres, notamment les grands succès du moment. Évidemment, nous ne pouvons pas avoir en stock toute l’offre gigantesque des maisons d’édition. Pour cela, nous proposons un service de commande efficace qui permet d’acquérir les livres dans un délai tout à fait raisonnable. Toutefois, l’activité de la boutique ne se limite pas aux seuls mangas. On peut dire que la moitié de la surface leur est consacrée et l’autre moitié offre un large choix de produits dérivés tels que figurines, T-Shirts, confiseries, … Chez Giga Manga, nous jouons également la proximité avec nos clients et nous sommes toujours à leur écoute pour prodiguer quelques bons conseils de lecture.

Nous sommes, aujourd’hui, à plus de 6 mois depuis l’ouverture de votre boutique. Quel bilan en tirez-vous ?
LV : Je considère que l’on peut être satisfait. En effet, les clients ont largement répondu présents que ce soit pour les mangas eux-mêmes ou pour les produits dérivés. À tel point qu’un étudiant me vient en aide lors des journées d’affluence comme les mercredis et samedis.

Dernière question, quel type de clientèle accueillez-vous ?
LV : Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’univers des mangas est transgénérationnel. Nous accueillons, aussi bien des adolescents que des adultes de 30 à 40 ans et parfois même des grands parents….

Nous vous remercions de nous avoir consacré un peu de votre temps afin de nous éclairer sur le marché du manga dans la région de Fougères. Nous ne pouvons que vous souhaitez商売繁.

Propos recueillis par Bernard BECHON

Tous vos contacts à Bretagne-Japon

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Newsletter – Mai – Juin 2021

Newsletter – Mai – Juin 2021

Newsletter – Mai – Juin 2021

月刊 BJ レター N°5

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Jean Félix, Énora, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Gaëlle ANDRÉ, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL, Philippe ROBERT, Anne-Laurence BERTHIÉ, Hélène (Rennes – Sendaï)

Bretagne-Japon en danger : arrêt des activités en juin 2022 ?

 /ブルターニュジャポン存続の危機

Depuis déjà 3 ans, nous alertons sur la nécessité d’avoir de nouveaux bénévoles pour renouveler le conseil d’administration et le bureau. Le manque de personnes pour gérer l’association au quotidien est maintenant critique. Dans l’état actuel, les activités de l’association s’arrêteront en juin 2022.
Afin d’éviter la mort de l’association, il est impératif que de nouveaux membres s’investissent dans la vie de l’association. Il nous faudrait un minimum de 3 nouvelles personnes pour s’occuper des activités de gestion de la trésorerie, des ressources humaines, de l’organisation des cours et ateliers, de l’administration technique … Cela laisse un an pour que de nouveaux membres montent en compétences sur les sujets, notamment en participant à la rentrée d’octobre 2021.
Il est possible de réaliser de beaux projets avec l’association, mais pour cela, il est indispensable d’avoir une base de bénévoles solide organisant les activités. Notre page Web dédiée aux bénévoles présente trois fiches décrivant les postes recherchés.

 La suite de l’histoire de l’association Bretagne-Japon est entre vos mains.

Au 1er juin 2021, nous avons 4 personnes qui souhaite aider l’association. La reprise est donc en bonne voie 🙂

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

Le Japon peut-il se défendre avec son armée ?

En un peu plus de 4 minutes, cette vidéo illustre les changements majeurs intervenus depuis la fin de la seconde guerre mondiale en matière de défense.
Avec un budget désormais plus élevé que celui de l’armée française, elle compte 250 000 hommes. C’est une armée ultra moderne, très bien équipée et de moins en moins défensive.
Pour visionner la vidéo c’est ici.

Un ministère de la solitude au Japon

L’épidémie de Covid ayant inversé la tendance constatée ces dernières années concernant le taux de suicides (notamment chez les femmes) et une forte augmentation du chômage, le gouvernement nippon vient de créer un ministère dédié à la lutte contre la solitude et l’isolement.

Le cha-kaiseki, le repas précédant la cérémonie du thé

Vous connaissez sans aucun doute la cérémonie du thé. Toutefois, savez-vous qu’un repas est/était servi aux hôtes avant de procéder à la cérémonie elle-même ? Ce repas est le cha-kaiseki qui lui aussi s’appuie sur des rituels très spécifiques.
Ce n’est pas qu’une simple dégustation : il s’agit aussi d’ouvrir son cœur pour sentir, grâce au choix des objets et l’aménagement de la pièce, la beauté et le passage des saisons. En effet, l’hôte apporte autant de soin à la préparation des plats qu’à leur présentation (vaisselles,…).

Les composants d’un cha-kaiseki suivent les règles du ichijū sansai «une soupe, trois plats d’accompagnement», et le riz, avec en accompagnement : suimono, hassun, yutō, et kōnomono.
Pour en apprendre plus :
– L’univers de la cuisine cha-kaiseki à travers des yeux français ici (30 mn).
– Toutes les informations sur le cha-kaiseki sont ici.

Ôtsu-e « images d’Ôtsu »

Si en Occident, on connait les estampes (ukiyo-e), on connaît beaucoup moins les Ôtsu-e qui leur sont pourtant contemporaines.
Les Ôtsu-e ou « images d’Ôtsu », contrairement aux ukiyo-e (réalisées à partir de gravures sur bois) sont des peintures exécutées au pochoir, qui connurent une grande popularité tout au long de l’époque d’Edo, du début du XVIIe au milieu du XIXe siècle. Elles étaient vendues aux voyageurs et aux pèlerins qui empruntaient la route du Tôkaidô reliant Kyoto à Edo (aujourd’hui Tokyo), et dont la ville d’Ôtsu en est le premier relais. Les thèmes de ces peintures furent d’abord religieux, avant d’évoluer vers des contenus satiriques ou moraux.
De nombreux artistes du XIXe siècle, en particulier de l’école ukiyo-e, comme Kuniyoshi ou Kawanabe Kyôsai, furent fascinés par cette imagerie et s’en inspirèrent.
Plus d’info ici et ici.

Le musée du kanji à Kyoto

Nous poursuivons nos coups de projecteurs sur les musées insolites. Ouvert en 2016, ce musée dédié aux kanji a pour ambition de faire mieux connaître la culture des kanji à travers le monde.

Le musée se veut pédagogique et permet d’apprendre tout en s’amusant la structure ou les spécificités des idéogrammes.
En pénétrant dans le bâtiment, impossible de rater « la tour des 50 000 kanji », un grand pilier de 7,8 mètres gravé d’idéogrammes. Ici sont inscrits absolument tous les kanji répertoriés dans le dictionnaire considéré comme le plus grand au monde : Dai Kan-Wa jiten. Ensuite, on découvre l’histoire des idéogrammes chinois, l’évolution des matériaux et des outils d’écriture des idéogrammes, on participe à une initiation aux méthodes primitives d’écriture…
Lors de ma visite, les explications étaient uniquement en langue japonaise, et j’ai pu compter sur l’extrême attention et la gentillesse du personnel du musée (on est au Japon !) pour me guider.
Le site est malheureusement en langue japonaise et peut être consulté ici.
Quelques infos en anglais (plan du musée, horaires, accès) ici.

La culture japonaise rencontre la culture française /日本文化とフランス文化の出会い

Inattendu ! « Le temps des cerises » dans Porco Rosso

S’il est une chanson qui est fortement liée à « La Commune de Paris », dont on commémore actuellement le 150ème anniversaire, c’est bien « Le temps des cerises ». Quoi de plus étonnant que de découvrir cette mélodie dans l’anime « Porco Rosso » de Hayao Miyazaki. Le héros écoute Gina, la femme qu’il aime, interpréter « Le temps des cerises » « Sakuranbo no Minoru Koro » dans un cabaret pour aviateurs vétérans de la guerre de 1914-1918. 

Elle est chantée par la chanteuse japonaise Katô Tokiko qui double le personnage de Gina, l’hôtesse de Porco Rosso.
À écouter ici en japonais, les paroles (en japonais) sont ici (dans le descriptif de la vidéo, faire plus).

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Le plus beau jardin du Japon : Jardin du musée d’art moderne d’Adachi

Sélectionné parmi 1 000 jardins japonais, les 30 experts internationaux de la revue spécialisée « Journal of Japanese Gardening » ont, une nouvelle fois, et ce sans discontinuité depuis 2002, décerné le 1er prix au jardin du musée d’art d’Adachi. Le jardin du musée d’art moderne d’Adachi est composé de quatre espaces distincts : le jardin paysager sec, le jardin de gravier blanc et de pins, le jardin des mousses et le jardin d’étang. 

Le jardin s’observe uniquement de l’intérieur du musée, par l’intermédiaire de nombreuses baies vitrées, qui encadrent, à l’image d’une œuvre artistique, certaines scènes du paysage.
Toutes les infos sur le jardin sont ici.
La liste des 50 plus beaux jardins du Japon est à consulter ici.

Sanja Matsuri 三社祭

Festival le plus populaire de Tokyo (quartier d’Asakusa), le Sanja Matsuri se déroule tous les troisièmes week-ends de mai.
Les principales attractions du festival sont les mikoshi qui apparaissent le troisième et le dernier jour du festival. Ces trois autels de bois peint en vernis noir, ont été construits pour imiter les versions du temple d’Asakusa.

Chaque mikoshi est décoré avec des sculptures et des feuilles d’or ; un mikoshi pèse approximativement une tonne et nécessite pas moins de 40 personnes pour le porter.
Ce rassemblement monumental permet également de côtoyer des franges de la population avec lesquelles la distance est plutôt de rigueur le reste de l’année, comme les yakuzas. Ceux-ci s’exhibent ainsi en fundoshi (sous-vêtements de sumo), sans pudeur ni menace, dans leur plus simple appareil afin de montrer fièrement leurs nombreux tatouages, qui souvent font figure de vêtements, apposés pour toujours sur leur peau. Outre les démonstrations, Sanja Matsuri met en scène de nombreux artisans ou artistes en représentation pour l’occasion, notamment des acteurs déguisés en grues.
En savoir un peu plus, ici

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

«Le Kamishibaï : bd animée ou ciné dessiné, un art populaire qui dévoile les ruses des images et des écrans!»

Notre ami, Philippe a plus d’une corde à son arc. Animateur dévoué du club de conversation, il est comédien-metteur en scène et dessinateur pour un art populaire venu du plus profond de la culture du Japon et ancêtre du manga : le kamishibaï !
« Pour raconter ses histoires, le conteur ouvre un castelet, d’où il retire un à un des dessins; c’est le kami-shibaï (papier-芝居pièce de théâtre), … ». La suite est à lire dans le focus en fin de newsletter.

Philippe a su transposer le kamishibaï dans de multiples univers : contes japonais (cela va de soi), africains, chinois, européens, mariant toujours la musique (le jazz notamment) à ses multiples créations.
Dans son agenda rennais, il faut noter sa présence au prochain Festival Africain TOUT À COUP de la Cie Kouliballets qui devrait se dérouler en juin 2021.
Vous pouvez visiter le site de Philippe où il nous fait découvrir ses créations, son agenda,… »
Cet été, Philippe vous propose d’organiser une représentation dans votre jardin ou votre salon.
Contact : philipperobert963@gmail.com

Le jardin de Haute Bretagne est désormais ouvert au public

Nouvelle saison pour le parc de Haute Bretagne situé près de Fougères dans le parc du Château de la Foltière en la commune du Chatellier.
On y (re)découvrira les superbes jardins « d’inspiration » japonaise.
Les visites sont bien évidemment soumises aux contraintes actuelles de respect des règles de sécurité sanitaire.
Toutes les informations (accès, horaires, tarifs,…) sont ici.
Visite guidée par le propriétaire des lieux ici.

En France フランスニュース

Annulation de Japan Expo 2021 et report en 2022

Pour la 2ème année consécutive, Japan Expo est annulée en raison de la situation sanitaire.
Donc rendez-vous à l’été 2022.
Plus d’info : ici.

Le premier Japon de … Gaëlle / 日本との出会…ガエル

Mon premier Japon remonte à très loin… En effet, dès l’enfance, j’ai baigné dans un environnement « kanji ». Du plus loin que je m’en souvienne, des kakémonos, des aquarelles accompagnées de citations en langue japonaise ainsi que des tableaux brodés au point de croix par ma mère décoraient les murs de la maison familiale. De ces éléments-là, il me semble aujourd’hui reconnaître, les kanji de la lune, de la famille et de l’amour.
Ce monde mystérieux de signes, qui, à cette époque, n’avaient pour moi qu’une valeur esthétique, me fascinait.
À l’adolescence, je me suis passionnée pour des alphabets différents du nôtre dont les hiragana qui pour moi dégageaient une beauté étrange. De l’esthétique des mystérieux hiragana, il n’y avait qu’un pas à franchir pour se frotter à la langue et à la culture japonaises.
C’est en me penchant sur la langue elle-même, que j’ai découvert toute la culture du pays. Certes j’avais lu quelques mangas mais je n’avais pas forcément fait le lien avec le Japon. Et puis ce fut le choc : la découverte des Miyazaki ! J’ai adoré la magie qui en ressortait, la scénographie et notamment les musiques. Quand j’ai entendu la musique « Teru no uta » en VO j’ai trouvé les sonorités de la langue tellement belles. Ma décision était prise : un jour je saurai parler japonais.

Gastronomie / グルメ

Vous connaissez le « nattô » ?

Avec la sauce soja et le miso, le nattô fait partie des aliments fermentés classiques de la cuisine japonaise. Il est fabriqué à partir de graines de soja cuit à la vapeur et fermenté avec du nattôkin, une variante de la bactérie Bacillus subtilis.
Le nattô se reconnaît entre mille, tant par son aspect visqueux que par son odeur caractéristique. Si le nattô en rebute plus d’un, les spécialistes, eux, sont unanimes, et vantent ses mille et un bienfaits pour la santé.

Issu d’une histoire plusieurs fois centenaires, le nattô est devenu une véritable institution nationale et fait littéralement partie de la vie quotidienne des Japonais. Il s’en consomme de très grandes quantités et on estime qu’en 2019, les Japonais ont dépensé un montant record de 250 milliards de yens en nattô, soit plus de 4 200 yens par ménage (33€)
Toutes les informations sur le « natto », et notamment les différentes manières de le déguster, sont à lire ici.

Livrets de recettes

Notre partenaire « Le piment rouge » nous propose une série de livrets (d’une dizaine de pages environ chacun) de recettes thématiques diffusés par l’un de ses fournisseurs de produits japonais « Foodex ». On y trouve une liste de recettes, les différents ingrédients nécessaires à la préparation, ainsi que les coûts approximatifs.

Au menu : ramen, curry, cocktail, bento, donburi, desserts, boissons, l’apéritif.

Les livrets sont à consulter ici.

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Comment la commune de Kamikatsu réduit ses déchets ?

Au Japon, la commune de Kamikatsu qui est située dans la préfecture de Tokushima à l’est de Shikoku est principalement connue pour son système de tri des déchets. En effet, en 2003 le village de Kamikatsu se rend compte du danger du monoxyde de carbone associé à la combustion des ordures. C’est pourquoi il  décide de créer la Zero Waste Academy, un ensemble de mesures destiné à réduire le volume de déchets et à privilégier le recyclage. 

Logo de la commune de Kamikatsu

 En 2018, le taux de recyclage des déchets passe de 20% à 80%. 

Cela est dû notamment aux villageois qui chaque matin viennent trier leurs déchets dans un hangar. Mais aussi grâce aux employés qui aident à vérifier que les détritus ont bien été lavés, triés et répartis dans les 45 catégories différentes. Enfin, une fois les déchets dans leur catégorie, ils sont revendus à une société spécialisée.

Les bénéfices de cette initiative ne sont pas seulement écologiques. Ainsi depuis 2003 les impôts payés par les habitants sont trois fois moins élevés qu’aupavant. De plus, cela a créé un lien de solidarité entre les villageois.

Mais cela ne s’arrête pas là,  une boutique d’occasion permet aussi de déposer des objets inutilisés et d’en repartir si besoin avec d’autres gratuitement. De même, un centre artisanal propose par ailleurs d’offrir une seconde vie aux objets du quotidien avant de les vendre. Il y a aussi depuis 2016, un système d’accréditation des restaurants et des bars qui certifient ceux qui respectent les normes environnementales. Des ateliers sont même organisés dans les écoles primaires pour sensibiliser les plus jeunes et leur apprendre à trier et réutiliser les déchets. Si le recyclage représente encore une corvée pour certains, il est considéré à Kamikatsu comme un véritable art de vivre à transmettre aux générations futures.

Shinrin Yoku  森林浴

Le Shinrin Yoku est une thérapie naturelle apparue au Japon en 1980. Ce terme signifie littéralement “bain de forêt”, Shinrin pour forêt et Yoku pour bain. Cette pratique aussi nommée sylvothérapie consiste à s’immerger dans une forêt dans le but de pouvoir renouer avec ses cinq sens. Elle compte aujourd’hui plus de 5 millions de pratiquants, principalement des japonais. La sylvothérapie a de nombreux bienfaits, tels que diminuer la pression artérielle et le taux de cortisol (les hormones du stress). Pour un pays comme le japon où les pressions sociales et le stress sont un quotidien notamment chez les salaryman, les bains de forêt pourraient être une des solutions.

Pour aller plus loin vous pouvez lire le livre du Dr Qing Li intitulé “ Shinrin Yoku- L’art et la science du bain de forêt- Comment la forêt nous soigne” ainsi que l’article du « Vivre le Japon » qui retrace le contexte d’apparition de cette technique au Japon.

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

La musique japonaise : Les défis de la J-pop

Avec un large marché local de consommateurs (population de 125 millions d’habitants) et des caractéristiques musicales distinctes, la J-pop n’a jamais cherché à s’étendre à d’autres continents dans le passé, se concentrant sur l’archipel et certains proches territoires (Taiwan, Hong-Kong et Singapore principalement). Mais la crise du Covid-19 qui a paralysé l’industrie, et la popularité offensive globale de la K-pop pourraient bien changer la donne. Focus ce mois-ci sur la J-pop, ses nouveaux défis et sa place sur l’échiquier musical mondial.

Koda Kumi, AKB48, Hoshino Gen, Arashi, Kyary Pamyu Pamyu

L’année 2020 fut éprouvante pour la musique japonaise comme partout dans le monde, avec l’annulation d’une grande partie des concerts et tournées prévus à cause de la situation sanitaire, provoquant de grandes difficultés pour les maisons de disque et leurs artistes (en témoigne la vente des locaux d’Avex Entertainment, et l’évolution du contrat que propose Johnny’s Entertainment pour ses idoles). Si des initiatives ont pu voir le jour avec succès (festival en ligne et sans audience notamment), ce n’est malheureusement pas suffisant pour sortir l’industrie musicale de la crise actuelle : perte de 19% de la valeur du marché au cours de la première moitié de 2020.

 Difficile de parler de J-pop sans évoquer le phénomène planétaire qu’est la K-pop, et pour cause : Si les relations entre le Japon et la Corée du Sud sont ponctuées par des instabilités politiques, la jeunesse japonaise elle est bien conquise par la Hallyu (vague sud-coréenne), les artistes sud-coréens rencontrant un très grand succès dans l’archipel. Il faut dire que tous les grands groupes sud-coréens ont une carrière en parallèle au Japon et maitrisent la langue japonaise, la clé pour accéder à cet énorme marché musical. En 2020, on estime les bénéfices du groupe BTS à plus de 10 milliards de yens rien qu’au Japon (tournées, CDs & DVDs, source : Oricon Music). Certains groupes n’hésitent pas à inclure des membres japonais pour faciliter l’accès à ce marché et attirer son public (comme TWICE ou IZ*ONE, voir la sélection musicale du mois)

Face à ces nouveaux défis, la J-pop est prête à s’exporter à l’international pour trouver un nouveau souffle. Si elle ne peut plus compter sur les Jeux Olympiques 2020 de Tokyo pour lui servir de vitrine mondiale, elle peut toujours s’appuyer sur des partenariats stratégiques, comme la collaboration annoncée récemment entre AEG Presents (2ème organisateur de concerts au monde avec Coachella entre autres) et Avex Entertainment (l’une des maisons de disques majeures au Japon) pour la création d’une nouvelle entité AEGX qui servira de tremplin aux artistes japonais pour se produire plus facilement dans le monde.

Ces dernières années ont également vu des tentatives de percée d’artistes japonais sur le marché occidental, comme pour Arashi (documentaire sur Netflix, collaboration avec Bruno Mars, paroles en anglais pour leur single Whenever You Call) ou encore pour des tournées mondiales (Perfume ou Babymetal).

Ajouté à cela la présence de plus en plus marquée de ces artistes sur les réseaux sociaux (chaine YouTube, Instagram, Twitter), le futur de la J-pop semble bien parti pour se frayer un chemin dans le contexte de la mondialisation, la musique japonaise n’ayant jamais été aussi accessible au grand public qu’aujourd’hui. Le meilleur reste à venir…

 Des liens pour continuer votre lecture sur le sujet : [1] [2] [3]

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

IZ*ONE

Parfait exemple d’un nouveau partenariat entre la Corée du Sud et le Japon (J-K-pop ?).

Composé des 12 gagnantes du programme Produce48 (collaboration entre l’émission de télé-réalité sud-coréenne Produce101 et du méga-groupe japonais d’idoles AKB48), dont 9 sud-coréennes et 3 japonaises, ce groupe éphémère et bilingue a rencontré un grand succès dès ses débuts en 2018 en Corée du Sud avec le titre La Vie en Rose, ainsi qu’au Japon en 2019 avec Suki To Iwatesai (好きと言わせたい), mêlant un concept élégant avec des chorégraphies synchronisées au détail.
Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : IZ*ONE – Secret Story of the Swan (Japanese Ver.)
Autres recommandations / titres pour ce groupe : La Vie en Rose, Panorama, FIESTA

Vous aimez la musique japonaise. Partagez votre playlist avec les lecteurs de la newsletter (contact: redaction@bretagne-japon.fr)

L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

Japan International Manga Award

Lancement de la 15e édition du Prix International du Manga organisé par le Ministère des Affaires Étrangères japonais.
Les inscriptions sont ouvertes du 7 avril au 8 juillet 2021
Toutes les informations sont ici.

À vos crayons

Vous ne vous sentez pas encore de taille pour participer au « Japan International Manga Award », alors Bretagne-Japon vous offre la possibilité de faire découvrir vos créations (robots, héros humains,…). Vous les faites parvenir à redaction@bretagne-japon.fr. Nous les publierons (anonymement si vous le souhaitez) dans les prochains numéros de la lettre. Et qui sait ? Peut-être une récompense pour le meilleur dessin (selon la subjectivité de la rédaction).

Le manga animé 

Roi de la bricole et de la récup, magicien, véritable Géo Trouvetou, Shinrashige est un artiste japonais talentueux passionné par les mangas et l’animation. Ses personnages, qu’ils soient empruntés ou inédits, s’illustrent sur des mediums originaux (gobelets papier, montages carton,…).

C’est un véritable plaisir de parcourir ses créations toutes plus originales les unes que les autres. À découvrir ici, et encore .

Sale temps pour les acteurs du manga et de l’anime

Le réalisateur Osamu Kobayashi est décédé le 17 Avril 2021 à 57 ans à la suite d’un cancer du rein. Kobayashi est principalement connu pour être le réalisateur des animes « BECK » (Thème : Musique)  et « Paradise Kiss « (Thème : Mode). Il a également réalisé des épisodes individuels de « Gurren Lagann »  (Thème : Mechas, Post Apocalyptique). Il est surtout connu pour avoir réalisé L’arc de l’enfance “ Boyhood ” dans « Naruto shipuden » épisode 480 à 483 (Thème : Ninja, Art-Martiaux, Combats, Guerre, Vengeance).

Un des magaka de dark fantazy les plus connus est décédé le 6 mai 2021, le mangaka Kentaro Miura auteur du célèbre manga Berserk est mort laissant son œuvre phare inachevée. Son décès a été annoncé officiellement ce jeudi 20 mai. Plus de 30 ans après la parution du premier chapitre, le manga Berserk continue d’émouvoir et d’extasier les fans, moi y compris, à chaque nouveau chapitre.

Un avant-goût de l’anime de ce manga https://www.youtube.com/watch?v=n55QVlBoDxI
Sur Youtube, vous trouverez de très nombreuses vidéo célébrant cet artiste.

Chapitre 139 : Le manga « L’Attaque des titans » tire sa référence

« L’Attaque des Titans » écrit et illustré par le mangaka Hajime Isayama, 139 chapitres au compteur, s’est terminé en avril 2021. Le dernier tome, N° 34, sortira au Japon le 9 juin 2021. La sortie en France se déroule généralement entre 2 et 6 mois après la sortie japonaise mais n’a pas encore été dévoilée.

« L’Attaque Des Titans » a tous les codes du succès : Il y a environ cent ans, les Titans (entre 3 et 15 mètres de hauteur) ont presque entièrement exterminé l’humanité. Dans un monde au bord de l’extinction, les humains se sont retranchés dans des villes (aux allures du XIXè siècle) protégés par d’immenses murailles. Trois gigantesques murs de 50m de haut protègent le reste de l’humanité regroupée au sein de 12 districts.

Un jour un Titan colossal (60m) fracasse la porte du district de Shiganshina, suivi de suite par une attaque de titans dans la ville. Orphelin, Eren Jäger, se jure de venger la mort de sa mère et de réduire à néant tous les Titans. Il décide alors d’intégrer l’armée, le bataillon d’exploration afin de combattre et de délivrer l’humanité de cet ennemi. Le leitmotiv du héros est « J’exterminerai les titans, jusqu’au dernier ». Qui sont ces titans ? Pourquoi s’en prennent-ils aux humains ? Au fil du manga, Eren, va découvrir le terrible secret qui se cache derrière les attaques de ces créatures cannibales.

« L’Attaque des titans », en japonais « Shingeki No Kyojin » (SNK), est publiée depuis septembre 2009 dans la revue mensuelle Bessatsu Shonen Magazine. « SNK » est dès la sortie de son premier tome un carton. Le manga s’impose rapidement en tête du classement des mangas les plus lus et les plus vendus. C’est l’un des seuls à rivaliser avec « One Piece » dès 2010. « SNK », c’est plus de 100 millions de volumes vendus dans le monde dont 4,5 millions en France. Lorsque l’anime sort en 2013, quatre ans après le lancement du manga, le succès se transforme en phénomène.

L’animation « SNK » est tout simplement exceptionnelle graphiquement et scénaristiquement. Fan d’animes, cette animation est l’une de mes préférées. Chaque visionnage du premier épisode me contraint à en voir d’avantage, 10 épisodes ça passe vite même quand on les connait par cœur. Vous êtes prévenus, vous serez happés dès le premier épisode. La qualité de l’animation, des scènes d’action et des combats sont à couper le souffle, couplés avec une 

ambiance sonore rythmée et haletante qui font le succès de cet anime. https://www.youtube.com/watch?v=_EijhJqazsI .
Le dernier épisode en titre de la saison 4, l’épisode 75, correspond au chapitre 119 du manga, la deuxième partie de la saison 4 et dernière partie de l’animation devrait être disponible au printemps 2022.
Les doubleurs japonais, les Seiyū participent aussi au succès de l’anime « SNK », des « Seiyū (声優) » très connus dans le domaine du doublage comme Hiroshi Kamiya qui prête sa voix à Livaï, Yūki Kaji qui interprète le rôle d’Eren Jaegger, Saki Fujita, Shiori Miami et biens d’autres seiju qui interprètent les autres personnages principaux de l’anime. https://www.youtube.com/watch?v=CPXjBj5_ffA

Le compositeur de la bande son Sawano Hiroyuki (澤野 弘之), est lui aussi très connu. Il est principalement connu pour son travail concernant les animes (« Blue exorciste », « Seven Deadly Sins », « Seraph of the end », etc.), les séries asiatiques nommées « Drama » (« Prisoner », « CRISIS », etc.), les films (« Higanjima, l’île des vampires », etc.) et les jeux vidéo. Il a par exemple composé la musique de la cinématique « L’ombre et la lumière » du célèbre jeu « League Of Legend » https://www.youtube.com/watch?v=wkihKQ7Exvo.

La musique du générique de « SNK » est composée et interprétée par le groupe Linked Horizon. L’ampleur de « SNK » a emmené ce groupe à faire des tournées nationales et internationales.
https://www.youtube.com/watch?v=O8vcdBGLV1E

Au vu de l’ampleur du phénomène de « L’Attaque des Titans » au Japon et dans le monde, la société de production Universal Studios Japan a lancé le parc d’attraction « L’Attaque des Titans – The Real » en 2015 totalement dédié à l’univers de ce manga. On y retrouve par exemple des statues grandeur nature de Titans ou encore des attractions en réalité virtuelle.

Des statues sont aussi érigées en l’honneur des personnages de « SNK » au sud du Japon ; dans la préfecture d’Oita, des statues en bronze grandeur nature d’Eren, de Mikasa et d’Armin sont installées au pied du barrage d’Oyama depuis novembre 2020. Les protagonistes ont le regard tourné en direction du barrage hydraulique, dont la hauteur est d’environ 60 mètres, ce qui fait écho au mur du district où vivent ces protagonistes. Une statue de Livai vient de les rejoindre en mars 2021.
Les fans vont encore plus loin en détournant le manga et l’anime : avec le manga parodique « Shingeki! Kyojin Chuugakkou », ou encore sur Pinterest avec des montages

de nos héros dans d’autres univers ou dans la vie quotidienne. La musique est également source de détournement, un internaute recrée le générique de « SNK » avec des calculettes
https://www.youtube.com/watch?v=vi7lRsBUha0.
Le monde du cosplay s’est aussi pleinement emparé de « SNK ». Il est possible de rencontrer un cosplay de « SNK » lors des conventions (Japan expo, Comicon, etc.). Les personnages qui font l’objet de nombreux cosplays sont Livaï, Eren Mikasa, Armin, et les titans spécifiques ou féminins. Il existe même des tutoriels pour fabriquer son équipement « SNK » ou pour reproduire le maquillage de certains titans https://www.youtube.com/watch?v=7C6WjDK6xmw.
Enfin, le groupe de danseurs « Kaotsun’s Cover Dance Crew » s’est saisi du phénomène et a créé des chorégraphies inspirées de l’univers « SNK » en étant costumé mais sur des musiques différentes de l’univers « SNK ». Comme cette vidéo sur la musique « Not today » du groupe de Boys Band « BTS » https://www.youtube.com/watch?v=_86S-wlJgDE

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

SIDOOH, de TAKAHASHI Tsutomu, chez Panini
Série terminée en 25 volumes au Japon, 7.99€ le volume.
La série avait fait l’objet d’une première édition en France, entre 2007 et 2014, stoppée au bout de 14 volumes. Panini lance une réédition cette année à bon rythme, avec déjà le tome 6 sortant le 12/05.
Un seinen à partir de 14 ans.

Résumé :
1858, fin de l’ère Edo, dans les dernières années de sa politique isolationniste, le Japon est secoué par les catastrophes naturelles, une épidémie de choléra sans remède connu, et de terribles tensions politiques et sociales. Deux jeunes garçons, orphelins et sans ressource, doivent trouver leur voie au milieu du chaos et de la violence, avec cette certitude : il faut être fort pour survivre. Le sabre sera leur guide, mais ils ne pourront s’appuyer que sur leur volonté.
L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Le trait inimitable de Takahashi fait des merveilles pour dépeindre une ambiance sombre, poisseuse, dans laquelle évoluent des personnages dangereusement ambigus. Peu à peu 

se révèle en toile de fond l’une des périodes les plus importantes de l’histoire du Japon. La grande force du titre est de nous montrer l’évolution parallèle des deux frères en une fresque brutale et sans concession. Survivre est l’objectif qui transpire de chaque page, survivre et s’endurcir.

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Hiroshima de Hideo Sekigawa

Le 28 avril, est sortie en DVD et Blu-ray, une œuvre rare, censurée à sa sortie en 1953 par l’occupant américain victorieux et restée invisible depuis. On en connaissait juste quelques séquences qu’Alain Resnais avait intégrées dans Hiroshima mon amour (1959).
Produit de manière indépendante par le syndicat des enseignants japonais, ce film de Hideo Sekigawa raconte la tragédie de la bombe atomique en deux temps. Il débute quelques années seulement après l’explosion dans une classe où un enseignant évoque ce qui a eu lieu, en constatant auprès de ses élèves eux-mêmes les séquelles terribles,      

tant physiques que psychiques, provoquées par l’explosion. Et puis, sans prévenir, on retourne dans le passé. Nous voilà ce jour J du 6 août 1945. Le pays est en guerre, la vie continue pourtant, les habitants travaillent, les enfants vont à l’école, les militaires défilent avec vigueur. Au détour d’une rue, une passante entend un bruit, lève la tête « C’est curieux, ce bombardier, il n’y a pas eu d’alerte »…
À commander chez Carlotta Films.
DVD – Blu-ray
1953 – N&B – 104 mn
Prix : 20€

Blue Perfect : sortie en Blu-ray et DVD

Le 6 avril est sorti en DVD et Blu-ray (Edition Collector) ce grand classique de l’animation japonaise. Réalisé par Satoshi Kon,  grand maître de l’animation japonaise décédé en 2010, ce titre est toujours très actuel à l’heure de #Metoo.
Mima a 21 ans, elle est idole et fait partie des CHAM, girl band en pleine ascension. Mais Mima fait sensation quand elle annonce vouloir se reconvertir vers une carrière d’artiste, épaulée par ses deux agents, Tadokoro et Rumi. Dès son premier tournage commencé, un tournage qui promet de ternir l’image innocente de l’ancienne idol, des faits de plus en

plus inquiétants et macabres se produisent : un fan harceleur qui étale la vie de Mima dans ses moindres détails sur Internet, des accidents, des menaces et enfin des meurtres. Quand la fiction s’entremêle à la réalité et les hallucinations interfèrent avec la vie, rien n’est plus ce qu’il semble…
À commander chez Hanabi.
DVD – Blu-ray (Edition Collector)
Prix : 30€

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 2)

Ce mois-ci : les origines du saké.

Cette boisson est intimement liée au développement de la culture du riz et aux pratiques Shintoïstes. Les plus anciennes traces de saké remontent à plus de 2000 ans. Les premiers sakés étaient initiés en mâchant puis en recrachant du riz dans des jarres (les enzymes salivaires transformant l’amidon en sucre), la fermentation se déclenchait naturellement. Le riz, alliance de la terre et de l’eau, se transformait ainsi en une boisson sacrée dont le partage connectait le monde des humains avec celui des kami. L’alcool, bu lors des cérémonies funéraires, était essentiellement fabriqué par la cour impériale et par

les moines shintoïstes. 
L’élaboration du saké a évolué de manière empirique au fil des ans, le principal apport étant l’utilisation du kôji-kin (champignon microscopique activant le processus de fermentation).
C’est vers les XIème  et XIIème siècles que la méthode actuelle voit le jour dans les temples et sanctuaires.
Autrefois réservé à la cour impériale et aux rites religieux, il s’est démocratisé pour atteindre toutes les couches de la population et devenir la boisson nationale. Il reste très ancré dans les rites shintô comme ceux du quotidien (nouvel an, festivals, …) et notamment  les mariages où l’union est symbolisée par l’échange de 3 fois 3 coupes de saké (san san kudo).

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

Le site du mois proposé par Anne-Laurence / 今月のアンヌ-ローランスおすすめサイト

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, je vous emmène… « À la campagne au Japon » !
Il s’agit du blog d’un français, marié à une japonaise, qui vit depuis 2012 à la campagne, après 10 ans passés à Tokyo. Il est installé dans un hameau de 15 maisons dans la région d’Himeji. Il est bien évidemment le seul étranger, et son arrivée a été un événement ! Il nous fait partager son quotidien, ses rencontres, les fêtes qui rythment la vie du village…
Une très belle occasion de découvrir une autre facette du Japon.
À retrouver ici
Pour les étudiants en japonais, il ne vous aura pas échappé que 田舎 (inaka) signifie « la campagne » en Japonais 😉

L’expression du mois 今月の表現

猫の手も借りたい« Neko no te me karitai

Pour exprimer le fait que l’on est totalement débordé et qu’on accepterait même l’aide « de la patte du chat ». Le chat est considéré dans la culture japonaise comme un  paresseux plus reconnu pour sa prédisposition à se prélasser tout au long de la journée

que pour son acharnement au travail. En venir à demander main forte au chat prouve à quel point l’on croule sous le travail.
La formule complète est « neko no te mo karitai kurai isogashii ».

Le livre du mois 今月の本 proposé par Anne-Laurence

Comme Anne Laurence, vous avez un livre à conseiller (polar, roman, historique, biographie,…), faites le découvrir aux lecteurs de la lettre. Nous nous ferons un plaisir de l’insérer dans la rubrique.

 « La Pierre et le Sabre » d’Eiji Yoshikawa

« Je ne sais pas vous, mais moi j’adore les histoires de samouraï. Et en la matière, La Pierre et le Sabre est le grand classique du genre, écrit dans les années 1930. Adapté en film, série et manga, il raconte la vie du célèbre samouraï Miyamoto Musashi, personnage historique devenu héros légendaire.
Histoire de cape et d’épée, d’amour et d’aventures, « La pierre et le sabre » apporte aussi un vrai témoignage sur la vie quotidienne au Japon au XVIIe siècle, et les passionnés de culture japonaise y trouveront leur compte : voies du sabre, du thé et de la calligraphie, moines, nobles et paysans… on est littéralement transporté. »
Et bonne nouvelle : il a une suite, tout aussi passionnante : « La parfaite lumière ».
Tous les deux sont disponibles en format poche.

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

L’ume pousse sur un arbre appelé « abricotier du Japon » et bien qu’on traduise ce mot par « prune » en français, l’ume ressemble plus à un abricot. Le fruit arrive à maturité au mois de juin (de couleur verte, il se ressemble aux prunes Reine Claude) et sa récolte se poursuit en été. Le fruit ne se consomme pas cru ; il sert de base à de nombreuses spécialités comme l’umeboshi (prune salée servant de condiment) ou encore l’umeshu (liqueur de prune délicieusement sucrée). Le kanji est également utilisé pour qualifier la saison des pluies (梅雨 tsuyu) qui a elle aussi lieu au mois de juin.

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

Akaname (垢嘗 « lèche-crasse »), le monstre des salles de bain
L’akaname est un petit yōkai ressemblant à un gobelin qui n’habite que les maisons et les bains publics les plus sales afin de se nourrir de la saleté laissée par les humains. Il a la taille d’un enfant ou d’un petit adulte. Doté de cheveux gras et visqueux sur le dessus de sa tête, son corps est nu et sa peau est grasse comme ses cheveux.
L’akaname existe en plusieurs couleurs et variétés, allant d’un vert marbré foncé rappelant la moisissure à la couleur rose vif des escarres. Il peut avoir soit un œil ou deux, et de un à cinq doigts et orteils. Tous les akanames ont une langue extrêmement longue et collante avec laquelle ils lavent la boue, la graisse, les cheveux et autres saletés trouvés dans les salles de bain et derrière les toilettes.
Alors, à vos éponges, brosses et balayettes !

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Messieurs, êtes-vous sel ou soja ? Les critères de la beauté masculine au Japon.
C’est à voir ici.

Les petites annonces /広告掲示板

À vendre Tôkyô-Koto très bon état

Pour cause déménagement, je vends un Tôkyô-Koto (acoustique), ainsi que ses accessoires ayant été très peu utilisés. Le Koto a été fabriqué à Tôkyô avec des matières 100% naturelles. La coque est en Kiri (Paulownia tomentosa, bois le plus léger que l’on puisse trouver au Japon), et les cordes en soie.
– Longueur : 182cm
– Poids : 7 kg
– Prix : 500€

Sont également fournis : 14 manuels (en japonais), 1 pupitre, 2 pieds, 9 onglets, 28 piliers et 1 accordeur.
Contact : malikooka@gmail.com
Plus d’info sur le Tôkyô-Koto, c’est ici.

Focus sur  le «kamishibaï » / 【紙芝居】について

«Le KAMISHIBAÏ, un art populaire qui dévoile les ruses des images et des écrans!» par Philippe Robert
(Les illustrations ci-dessous sont issues des créations de Philippe.)

Pour raconter ses histoires, le conteur ouvre un castelet, d’où il retire un à un des dessins… C’est le kami-shibaï (紙papier-芝居pièce de théâtre), un art populaire japonais centenaire, ancêtre du manga, que j’appelle la bd animée ou le ciné dessiné, voire l’écran vivant; un art nécessaire car – tout en faisant rêver – il révèle comment l’image et le son (des écrans) rusent pour capturer notre attention…

Une invention liée à l’histoire du Japon

Dès le VIIIe siècle, des bonzes prêcheurs convertissent les paysans illettrés avec des histoires religieuses et des contes en images, puis au XIIe siècle avec des rouleaux de papiers dessinés (e-makimono). Au XIXe, sous l’ère Edo, un certain Shin-san crée des dessins pour enfants sur des bâtons biface pour jouer des histoires aux fêtes des temples shinto; mais les yakuzas exigeant de payer un permis, il part les jouer dans les rues, à vélo! L’attraction devenue rentable en vendant des friandises au public du 1er   

rang, des entreprises impriment alors des récits-dessinés et louent des vélos aux conteurs.

Nul ne sait qui inventa le principe du cadre appelé butaï, mais en 1920 naît le 1er kamishibaï pour enfant: La Chauve-souris d’or de I. Suzuki et T. Komatsu. Le séisme de Tokyo et la crise de 1929 profitent au kamishibaï – seul loisir – dont s’emparent les chômeurs pour vendre bonbons et gâteaux. Il attire aussi les bonimenteurs de rues (benshis), recrutés de 1908 à 1920 pour commenter les films muets, et appréciés pour leur liberté, leurs apartés décalées et leurs pauses «pub»!

Devenus professionnels, ces comédiens-conteurs sont, soit à côté du cadre fixé sur le porte-bagage du vélo où ils réinventent les histoires en jouant avec le public (Ôsaka), soit ils restent derrière le castelet, tel un comédien de doublage (Tôkyô), parfois s’accompagnant d’instruments ou de musiciens.

1930-50, c’est son ÂGE D’OR: 1937 compte trois millions de conteurs. Le programme type? Histoire drôle, puis mélo avec héroïnes (Shojo) et aventure pour garçons (Shonen). Des récits; traditionnels (Momotaro) ou inspirés de C. Dickens, J. Verne, Disney, de comics (Tiger Boy), de S.F. ( Golden Bat 1931); et déjà, des séries, de l’horreur (Yamishibaï) et des journaux parlés du soir (propagande pour les adultes). Petits chefs-d’œuvre, faits d’originaux peints à la main, ils mixent divers styles; comics, art pictural nippon, peintures occidentales.

1939-1945. C’est une distraction de masse bon marché, mais peu lucrative dans les quartiers bombardés. Le journal parlé du 03/11/1946 annoncera la Nouvelle Constitution nippone et l’arrivée du mot demokurashi.

Populaire mais tenu à l’œil, car subversif, il est souvent censuré (il influence les enfants), mais les autorités s’en serviront ensuite! Le Général Mac Arthur interdit les récits d’arts martiaux remplacés par le basket, les comics et la S.F. Dans les années 50, 50 000 conteurs n’effaceront pas un mépris lié à la propagande, à la pauvreté subies et aux sucreries nocives. Pédagogie, histoire, science, paix et sexe sauront le renouveler, jusqu’aux années 60 où la télé, surnommée le kamishibaï électrique, l’éclipsera.

Ses artistes deviendront écrivains ou mangaka. Aujourd’hui, il perdure en crèche, à l’école, près des temples et des étudiants s’en servent comme power-point pour leurs exposés. L’association AKAJA qui participe à des forums dans le monde, veille à son utilisation pacifique. Il existe des clubs amateurs, un festival à Osaka. De rares artistes le renouvellent: Par des dessins s’envolant d’un pupitre (Star Wars bunraku), les pages tournantes de grands cahiers à spirale (AC-bu), ou avec une tablette (incrustée dans le castelet) où défilent dessins et photos!

Depuis 1970, pédagogues et artistes s’en emparent dans le monde
Des écoles l’utilisent en travail de groupe, pour créer des récits; imaginés, écrits, dessinés, séquencés, cadrés, lus, contés, joués, chantés et bruités! Des éditeurs en publient en Europe, USA, Chili, Australie…
En France dès l’an 2000, des bibliothécaires en lisent aux enfants et depuis, une vingtaine d’artistes l’utilisent en spectacle. Naissent, en 2017 le blog-agenda kamishibaï-promotion, un 1er festival à la Maison de la Culture du Japon à Paris, et en 2019 une 1ère expo au festival de marionnettes de Charleville-Mézière.

Des festivals se créent en Australie, Mexique, Lituanie, Slovénie (où je suis invité cet été). En 2020, au 1er World Kamishibaï Forum conçu à San Diego/USA, des praticiens du Japon et d’Amérique centrale ont montrent leurs travaux via des webinaires (J’ai le plaisir d’être convié à y participer en 2021-22).

Depuis 2016, je dynamise le kamishibaï pour un public de tout âge
Pour ouvrir cet art aux adolescents et aux adultes, je fluidifie le rythme pour que les récits soient vivants comme un animé. Ado, dessinateur de BD, formé aux arts plastiques puis au théâtre, je crée et joue pour cet écran vivant, des récits d’émancipations et de sagesses du monde, en surprenant par des jeux de voix, astuces visuelles et chants du monde.

Rudimentaire en apparence, ce trésor sous-estimé, sait faire beaucoup avec peu, en sollicitant l’imagination du public. Economique, écologique et tout-terrain, il est indispensable à notre époque, car il dévoile à vue, les codes de manipulation des écrans; le montage, les cadrages, le son…
Je l’ouvre, à d’autres formes d’écritures par-delà les contes (récit de voyage ou 

historique, nouvelle, témoignage, reportage, interview, chanson, poème), à des valeurs et graphismes d‘autres cultures, ou par le mouvement et la métamorphose, à des surprises poétiques et humoristiques entre les dessins.

Mon répertoire (15 récits de 15 à 35 dessins) a été joué 140 fois; en France, en médiathèques, écoles, théâtres, festivals (de BD, littérature jeunesse, Asie, Japon) ou chez l’habitant, et pour les Instituts Français du Sénégal ou du Maroc (Agadir, Marrakech, Rabat).

J’ai pu réaliser ces spectacles grâce aux commandes du festival CourtMétrange de Rennes en 2016 (Sortilèges; contes, nouvelles et poésie), du Festival de Jazz de l’Institut Français d’Agadir en 2018 (Jazz & Ruses; deux histoires du jazz et trois contes d’Asie «enjazzés») et de l’association Rennes-Sendaï en 2020 (Le Dragon Borgne, où la vie du seigneur Date Masamune).

En préparation: Un conte nippon en bilingue simultané, La Bohème chanson d’Aznavour avec des toiles de Picasso, un récit de voyage au Mali d’une amie…

Dessins, résumés et prochaines dates sont sur le site: https://site442052-1190-4892.mystrikingly.com/

Tous vos contacts à Bretagne-Japon

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News letter  – Avril 2021

News letter – Avril 2021

News letter – Avril 2021

月刊 BJ レター N°4

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Tchié, Hélène, Clément, Jean Pierre, Michel, Simon
Ont coopéré à cette lettre d’information : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Enora SOULOUMIAC, Dénia RENOUARD, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL, Yohann GUENEE

La vie de l’association 最近のアソシエーション

Si comme Enora, Hélène, Simon, Jean Félix, Bernard, vous souhaitez partager votre passion « japonisante » (bonsaï, gastronomie, manga, anime, Sumo, technologie, mode,…),  n’hésitez pas à contribuer à la lettre. Ce sera avec le plus grand plaisir que nous vous ouvrirons les colonnes. La seule contrainte étant de parler du Japon !
Contact : redaction@bretagne-japon.fr

Partenariat avec Le Piment Rouge

Bretagne – Japon a conclu un partenariat avec les 2 boutiques d’alimentation exotique « Le Piment Rouge » de Cesson Sévigné et de La Mézière.
Ce partenariat permet aux adhérents de BJ, qui ont communiqué leurs références (nom, prénom et code postal) , de bénéficier d’une remise en caisse de 8% sur leurs achats en boutique.

Afin de bénéficier de cet avantage, il vous faut avoir répondu au mail de BJ du 25 février « Bretagne-Japon – compléter vos infos postales avant le 07/03 pour bénéficier du partenariat Piment Rouge ».
Le focus sur les boutiques « Piment Rouge » est ici.

Japon : Culture et société

Une histoire de masques

Devenu quotidien par nécessité, dans le monde entier, le masque de protection fait partie du paysage japonais depuis longtemps et débute au début de l’ère Taishô (1912 – 1926).

À lire sur le site de l’Ambassade du Japon en France (bilingue français/japonais).
Un peu plus ici.

Le musée du sabre japonais

Après les parasites au mois de mars, ce mois-ci on vous « emmène » visiter un musée un peu moins insolite : le musée du sabre japonais.

Vous découvrirez des sabres datant du tout début du XIIIème siècle (Période Kamakura) jusqu’à la fin de la période EDO (XIXème siècle).
De plus, le musée est situé dans le quartier Ruôgoku à l’est de Tokyo qui mérite vraiment une visite. En face du musée, se trouve le mémorial des victimes du tremblement de terre de 1923. Non loin de là,  le célèbre stade de Sumo de Tokyo, le Kokugikan, ainsi que le musée Edo Tokyo et un peu plus loin, mais accessible à pied, se trouve le nouveau musée Hokusai.

La culture japonaise rencontre la culture française /日本文化とフランス文化の出会い

Deux mondes qui semblent éloignés, le 9ème art et le Musée du Louvre, se sont réunis sous le “projet bande-dessinée manga”, qui se poursuit depuis 2005. Le musée du Louvre s’est associé aux éditions Futuropolis dans ce projet auquel quatre mangakas japonais ont participé.

Le mangaka, ayant reçu la demande du Louvre, visite les moindres recoins du musée y compris les espaces non ouverts au public. Puis, l’auteur crée un manga dont la seule condition est que celui-ci soit une œuvre originale s’inspirant du musée. Le format de l’œuvre dépend également de l’auteur et les mangas sont donc dans le sens de lecture japonais, se lisant de droite à gauche.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Kanamara Matsuri, 1er dimanche d’avril.

Chaque premier dimanche d’avril, pour l’arrivée du printemps, on célèbre la fête shinto de la fertilité à Kawasaki (Japon). Célébrée depuis 1977, Kanamara Matsuri, la fête du pénis ou phallus de fer, met donc à l’honneur l’organe sexuel masculin. La fête a lieu au sanctuaire de Kanayama, autrefois fréquentée par des prostituées venues y prier pour obtenir une protection contre les maladies vénériennes.
Les kamis vénérés au sanctuaire Kanayama-jinja sont Hiko et Hime, un couple divin protecteur des forgerons et de la sexualité qui veillent sur la sphère familiale et la procréation.

Nakizumo Crying Baby Festival ou quand pleurer est un signe de bonne santé !

Le Naki Sumo Crying Baby Festival est un festival japonais annuel au cours duquel les bébés sont tenus dans les bras de lutteurs de sumo dans un ring de sumo en plein air. Deux bébés s’affrontent dans un court match dans lequel le premier enfant à pleurer est proclamé vainqueur. Ce sera, à priori, le 25 avril.

Et dire que l’on va rater ça ! Pour en savoir plus, c’est ici.

Recrutement d’étudiants étrangers dans les entreprises japonaises : petit aperçu

La pandémie de Covid-19 est peu propice à l’embauche de nouvelles recrues étrangères, notamment les étudiants fraîchement diplômés. Confrontées à des perspectives incertaines, de nombreuses entreprises japonaises hésitent à les recruter pour 2021. Par ailleurs, quelles sont les capacités les plus souvent requises afin qu’un étudiant international puisse faire la différence avec les autres candidatures ?

Un des principaux critères exigés est la maîtrise de la langue japonaise, quelle que soit la filière choisie : sciences humaines ou scientifiques ! Alors n’hésitez plus, inscrivez-vous aux cours de langue de Bretagne – Japon !
À lire ici.

À Rennes /レンヌの最新情報

Portrait de Tomoko Uemura

Installée à Rennes depuis 2003, Tomoko nous fait partager son amour pour la capitale bretonne et le plaisir d’y vivre. L’article date un peu, mais cela fait toujours plaisir lorsque Rennes et la Bretagne sont appréciées.

C’est à lire ici.

Un nouveau restaurant… Click and collect

Situé « juste à côté » de son premier restaurant étoilé «l’IMA » (actuellement fermé), le chef Julien Lemarié a ouvert en novembre dernier « l’Imayoko ».
Les menus à base de donburi de poisson ou de viande sont à emporter, ainsi que quelques « petits plus à cuisiner » (purée de piment, tofu).

Vu à la télé : Le magazine Télématin a effectué un reportage sur l’aventure de l’Imayoko.

Adresse : 20 Boulevard de la Tour d’Auvergne – 35000 Rennes – Tél : 02 23 47 82 74

En France フランスニュース

Nantes – Ile de Versailles – Jardin Japonais

Cette île artificielle de 1,7 hectare, créée en 1831 et occupée à l’origine par des tanneurs et des charpentiers de marine, a été transformée en jardin japonais à partir de 1983. La composition des rocailles et des cascades s’y articule autour de 3 bâtiments inspirés de l’habitat traditionnel nippon. Parmi eux, la Maison de l’Erdre, qu’entoure un jardin zen, sert de cadre à des expositions consacrées à la rivière et son environnement aquatique.
Plus d’info ici.

Le premier Japon de … Dénia / 日本との出会…デニア

Avril 2017 : premier voyage au Japon, premier voyage en Asie. . Ce fut alors une révélation, un émerveillement et la découverte d’un pays dont j’ignorais tout. Difficile d’imaginer un tel choc lorsqu’on n’y est pas préparée, surtout lorsque le voyage débute par le temple Senso-Ji à Asakusa. S’ensuivirent, Kyoto, Osaka, Okinawa, … Donc, choc culturel devant les merveilles architecturales produites par cette civilisation, choc culinaire pour moi qui n’avait jamais fréquenté le moindre restaurant nippon, choc sociétal face à ce peuple respectueux, discipliné, mais également choc « sanitaire » et choc « sécuritaire ».

Totalement fascinée par ce premier périple je n’avais qu’une hâte, c’était de revenir afin d’approfondir ce que j’avais cru percevoir. Ce fut donc, en novembre 2017, le retour sur les traces d’avril, en compagnie de ma famille. Même itinéraire, mêmes impressions.
Novembre 2018, la thématique « calligraphie » est au programme de ce 3ième voyage. Notre guide, Tchié, nous avait concocté un magnifique périple, nous initiant à la fabrique de pinceaux, d’encres, … nous permettant de rencontrer des calligraphes de renom et cerise sur le gâteau, la découverte de spécialités culinaires insoupçonnées… (Ah ! les Okonomiyaki d’Osaka…).
Aujourd’hui je n’ai qu’un seul regret à formuler, ne pas avoir connu cela avant … et une interrogation lancinante, quand pourrais-je y retourner ?

Cependant, s’il ne devait rester qu’une chose, c’est la relation d’amitié tissée avec Tchié qui contribue, grâce à son dynamisme et à travers ses cours de langue et de calligraphie, à nourrir mon intérêt pour le Japon et ce peuple fascinant.

Gastronomie

Gâteau japonais : Recette Castella カステラ

Les ingrédients :
– 150g de farine
– 4 oeufs
– 130 g de sucre
– 2 cuillères à soupe de miel
– 60 ml de lait
– 2 cuillères à soupe d’huile végétale
La recette complète est à découvrir ici.

Vous avez certainement une excellente recette. Alors partagez la avec les lecteurs afin qu’ils puissent se régaler eux aussi. Envoyez votre recette à redaction@bretagne-japon.fr, et nous la publierons.

Le Japon et l’environnement par Énora /

Le Japon et la nature

En Occident, on a souvent l’image d’un Japon respectueux de l’environnement qui vit en harmonie avec la nature. C’est même l’idéologie de l’une des religions pratiquée dans l’archipel, le shintoïsme ou shinto (神道, littéralement voie de divinité) propre au Japon qui prône le respect et la communion avec la nature. Cependant on peut se demander si tel est bien le cas ? En effet, lorsque l’on se retrouve plongé en plein cœur de l’agitation tokyoïte pour la première fois, cela fait comme un choc.  On se demande où est la nature avec ses lacs, ses montagnes et ses forêts car tout autour de nous ne voyons que d’immenses gratte-ciels aux néons lumineux.

Mais ne vous inquiétez pas, vous constaterez en vous éloignant de Tokyo que la nature est bien présente. En effet, on compte au Japon 25,05 millions d’hectares de forêt fin mars 2017, soit l’équivalent de 67 % de la surface du pays. Au cours des 50 dernières années, la superficie forestière du Japon est toujours restée à plus de 25 millions d’hectares. Cependant ce n’est pas le cas du volume forestier qui, grâce à une gestion optimisée, n’a cessé d’augmenter, passant de 1,88 milliard de mètres cubes en 1966 à 5,24 milliards en 2017, soit presque le triple de la quantité d’il y a 50 ans.
Pour aller plus loin : https://www.nippon.com/fr/japan-data/h00737/

Shinrin Yoku  森林浴

Le Shinrin Yoku est une thérapie naturelle apparue au Japon en 1980. Ce terme signifie littéralement “bain de forêt”, Shinrin pour forêt et Yoku pour bain. Cette pratique aussi nommée sylvothérapie consiste à s’immerger dans une forêt dans le but de pouvoir renouer avec ses cinq sens. Elle compte aujourd’hui plus de 5 millions de pratiquants, principalement des japonais. La sylvothérapie a de nombreux bienfaits, tels que diminuer la pression artérielle et le taux de cortisol (les hormones du stress). Pour un pays comme le japon où les pressions sociales et le stress sont un quotidien notamment chez les salaryman, les bains de forêt pourraient être une des solutions.

Pour aller plus loin vous pouvez lire le livre du Dr Qing Li intitulé “ Shinrin Yoku- L’art et la science du bain de forêt- Comment la forêt nous soigne” ainsi que l’article du « Vivre le Japon » qui retrace le contexte d’apparition de cette technique au Japon.

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

Introduction

Les mangas et leurs adaptations animées sont souvent le premier contact que nous avons en France avec la culture japonaise, le doublage ayant facilité leur accessibilité et leur popularité dans les sociétés occidentales.

Mais n’avez-vous jamais été curieux de savoir ce que donnait « Un jour, je serai le meilleur dresseur » ou « Le gentil San Gohan » dans leurs versions originales ? Il n’est pas nécessaire de comprendre le japonais pour apprécier sa musique, et je vous invite à découvrir cet univers riche et complexe dans cette nouvelle rubrique.

Musique traditionnelle (shinobue & taiko), Namie Amuro, Hatsune Miku, Seiko Matsuda

Le Japon est aujourd’hui le 2ème marché mondial de la musique (derrière les Etats-Unis), avec plus de 180 millions de ventes (chiffres 2019), dont le format CD représente 70% du total (contre moins de 20% pour le streaming et le reste en téléchargement). Si les ventes physiques diminuent au profit d’alternatives digitales, le CD reste roi au pays du soleil levant, et ce malgré son prix élevé.
Vous pouvez retrouver les classements (journaliers et hebdomadaires) des dernières sorties musicales sur ORICON, fournisseur officiel des ventes au Japon, ainsi que les dernières tendances des téléchargements sur Recochoku et Billboard Japan (liens sur les logos).

Les ventes physiques ne sont pas les seules caractéristiques de cette industrie, au vu de sa riche histoire et de son évolution au fil des siècles, la musique japonaise ne se contentant pas uniquement de génériques d’animés.

On retrouve d’abord la musique traditionnelle : Apparue au Vème siècle sous forme instrumentale, elle est d’abord liée aux spectacles et théâtres et se base principalement sur le shamisen (luth à trois cordes), le shakuhachi (flute en bambou), le koto (surnommé la harpe japonaise) et le taiko (tambour). L’ajout de paroles donnera naissance par la suite à l’enka, un genre mêlant ballades sentimentales et poésies. Ce n’est qu’à la fin des années 70 que la musique moderne s’impose avec la J-pop.

Des idoles des années 80 (Seiko Matsuda, Akina Nakamori) aux idoles d’aujourd’hui (AKB48, Morning Musume), en passant par les boysbands (Johnny’s / Arashi), les groupes de rock (B’z, L’Arc-en-Ciel – voir la sélection musicale du mois), les artistes solos auteurs/compositeurs (Utada Hikaru, Ayumi Hamasaki, Kenshi Yonezu), les vocaloïdes (Hitsune Miku), le visual kei (X Japan, Dir En Grey) et la vague électronique (Perfume), la musique moderne japonaise n’a depuis cessé de se réinventer et de se diversifier, offrant un large catalogue pour séduire chacun de vous, quels que soient vos préférences et vos goûts.
[Suite du dossier dans les prochaines newsletters]

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

L’Arc-en-Ciel

Coup de projecteur ce mois-ci sur la musique rock japonaise avec le groupe L’Arc-en-Ciel.

Composé de Hyde (chant), Ken (guitare), Tetsuya (basse) et Yukihiro (batterie), le groupe de rock fête cette année ses 30 ans de carrière. Originaire d’Osaka, « Laruku » possède une multitude de hits, dont des génériques pour des animés et jeux vidéo populaires comme Fullmetal Alchemist, GTO, Gundam ou Resident Evil. Fort d’une popularité qui dépasse les frontières japonaises, le groupe a lancé plusieurs tournées mondiales qui l’ont conduit aux quatre coins du globe dont des concerts à New York et Paris.

Vous aimez la musique japonaise.
Partagez votre playlist avec les lecteurs de la newsletter (contact : redaction@bretagne-japon.fr)

L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

Appel aux amateurs de mangas

Dans la perspective d’un partenariat approfondi avec la librairie de mangas Japanim, nous souhaiterions connaitre vos attentes.
Qu’attendriez-vous de ce partenariat ? Quel type de services vous intéresserait ? Quelles animations ?…
Envoyez vos attentes et vos souhaits à redaction@bretagne-japon.fr, afin de contribuer à définir les termes du contrat.

Le manga, héritier de l’emaki

Le manga, la « bande dessinée » japonaise qui a rencontré un public au-delà des frontières du Japon !  Le manga 漫画 se traduit par « images dérisoires »” et s’écrit de deux kanji «ga » , la représentation graphique, image et le Kanji « man » , involontaire, divertissant, sans but, mais aussi exagéré.

Astro Akira, Guts, Sangoku et bien d’autres personnages phares des mangas des années 1970 et 1990 ont trouvé durablement leur place dans les pays occidentaux tels que la France, les Etats-Unis et l’Italie. Le succès planétaire du manga est lié au développement des jeux vidéo, des nouvelles technologies et aussi lié en grande partie à la distribution des animes (les dessins animés japonais). Le manga fait partie des marqueurs de la globalisation culturelle du Japon.

Mais en fait, quelle est l’origine des mangas ? Pour répondre à cette question, il faut se replonger dans l’histoire du Japon et s’attarder sur les histoires dessinées sur papier.

À l’origine, les « Emaki » 絵巻, ou « Emakimono » 絵巻物, des rouleaux de papier peints du VIIIè siècle qui relatent la vie de Bouddha, d’œuvres religieuses mais aussi des histoires romanesques sur le quotidien japonais. Destinés aux religieux et à l’élite aristocratique, les « emaki » se lisaient de droite à gauche et pouvaient se dérouler sur des rouleaux d’une quinzaine de mètres.

Au XIIè siècle, des emaki satiriques apparaissent, « les Chōjū-giga » produits par des moines. Formés de quatre rouleaux de caricatures sans texte, ces dessins d’oiseaux et de bêtes personnifiés avec des postures et gestes humains illustrent une critique des histoires, des pratiques religieuses et une satire de la société japonaise. Dès lors, l’humour et la critique sont à l’honneur, comme dans les mangas actuels.

La narration par l’image, la délicatesse, la beauté et la fluidité des dessins ont créé une sensibilité qui a certainement contribué au succès du manga au Japon. Il faudra attendre le XVIIIè siècle pour que le mot « Manga » soit utilisé au Japon notamment grâce à plusieurs œuvres telles que « Manukau zuihitsu» (1771) de Kankei Suzuki, «Shiji no yukikai» (1798) de Kyoden Santo ou «Manga hyakujo» (1814) de Minwa Aikawa.

Le recueil d’estampes de Katshushika Hokusai est l’œuvre emblématique qui permettra de faire connaître les mangas en Occident. En 1814, Katshushika Hokusai publie son Manga regroupant croquis et dessins ; puis dans les années 1830, publie « Les Trente-six vues du mont Fuji » comptant 46 estampes dont La Grande Vague de Kanagawa connue dans le monde entier.
Dans les années 1950, au lendemain de la seconde guerre mondiale, la communication, l’art et l’écriture sont influencés par les Comic book et le cinéma américain.

Le mangaka Osamu Tezuka écrit « Astroboy », considéré comme de « dieu du manga », et réinvente ainsi la manière d’écrire les mangas en ajoutant des bulles, des onomatopées, de la mise en scène et des gros plans.

L’attaque des titans : fin avec le chapitre 139

Classé dans le top 20 des mangas les plus vendus au monde (plus de 100 millions d’exemplaires), l’ultime chapitre sera publié en France le vendredi 9 avril 2021 (on ne précise pas l’heure…).

Pour en savoir plus, lire les infos ici.

À noter : Jean Félix nous fera, dans le numéro de mai, une présentation approfondie de l’attaque des titans. Il nous parlera du synopsis, de l’anime, du marché et des produits dérivés.

Giga Manga à Fougères (Merci à Yohann pour l’information).

Lionel Vidicek a ouvert, à l’automne dernier, une boutique entièrement dédiée au manga, « Giga Manga » :
«On y retrouve tout ce qui peut exister en manga et notamment Naruto, Fairy Tail ou encore Full Metal Alchemist. Si une référence n’est pas disponible, il est possible de se la procurer sur commande ».

Côté produits dérivés, les amateurs pourront acquérir les figurines des personnages emblématiques des mangas, des t-shirts, mugs, verres, porte-clefs, cahiers, casquettes, peluches et même un Monopoly Dragon ball !

Giga Manga 13, rue Chateaubriand – 35 300 Fougères. Tél : 02 99 94 55 96.
Horaires d’ouverture : mardis, jeudis et vendredis de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h
Mercredis et samedis de 10 h à 19 h (journée continue).
Plus d’info ici.

 Une affiche signée, pourquoi pas ?

La toute nouvelle maison d’édition « les Images Dérisoires » publient un certain nombre d’affiches de manga dont certaines sont signées. Si la gamme des prix est assez large, par contre le choix est limité.
C’est ici.

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes.

« Telle que tu es » de HIRAMA Kaname, chez Kana.
Série terminée en 8 volumes, 6.85€ le volume.
Un shojo à partir de 10 ans.

Résumé :
Sumugi est une lycéenne douce et attentionnée. C’est aussi une jeune fille ronde, loin des critères de beauté modernes et des héroïnes habituelles de shojo. Par le passé, elle en a souffert, mais aujourd’hui elle s’accepte comme elle est avec sérénité. Seulement, elle semble avoir abandonné l’idée d’une vie amoureuse. C’est alors qu’elle rencontre un garçon, stéréotype physique du beau gosse japonais mais au caractère étrange, qui ne se montre indifférent ni aux courbes ni au sourire de Sumugi.
L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Cette série est très bienveillante sans se passer de nous faire rire à chaque tome. L’intrigue reste très centrée sur les personnages principaux, mais leur entourage est vivant et juste. Les lecteurs de la première heure ont dû attendre quatre ans entre le septième et le dernier volume de la série, mais c’est aujourd’hui un petit shojo terminé, idéal pour passer un moment de douceur et de tolérance.

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Sortie en DVD du film Family Romance, LLC de Werner Herzog le mardi 16 février 2021.

Sujet de société, s’il en est, Family Romance, LLC traite du phénomène des rentaru furendo (rental friend, « location de proches ») qui existe au Japon. Family Romance est une agence qui propose à ses clients de louer les services d’acteurs pour interpréter une multitude de rôles pour quelques heures, une journée, un week-end, voir même plusieurs années.

« Perdu dans la foule de Tokyo, un homme a rendez-vous avec Mahiro, sa fille de douze ans qu’il n’a pas vue depuis des années. La rencontre est d’abord froide, mais ils promettent de se retrouver. Ce que Mahiro ne sait pas, c’est que son père est en réalité un acteur de la société Family Romance, engagé par sa mère… »
Couleurs – 89 mn
Sorti le 16 février 2021 en DVD – ≃20€.

Silence de Masahiro Shinoda

Avant la version réalisée par Martin Scorsese en 2016, le cinéaste Masahiro Shinoda, figure clé de la Nouvelle Vague, signait la première adaptation au cinéma du roman de Shusako Endo, « Silence », grand classique de la littérature japonaise.
« Au XVIIe siècle, deux prêtres jésuites portugais débarquent sur les côtes japonaises. Leur but est d’aider à réimplanter le christianisme dans ce pays où la religion catholique est interdite et ses fidèles persécutés… »

1971 – Couleurs.
Sorti le 24 mars 2021 en Blu-ray & DVD – 20€.
À commander chez Carlotta.

Aya et la sorcière : Le premier Ghibli en images de synthèse

Sans doute un évènement dans l’univers de l’anime : la dernière production des studios Ghibli.
Aya se présente comme une adaptation relativement fidèle d’un roman de la Britannique Diana Wynne Jones publié en 2011. C’est à elle que l’on devait déjà le matériau original du « Château Ambulant », que Mamoru Hosoda puis papa Miyazaki avaient à l’époque largement remodelé.
Sortie cinéma prévue le 29 avril.

Avant de vous précipiter dans les salles, je vous invite à lire l’article publié par Kanpai.

Les voyages du studio Ghibli chez Univercine.

Le site de films à la demande Universcine offre désormais un vaste panorama des productions du studio mythique.
Outre les animes de Hayao Miyazaki, on peut voir les productions d’Isao Takahata et également celles de la nouvelle génération : Hiromosa Yonebayashi, Goro Miyazaki, Yoshifumi Kondo et Hiroyuki Morita.

Quizz : Saurez-vous reconnaitre tous ces animes à partir d’un décor ?

Pour les amateurs, un petit jeu où l’on peut tester ses connaissances de l’univers des animes. Envoyer nous vos résultats… On publiera le palmarès.

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 1)

Ce mois-ci : ce que le saké n’est pas !

  • Un alcool fort : la plupart des sakés titrent entre 14 et 16° (varie de 7° à 18°).
  • Une boisson distillée : c’est un processus de fermentation comme le vin.
  • Un digestif : le saké s’apprécie avant, pendant et après les repas.
  • Systématiquement servi chaud : les températures varient entre 5 et 55°.
  • Exclusif de la cuisine japonaise : il s’accorde  avec les plats occidentaux.
  • Destiné à la garde : à déguster dans l’année (il existe des exceptions).

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

L’expression du mois 今月の表現

« Ichigo Ichie » (一期一会) : chaque moment de vie est absolument unique

L’expression japonaise ichigo ichie  tire son origine de la cérémonie du thé (sadô) et signifie littéralement « une rencontre unique dans la vie ». On pourrait aussi dire « un instant, une expérience ». Elle décrit le caractère précieux et absolument unique dont est doté chaque moment de notre vie.

Le livre du mois 今月の本

Vous avez un livre à conseiller (polar, roman, historique, biographie,…), faites le découvrir aux lecteurs de la lettre. Nous nous ferons un plaisir de l’insérer dans la rubrique.

Contact : redaction@bretagne-japon.fr

 

Le Shinto, la source de l’esprit japonais.

Comprendre la culture et la société japonaises d’aujourd’hui, c’est remonter aux sources. Le Shintô, religion ancestrale du Japon, nous donne les clés pour approfondir notre connaissance du pays.
« Il est cette grande force invisible qui traverse l’histoire de l’Archipel depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours et qui est à la source de l’esprit du peuple japonais. »
Emiko Kieffer présente dans cet ouvrage les multiples manifestations du Shintô qui imprègnent la vie quotidienne du Japon : l’omniprésence des kami, le respect de la nature et des objets, les rituels et les fêtes, les sanctuaires, la morale, le comportement…

Collection : Le Prunier
Nombre de pages : 128
Format : 140 x 215
Date de parution : février 2019

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

Moins connue que sa rivale 桜(さくら), cette fleur est pourtant très appréciée au Japon. La floraison du camélia offre un spectacle qui ne la fera pas rougir (de honte du moins) face aux sempiternels cerisiers en fleurs. On peut extraire de ses graines une huile très appréciée depuis longtemps des Japonaises pour son utilisation en cosmétique ; un ingrédient de choix pour fortifier les cheveux et les ongles mous et cassants.

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

Le kappa (河童), l’amateur de concombres
Le kappa ou kawatarō (川太郎?, « garçon de la rivière ») est réputé pour chercher à attirer les humains ou les animaux dans l’eau.
Il s’agit d’une créature de rivières et marais qui ressemble à une tortue avec un bec de canard. Ses cheveux entourent une petite assiette qui est la source de ses pouvoirs. Elle se déplace sur 2 pattes, parle parfaitement le Japonais, apprécie le shôgi et le sumo, est très polie mais malicieuse voire espiègle. Dans le folklore traditionnel, ces êtres étaient considérés comme maléfiques : pervers et voleurs, ils pouvaient aussi noyer les enfants pour les manger. De nos jours, le kappa est plutôt traité comme une créature mignonne.

S’il y a une nourriture qu’il apprécie plus que la chair des enfants, c’est le concombre.
Ainsi, pour échapper au Kappa, vous avez deux options : soit l’obliger à vous saluer pour qu’il se penche en avant et vide sa cuvette, soit lui lancer un concombre pour qu’il jette tout son dévolu sur sa friandise préférée. Ensuite… Courez !

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Peut-être connaissez-vous le Rakugo (落 語)? Si non, une petite vidéo (en japonais, sous-titrée anglais). Patientez jusqu’à la chute !
Plus d’info sur le Rakugo ici.

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Vous souhaitez partager une actualité, vous avez une passion pour les mangas, le théâtre No, les compétitions de Sumo, les animes, les yokai, vous avez visité un site remarquable au Japon, vous avez une anecdote à raconter, des photos de vos voyages… écrivez-nous et nous vous publierons avec grand plaisir (anonymement ou nominativement). Vous recherchez un truc ! Pensez aux petites annonces (gratuites) !
Envoyer vos contributions : redaction@bretagne-japon.fr

Notre partenaire : « Le Piment Rouge »

Nous sommes heureux de vous présenter notre nouveau partenaire : les boutiques de produits alimentaires exotiques Piment Rouge Cesson-Sévigné et  Piment Rouge La Mézière : 2 invitations aux voyages.
Au programme de ces voyages, votre choix pourra vous mener au Japon bien évidemment, et également en Asie, en Amérique du nord et du sud, aux Antilles, en Afrique, ou plus proche de nous, sur le pourtour de la Méditerranée.

Les principaux éléments du partenariat :

  • Remise de 3% s’ajoutant aux 5% des adhérents « Piment Rouge » soit une remise totale de 8% sur votre panier lors de votre passage en caisse.
  • Des animations vous seront proposées (dégustation de produits notamment) lorsque les conditions sanitaires seront redevenues « normales ».