Newsletter – Août 2021

Juil 26, 2021 | Actu, News letter | 0 commentaires

月刊 BJ レター N°7

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Laurent GESLIN, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Informations importantes concernant les activités 2021 – 2022

Cours de Japonais
Les cours de Japonais débuteront dans la semaine des 21 et 28 septembre. Ils se dérouleront au 5 et 15 rue de Dinan et également à la Maison des Associations et sont répartis comme suit :
– 3 cours Niveau 1 (débutants) : Mercredi, Jeudi, Vendredi (19h00 à 20h30)
– 2 cours Niveau 2 : Mardi de 19h00 à 20h30 et Mardi de 19h15 à 20h45
– 1 cours Niveau 3 : Jeudi (19h00 à 20h30)
– 1 cours Niveau 4 : Lundi (19h00 à 20h30)
– 1 cours Niveau 5 : Mercredi (19h00 à 20h30)

Nous vous invitons à évaluer votre niveau avant toute inscription. Le test de niveau est ici.

Inscriptions, 5 rue de Dinan à Rennes :
– Anciens adhérents : samedi 28 août de 10h00 à 12h30 et l’après-midi en ligne.
– Nouveaux adhérents : samedi 4 septembre de 10h00 à 13h30

Toutes les informations sur les cours ici.

Ateliers de calligraphie / couture
Les ateliers se tiendront au 15 rue de Dinan, de 10h30 à 12h00 le matin, et de 14h00 à 15h30 l’après-midi. Les dates exactes seront communiquées à la rentrée.
À noter : Pour la calligraphie, inscription par « paquet » de 3 / 6 / 9 séances.

 Club de conversation
15 rue de Dinan, les samedis de 16h30 à 19h00
Ouvert gratuitement à tous les membres de l’association.
L’inscription se fait via un doodle qui est envoyé chaque semaine à une liste de diffusion. Si vous voulez être dans la liste, merci de nous le dire.

Permanences
5 rue de Dinan, les samedis (hors vacances scolaires) à partir du 21 août de 10h30 à 12h30

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

La famille impériale, cœur impénétrable de l’archipel nippon

En cette période où le Japon est au cœur de l’actualité, France Info TV nous offre un rapide focus sur la fonction impériale japonaise. D’une étonnante discrétion, la famille impériale fait rarement la une des journaux « people » (ici, on n’est pas à Monaco ou à Londres…). Cette absence médiatique fait que nous, occidentaux, ignorons pratiquement tout du rôle et du fonctionnement de la fonction impériale (jusqu’à être incapable de nommer l’empereur). Pourtant, les japonais ne pourraient concevoir leur pays sans ce pilier « Il est le toit de la maison. Dans la vie quotidienne, on ne regarde pas tous les jours son toit. Mais si un jour, il n’y a plus de toit, tout s’écroule. »

Pour (presque) tout savoir sur la fonction impériale et les futurs défis qu’elle doit relever, vous devez lire l’article ici.

« Un Japon misogyne ? » par Énora

Le Japon est connu pour être l’un des pays développés ayant le plus d’inégalités entre les sexes. En effet, dans le dernier rapport du Forum économique mondial sur les inégalités hommes-femmes, le Japon se situe au 121ème rang sur seulement 153 pays évalués.
De plus, régulièrement des propos sexistes font scandale dans la presse japonaise. Parmi ceux-ci ont peut notamment citer le maire d’Osaka, Ichiro Matsui, qui en 2020 aurait affirmé selon l’agence de presse Kyodo, que les 

hommes devraient aller faire les courses à la place des femmes car celles-ci “prennent du temps quand elles regardent les produits, et elles hésitent entre ceci et cela”. Il se serait justifié en ajoutant que ses dires étaient vérifiables aux siens de sa propre famille et que c’était selon lui le meilleur moyen pour  éviter les contacts humains dans les magasins lors d’une crise sanitaire. Ses propos ont suscité beaucoup de réprobations sur les réseaux sociaux. Cependant, certaines personnes ont également avoué être du même avis que le maire d’Osaka.

Par ailleurs, en cette période de Jeux Olympiques, il me semble intéressant d’évoquer une autre déclaration sexiste cette fois-ci émise par l’ancien président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo 2020. Effectivement, mercredi 3 février 2021, lors d’une réunion du Conseil du Comité olympique, ouverte à la presse, Yoshiro Mori aurait déclaré que “Si vous augmentez le nombre de membres exécutifs féminins, et que leur temps de parole n’est pas limité dans une certaine mesure, elles ont du mal à finir, ce qui est embêtant, Les femmes ont l’esprit de compétition. Si l’une lève la main (pour intervenir), les autres croient qu’elles doivent s’exprimer aussi. C’est pour ça que tout le monde finit par parler. Nous avons sept femmes au sein du comité d’organisation, mais elles savent rester à leur place.” À travers sa déclaration sexiste, Yoshiro Mori tente en fait de justifier le nombre de femmes présentes dans le conseil d’administration des JO de Tokyo 2020. Car bien qu’il se soit engagé l’année précédente à atteindre un taux de 40% de femmes composant le conseil d’administration, celui-ci n’atteint que les 20 %. Finalement, ses propos allant à l’encontre des valeurs  prônées par les JO et ayant soulevé une vague de mécontentement du côté de l’opinion publique japonaise et des sponsors des JO, Yoshiro Mori a dû démissionner de la présidence du comité d’organisation des Jeux olympiques de 2020, le 12 février. Il est cependant tout de même important de nuancer les propos en ajoutant que Yoshiro Mori est un ancien Premier ministre japonais (2000-2001), âgé de 81 ans connu pour ses propos rétrogrades et misogynes. Tous les Japonais/es ne sont pas du même avis que lui ! Pour aller plus loin vous pouvez consulter les liens ci-dessous…
https://www.huffingtonpost.fr/entry/japon-un-responsable-des-jo-de-tokyo-demissionne-apres-des-propos-sexistes_fr_6052fd47c5b638881d29d235
https://mycrazyjapan.fr/la-misogynie-au-japon/

Le musée du caca à Tokyo, Fukuoka et Yokohama

La rédaction ose tout ! À priori, rien à voir avec les JO. Ce mois-ci, elle vous amène visiter trois musées que l’on ne trouve sans doute nulle part ailleurs qu’au Japon (quoiqu’en Angleterre, il y ait un musée dédié aux excréments mais à teneur pédagogique !). 

Au Japon on est dans le ludique…
Celui de Tokyo est situé sur l’ile d’Odaiba. Plus d’information à consulter ici.
Pour savoir à quoi s’en tenir le site de France – Japon (avec de très nombreuses photos) vous en dit plus ici.Pour un retour d’expérience vous pouvez consulter un témoignage d’un compatriote qui s’est laissé tenter ! C’est à lire ici.

La culture japonaise rencontre la culture française /日本文化とフランス文化の出会い

Un français en charge de la promotion touristique de la ville de Misasa.

 Anthony Lieven est, depuis 2019 en charge de la valorisation nationale et internationale touristique des onsens de la ville de Misasa (district de Tōhaku, dans la préfecture de Tottori, à l’ouest du Japon).

Un article de la revue « Highlighting Japan » consacre un article à ce français tombé amoureux de la région. À noter qu’Anthony a, lui aussi, rencontré « son premier Japon » en visionnant le film d’Akira Kurosawa « les 7 samouraïs ». La ville de Misasa est surnommée « la cité du radon » (gaz radioactif contribuant à la production du radium) et à ce titre organise annuellement, depuis 1951, le « Festival Marie Curie » en l’honneur de 

Drapeau de la ville de Misasa

la chercheuse franco-polonaise et a érigé une statue à son effigie.
L’article (en anglais) est à lire ici.

Le cahier de vacances du JNTO (Office Nationale du tourisme japonais)

Le JNTO avait publié au cours de l’été 2020 un superbe cahier de vacances sur le thème du Japon. Toujours d’actualité, on y retrouve de nombreuses activités réparties sur 8 

semaines, des jeux, des éléments d’initiation à la culture japonaise, les bases de l’écriture japonaise (ici les élèves de niveau 5 passeront leur chemin),…
Vous pouvez le télécharger ici.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Le Musée Ghibli à Tokyo était en difficulté financière à cause du Covid.

Le célèbre musée d’art du studio d’animation de Hayao Miyazaki avait alors lancé un crowdfunding sur le site Furusato Nozei (site est réservé aux résidents du Japon) afin de récolter 10 millions ¥ (environ 77.000€) de financement pour survivre en l’absence de visiteurs.
Au 21 juillet, le montant total récolté dépassait largement le montant nécessaire à la poursuite de l’activité et était de 23.906.735 yens (184.490€). La campagne est ouverte jusqu’au 31 janvier 2022 …

Les magasins Ghibli officiels au Japon

En dehors du Japon, il n’existe pratiquement aucun magasin officiel permettant d’acquérir quelques « goodies » issus de la production des studios Ghibli. Toutefois, l’espoir de

pouvoir retourner au Japon renaît. Vous trouverez à la lecture de l’article toutes les références des 40 magasins dispersés à travers l’archipel.
C’est à lire ici.

Encore des annonces de fermeture sur Odaiba !

Après l’annonce de la fermeture définitive d’Oedo Onsen Monogatari le 5 septembre prochain, c’est au tour de Palette Town sur l’île d’Odaiba de fermer ses portes définitivement le 31 août 2022, suivant ce calendrier  (Source : Kanpai) :

  • Toyota Mega Web (City Showcase, History Garage et Ride Studio) : 31 décembre 2021
  • Venus Fort : 27 mars 2022
  • Daikanransha (la grande roue) : 31 août 2022
  • TeamLab Bordeless : 31 août 2022 en vue d’une réouverture courant 2023 dans le centre de Tokyo

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

Pour la programmation cinéma à Rennes, rendez-vous à la rubrique «Le coin des cinéphiles par Bernard».
On notera la sortie sur les écrans rennais de :

  • « True Mother » de Naomi Kawase actuellement à l’Arvor
  • « Onoda – 10 000 nuits dans la jungle » de Arthur Harari actuellement à l’Arvor
  • « Le Soupir des vagues » de Koji Fukad (à priori aux Gaumonts) à partir du 4 août 2021
  • « Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB – à partir du 4 août 2021
  • « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB – à partir du 11 août 2021
  • « Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor – à partir du 18 août 2021

Le premier Japon de … Laurent / 日本との出会…ローラン

Mon premier Japon : de Spectroman à Kurosawa

« Une enfance à Angers, la télé les mercredis après-midi, les dessins animés du club Dorothée. Mon premier contact avec le Japon était avec un héros que les jeunes de moins de 30 ans ne peuvent pas connaître : Spectroman ( スペクトルマン ), personnage au costume doré, mi-humain, mi-robot, capable de se transformer et de voler comme Superman.
Dans le Japon des années 1970, ce gladiateur a pour mission de combattre la pollution qui déjà menace notre planète, et de repousser les attaques d’un 

curieux duo d’hommes singes embarqués dans une soucoupe volante qui se gargarise à parachuter sur Terre les pires chimères pour embêter les Japonais.

Enfant, cette série m’a fait réaliser à quel point Japonais et Européens étions à la fois proches et éloignés dans nos façons de vivre, et éveillé pour toujours mon envie de m’ouvrir sur ce pays.

Adolescent, mon Japon ce sont ces après-midis à traîner après le collège dans les salles d’arcade pour faire tomber les pièces dans les bornes de Taito, Konami et Sega (Shinobi). C’est aussi une première séance de cinéma inespérée pour voir « Rêves » la série de courts métrages de Kurosawa, avec un copain, dans une salle quasiment vide ! Plus tard les mangas de Jiro Taniguchi (« Quartier lointain »),  les films de Ozu, un opéra de Yukio Mishima (Le Pavillon d’Or), une rencontre avec Iroshi Kitada, seul Japonais en course pour la route du Rhum, ont continué de nourrir mon imaginaire sur le Japon. Aujourd’hui, je n’attends qu’une chose, préparer ma valise pour y aller ! »

La technologie et le Japon /  日本のテクノロジ

La technologie au service de la sécurité ?

Face aux énormes enjeux qu’il doit affronter (Risques naturels, vieillissement de sa population,…), le Japon a décidé d’affronter ces défis en faisant appel à la diversité des technologies. Devenu ainsi un leader dans les domaines de la recherche et du développement (nucléaire, robotique, audiovisuel,…), il était naturel d’introduire dans la lettre d’information cette nouvelle rubrique.
En ce mois de compétitions olympiques, il nous a semblé intéressant de nous pencher sur les technologies au service de la sécurité dans un environnement où les risques auraient dû être démultipliés avec l’arrivée massive de touristes. Le documentaire diffusé sur Arte «Tokyo, le prix de la sécurité » date de 2019, et depuis cette date l’environnement s’est modifié. Il n’en demeure pas moins que ce documentaire garde toute sa valeur vis-à-vis de l’usage (et le mésusage) des technologies liées à la problématique de la sécurité.

Vous pouvez le regarder ici.

Gastronomie / グルメ

Recette Mushi Pan, le gâteau japonais à la vapeur – 蒸しパン. Tellement fuwa fuwa

La plupart des cuisines japonaises étant souvent dépourvues de four, les Japonaises prirent l’habitude de cuire des mini cakes à la vapeur, dans des petites caissettes. Ce sont les « mushipan à la texture aérienne, telle un nuage.
La recette est très simple et vous pouvez la consulter ici.
À partir de la recette de base, il est possible de varier les saveurs : chocolat, matcha, café, avec haricots confis,… selon votre bon plaisir (la rédaction est toujours volontaire pour tester !).

7 tonnes de sauterelles sont consommées chaque année au Japon

100 grammes de sauterelles donnent 26,3 grammes de protéines contre 20,2 gr pour l’équivalent de viande de boeuf… L’automne est la meilleure période pour ramasser les sauterelles, au moment de la récolte de riz. Elles pullulent dans les rizières.
Dans la région de Nagano, on aime les sauterelles bouillies puis passées dans un mélange de sucre, sauce soja et mirin (sake doux), et utilisées en accompagnement du riz blanc ou du thé vert.
La consommation est si répandue qu’il existe même des distributeurs automatiques d’insectes.

Source : https://dozodomo.com/

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Au Japon l’hygiène au détriment de l’environnement

Quand on pense au Japon on pense souvent propreté. Il est vrai qu’il est surprenant de voir la grande majorité des rues de Tokyo d’une propreté irréprochable alors qu’il n’y a pratiquement pas de poubelles dans les rues. Cependant, on note un contraste saisissant quand on se rend dans les konbini (petite supérette japonaise ouverte 24h/24 et 7j/7), on remarque effectivement un suremballage de plastique des produits. Une des raisons principale serait l’hygiène mais nous sommes dans le droit de nous demander s’il est vraiment nécessaire d’en faire autant ?
https://www.nippon.com/fr/news/fnn20210310153879/?cx_recs_click=true

Le Japon a une production annuelle de déchets plastiques d’environ 9,4 millions de tonnes. Ce qui en fait le deuxième producteur mondial de déchets plastiques par habitant après les Etats-Unis. En 2018, le gouvernement a cependant dévoilé un objectif de réduction d’un quart d’ici à 2030 de sa production annuelle de déchets plastiques. En effet, depuis le 1er juillet 2020 on remarque que les sacs plastiques

sont payants dans les konbini pour encourager la réduction des déchets. La distribution de ceux-ci est donc passé de 75% à 25% soit 9.000 tonnes de déchets plastiques en moins.
https://katatsumurinoyume.com/2019/07/japon-l-empire-du-plastique-ou-la-necessite-de-retraiter-les-dechets.

On peut également observer un autre problème similaire subsistant toujours au Japon quant à la surconsommation de baguettes jetables, les wari-bashi (割り箸). Elles sont utilisées depuis l’ère Edo que ce soit dans les restaurants ou les bento et ramen des Konbini. les wari-bashi représentent en moyenne 90 000 tonnes de bois par an. En 2007, 90 % de ces baguettes étaient faites de bambou et 10 % de tremble importé de Chine. En

effet, le Japon est le premier pays importateur mondial de bois tropical, l’Europe étant le deuxième. Sur l’Archipel se sont environ 55 millions de baguettes en bois qui sont jetées toutes les 24 heures. Heureusement, celles-ci ayant un impact grandissant sur l’environnement dont le gaspillage des ressources forestières et l’utilisation de produits désinfectants pendant le traitement du bois importé ont fait polémique. C’est pourquoi de nos jours ont peut voir dans certains restaurants l’utilisation de baguettes, hashi (箸) en bois ou en plastique qui sont lavés puis réutilisés. Cependant, d’autres commerces préfèrent encore utiliser des wari-bashi pour des raisons d’hygiène.

https://www.nippon.com/fr/features/jg00060/

https://www.mesbaguettes.com/module/xipblog/single?id=2&rewrite=impact-environnemental-des-baguettes-jetables&page_type=post

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

宇多田ヒカル / Utada Hikaru
Chanteuse, parolière, compositrice, productrice

Née à New York en 1983 d’un père producteur de musique et d’une mère chanteuse enka, Utada Hikaru a baigné dans l’univers de la musique dès son enfance. Sa carrière solo à peine lancée en 1998 qu’elle enregistre déjà un record (toujours inégalé à ce jour) à l’âge de 15 ans seulement : son premier album First Love se vend à plus de 6 millions d’exemplaires, devenant l’album le plus vendu de tous les temps au Japon.
Explorant des sons R&B au début de sa carrière, « Hikki » a réussi à diversifier son catalogue musical et à enchainer les succès, faisant d’elle l’une des artistes les plus populaires. En parallèle à sa carrière japonaise, Hikki a également sorti 3 albums aux Etats-Unis ainsi qu’une tournée internationale en 2010.

Avec plus de 10 albums à son actif pour un total estimé à 35 millions de disques vendus au Japon, elle est également connue pour ses multiples collaborations musicales comme avec les séries Kingdom Hearts et Neon Genesis Evangelion.

Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : 宇多田ヒカル – COLORS
Autres recommandations : Exodus ’04, Be My Last, Flavor of Life, Prisoner of Love

Vous aimez la musique japonaise. Partagez votre playlist avec les lecteurs de la newsletter (contact: redaction@bretagne-japon.fr)

L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

よーい ドン!

A l’occasion de la tenue des Jeux Olympiques de Tokyo au Japon cet été 2021, je vous propose de découvrir l’univers du manga associé au sport.

Sport et mangas, une relation fusionnelle depuis 70 ans

« Soixante-dix ans après ses débuts, le manga de sport a touché à quasiment toutes les disciplines possibles. Le baseball, sport national au Japon, a eu le droit à plus de 400 mangas dédiés selon le recensement de la revue Zoom Japon, contre environ 200 pour le football, 66 pour le sumo, 50 pour le tennis ou encore 34 pour le judo. Mais on retrouve aussi un manga dédié au kabaddi, un sport de contact indien, ou un autre aux courses de chevaux. » (Source : Zoom Japon)

Si la plupart des « manga » à succès à l’international sont majoritairement des « manga » de combat, le « manga » de sport occupe également une place importante dans la société Japonaise. Au Japon les « manga » sportifs prennent une place importante dans les librairies Japonaises. En 2020 le manga « Haikyuu », basé sur la pratique du Volleyball, s’est vendu à plus de 7 000 000 d’exemplaires se plaçant ainsi à la 4ème position dans le top Vente des « manga » au Japon.

Beaucoup de « manga » de sport à succès sont d’abord sortis dans le magazine « JUMP » portant sur des sports variés allant de la boxe au Babington en passant par le cyclisme. Dans ces « manga », en général, la pratique d’un sport est présentée comme une solution à la vie du quotidien, un match pour se faire de nouveaux amis, et pour souder son équipe. Et pour le coté sentimental, rien n’est mieux que de ramener la coupe à la maison. On retrouve des « manga » de sport généralement dans la catégorie des « shonen » (manga pour garçons adolescents) et des « shojo » (manga principalement pour filles adolescentes).

Afin de vous éclairer et vous aider à découvrir des titres de « manga » de sport, je vous mets quelques exemples qui traitent la thématique et qui sont également disciplines Olympiques.

Les thématiques des « manga » de sports sont similaires à la plupart des « manga »: on y retrouve des situations du quotidien, autour de valeurs telles que l’esprit d’équipe, l’amitié, la vie étudiante et la vie sentimentale.
En général dans les « manga » de sport on découvre 3 catégories de héros.
– La pratique du sport est une passion depuis l’enfance comme pour « Tsbasa » dans le manga « captain tsubasa »(Manga sur le FootBall) ou comme « Hinata » dans « Haikyu »(Manga sur le Volley).
– La pratique sportive est un moyen pour arriver à ses fins comme pour « Ippo » d’Hadjime no Ippo (Manga sur la Boxe).
– Le personnage principal entre dans le milieu sportif par hasard comme pour « Sakamichi Onoda » dans « Yowamushi Pedal » (Manga sur le cyclisme) ou bien encore « Sena » dans « Eyshild 21 »(Manga sur le FootBall Américain).

Le top 5 de mes « manga » de sport préférés que je vous conseille fortement de lire ou de regarder.

Haikyū!!

Shouyou Hinata, un jeune garçon d’1m60 est passionné de volley-ball depuis qu’il a regardé un match dans lequel jouait le « petit géant », un redoutable attaquant de petite taille et s’inscrit dans le lycée de son idole. En dernière année de collège, il réussit tant bien que mal à rassembler une équipe pour participer au tournoi du collège, malgré son

engouement il se fait battre dès le premier match par l’équipe phare du tournoi où le jeune Tobio Kagéyama mène son équipe en finale. Déterminé à s’entrainer pour le battre au lycée, il s’aperçoit que le jeune Kageyama est dorénavant un de ses coéquipiers.
https://www.youtube.com/watch?v=VKviyEGvb94

Hajime No Ippo
Près de 100 millions d’exemplaires vendus et est le troisième manga de sport le plus vendu au monde.

Le jeune Ippo Makumouchi, jeune lycéen timide et isolé, est souvent martyrisé par les voyous du lycée. Un jour alors qu’Ippo se faisait taper dessus par la bande de voyous Takamura Mamoru, un boxeur professionnel qui passait dans le coin intervient et les chasse. Ippo va alors se découvrir une passion pour la boxe en se lançant dans une quête pour découvrir ce qu’ « être fort » signifie.
https://www.youtube.com/watch?v=9S50a4rStNA&t=24s

Innitioal D

On découvre le jeune Takumi Fujiwara, un lycéen à priori normal. Mais depuis ses 13 ans, il aime la vitesse et il conduit tous les soirs sa voiture « 86 » (Toyota AE86). Un soir il dépasse un des meilleurs « Road Racer » de la région. C’est le début pour lui des courses de descentes de montagne.
https://www.youtube.com/watch?v=xbRZE64S3U4

Kuroko’s Basket

La Génération Miracle, la fameuse équipe du collège Teikou composée de cinq génies. Une légende raconte qu’un sixième membre aurait fait partie de cette équipe.
C’est la rentrée des classes au lycée Seirin , et le club de basket compte désormais dans ses rangs de nouveaux seconde comme Taiga Kagami, joueur impulsif qui rêve d’écraser la Génération Miracle et devenir le numéro 1 du Japon, et Kuroko Tetsuya, un garçon très effacé que personne ne remarque et peu doué pour le basket.
https://www.youtube.com/watch?v=5RVEM8-UKlg

Yamahushi Pedal

Sakamichi Onada est un lycéen solitaire, Otaku est aussi plutôt solitaire qui ne craint pas de faire 90km de vélo hebdomadaire pour des conventions ou acheter jeux, figurines,… Un jour, Sakamichi croise un camarade de son lycée nommé Shōkichi Naruko. Celui-ci voit alors en Sakamichi un incroyable potentiel et l’incite à intégrer le club de cyclisme du lycée. C’est alors qu’il se passionne pour le vélo de course.
https://www.youtube.com/watch?v=zyazW3JpghM&list=PLO5-  qgK1xySA872wnzs0xba_lvEOa44Tt&index=4

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Our Summer Holliday, de OZAKI Kaori, chez Delcourt Tonkam.
Un one-shot seinen à 7.99€, à partir de 14 ans.

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Un one-shot atypique, très sensible, qui commence avec beaucoup de douceur pour rapidement s’assombrir à l’image d’un ciel d’été dont l’azur laisse place à l’orage. La jeunesse des personnages exacerbe l’intensité des épreuves qu’ils doivent surmonter. Après lecture, je suis resté piégé, moi aussi, quelques heures dans cet été pas comme les autres…

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Pas de « Pass sanitaire » à l’Arvor (pour l’instant)

Le cinéma Arvor a décidé de limiter la jauge à 49 entrées par salle. En conséquence nul besoin de « Pass sanitaire », par contre masque obligatoire.

« True Mothers» de Naomi Kawase à l’Arvor 

Réalisé par Naomi Kawase (les délices de Tokyo), le film aborde le sujet délicat de la famille, de la parenté,…que les réalisateurs nippons traitent toujours avec beaucoup de sensibilité et souvent en abordant les sujets tabous de la société japonaise.

Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre…

Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Onoda – 10 000 nuits dans la jungle »  d’Arthur Harari à l’Arvor

Une coproduction internationale (France, Japon, Allemagne, Belgique, Italie, Cambodge) présentée dans la section « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2021. / 2h47 VOSTF
Avec Yûya Endô, Tsuda Kanji, Yuya Matsuura.

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

« Un grand moment de cinéma : une tension continue durant près de 3 heures que l’on ne voit pas passer. On regrette que le film se termine. » La rédaction
Pour les horaires, c’est ici.
La bande annonce est à visualiser ici.

« Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi à l’Arvor

Présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, « Drive my car » est une adaptation d’un extrait du recueil « Des hommes sans femmes » de Haruki Murakami (Senses et Asako I & II).
Alors qu’il n’arrive toujours pas à se remettre d’un drame personnel, Yusuke Kafuku, acteur et metteur en scène de théâtre, accepte de monter Oncle Vania dans un festival, à Hiroshima. Il y fait la connaissance de Misaki, une jeune femme réservée qu’on lui a assignée comme chauffeure. Au fil des trajets, la sincérité croissante de leurs échanges les oblige à faire face à leur passé.

À partir du mercredi 18 aout.
Des extraits peuvent être consultés ici.

 « Les sorcières de l’orient » de Julien Faraut au TNB

« Japon années 1960. Alors que Tokyo, en pleine reconstruction, signe son grand retour sur la scène internationale avec l’organisation des JO, un groupe de jeunes ouvrières connait un destin hors du commun. Après le travail, elles s’entraînent dans les conditions les plus rudes pour se hisser au sommet du volley mondial. Bientôt surnommées les « Sorcières de l’Orient », elles deviennent le symbole du miracle japonais. Leur histoire nourrira la pop culture durant des générations… ».
Le succès des « Sorcières » a donné naissance à de nombreux animes sur le sport dont Attack Number One.

En salle au TNB à partir du 11 au 22 août (à vérifier sur le site du TNB).

« Musashi – La Trilogie » de Hiroshi Inagaki au TNB

Pour la 1re fois au cinéma en version restaurée à partir du 4 août 2021

Musashi est une trilogie composée des films La Légende de Musashi (1954), Duel à Ichijoji (1955) et La Voie de la lumière (1956). Produite par la compagnie Toho et dirigée par le cinéaste Hiroshi Inagaki, elle a contribué à faire connaître le cinéma japonais à travers le monde. Oscar du meilleur film étranger en 1956, Musashi a également permis à Toshiro Mifune de confirmer son statut de star internationale. Inspiré de la vie de Miyamoto Musashi, samouraï et philosophe ayant réellement existé, cette trilogie en couleurs représente le meilleur du cinéma d’aventure des grands studios nippons.

« La Légende de Musashi » est une adaptation cinématographique du début du roman « La Pierre et le Sabre » d’Eiji Yoshikawa (dont la lecture nous avait été conseillée par Anne-Laurence dans la rubrique « Le livre du mois » dans le numéro de mai – juin de la lettre).
Pour en savoir plus, c’est ici.
Pour les horaires du TNB c’est ici.

Le Soupir des vagues de Koji Fukada, en salles le 4 août (à priori au Gaumont)

Réalisateur de « l’infirmière », d’ »Harmonium » d’« Au revoir l’été », Koji Fukada nous dévoile son dernier film fait de magie et de poésie.

« En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaye de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans.
À son arrivée, Sachiko apprend qu’un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues. Sachiko, elle, semble le comprendre… » Source : Hanabi

La bande annonce est à voir ici.
Pour en savoir plus sur l’œuvre cinématographique de Koji Fukada, lire l’article ici.
Pour les horaires voir ici.
On espère pouvoir découvrir dans une salle rennaise sa fresque romantique, sélectionnée au festival de Cannes 2021, « Suis-moi je te fuis » (première partie, sortie en salles le 18 août) et « Fuis-moi je te suis » (deuxième partie, sortie en salles le 25 août).

Le cinéma de Kenji Mizoguchi sur ARTE

« Kenji Mizoguchi (1898 – 1956) auteur de 94 films, (dont 62 ont été perdus), est aujourd’hui considéré comme un des maîtres du cinéma japonais aux côtés d’Akira Kurosawa et de Yasujirō Ozu, mais aussi du cinéma mondial. France Culture le désigne comme le plus grand cinéaste du monde ». Source Wikipedia
Quant à moi, l’œuvre de Mizoguchi reste liée à la découverte, il y a plus de 40 ans, du film

« Les contes de la lune vague après la pluie ». Depuis ce jour, ce film n’a pas arrêté de me hanter. L’atmosphère surnaturelle qui irrigue « Les contes de la lune… » nous plonge au plus profond de l’âme du Japon, la brume sur le lac Biwa est un véritable poème,…

Cette excellente rétrospective du cinéma de Kenji Mizoguchi proposée par ARTE ne peut que me réjouir car il y a très peu d’occasion de visualiser une partie de l’œuvre du cinéaste. On regrettera seulement que ne soit pas proposée « la vengeance des 47 Ronins » (241 mn) qui met en scène un des plus célèbres évènements de la longue histoire des samouraïs.
Le maître du cinéma japonais en 8 films, un portrait inédit et cerise sur le gâteau un Blow up.

  • Portrait : Kenji Mizoguchi, le cinéaste à la cicatrice dans le dos (25 mn)
  • Les amants crucifiés (99 mn)
  • Une femme dont on parle (81mn)
  • Miss Oyu (90 mn)
  • La rue de la honte (83 mn)
  • L’impératrice Yang Kwei Fei (88 mn)
  • Les musiciens de Gion (82 mn)
  • Les contes de la lune vague après la pluie (94 mn)
  • L’intendant Sansho (à partir du 3 août)
  • Blow up : Mizoguchi face à l’histoire (8 mn)

Tous les détails et les informations sont à consulter ici.

Pour approfondir la connaissance de l’œuvre de Mizoguchi, lire l’article de la cinémathèque, et écouter l’émission que France Culture lui avait consacrée en 2020 et intitulée « M comme Kenji Mizoguchi, le plus grand cinéaste du monde ».

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 4)

Ce mois-ci : La fermentation ou sakéification

Préparation du kôji (2 à 3 jours) : le champignon magique
Un champignon spécifique, utilisé comme agent de saccharification (processus de transformation en sucre) de l’amidon est inoculé et se développe sur une partie du riz (kôji) avant d’être ajouté dans une cuve.
Pied de cuve (14 jours)
Puis, dans une cuve plus grande, riz, kôji et eau (+ levures et acide lactique) sont ajoutés à nouveau : 3 ajouts de plus en plus importants sur une période de 4 jours (au total on doit donc préparer 4 fois du kôji et cuire 8 fois du riz pour faire du saké).

Fermentation double en parallèle (20 à 30 jours) : une fermentation unique au monde.
On parle de « fermentation double en parallèle » car, dans une même cuve, le kôji permet la dégradation de l’amidon en sucres pendant que les levures en rapide multiplication transforment les sucres. Ces deux processus ont lieu simultanément, c’est la raison pour laquelle le rendement alcoolique du saké est le plus élevé parmi les boissons simplement fermentées, pouvant ainsi atteindre 18 à 20° d’alcool en fin de fermentation.

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

L’expression du mois 今月の表現

塵も積もれば山となる « ちりもつもればやまとなる »

Le livre du mois 今月の本 

« Tout peut s’oublier » d’Olivier Adam

La grève de la faim de Vincent Fichot, en grève de la faim depuis plus de 3 semaines à Tokyo, est là pour nous rappeler que la garde partagée des enfants en cas de séparation n’existe pas légalement au Japon. Aussi, l’enlèvement parental est une pratique courante et tolérée par les autorités locales.
Sujet délicat abordé par la littérature dans le roman d’Olivier Adam « Tout peut s’oublier » paru chez Flammarion en début d’année.
« Un appartement vide : c’est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l’évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. À l’incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant 

d’autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s’il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ? »

Paru le 06/01/2021
Prix : 20€
E-book : Epub : 6,99€ ; Pdf : 6,99€

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

« Au Japon la perception de la mort n’est pas exactement la même qu’en Occident. La disparition d’un proche signifie un renouveau pour son âme. La fête お盆 (« Obon »), d’origine bouddhique, a lieu le plus couramment du 13 au 15 août, dates durant lesquelles les japonais rendent hommage aux esprits de leurs ancêtres. Même si ces jours ne sont pas fériés, de nombreux japonais prennent des vacances pour retourner dans leur ville natale, visiter leur famille et nettoyer les tombes de leurs ancêtres. Célébrée au Japon depuis plus de 500 ans, cette fête (祭りmatsuri) s’accompagne de nombreux rituels : bon-odori (danse traditionnelle), spectacles, jeux, marchés nocturnes, tôrô nagashi (cérémonie ayant lieu le dernier soir et consistant à un lâcher de lanternes à la mer ou dans une rivière basée sur la croyance que les lanternes guident les esprits des disparus vers l’autre monde) et parfois même un feu d’artifice clôture ces trois jours de fête. « 

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

La Kuchisake Onna : fantôme meurtrier d’une femme à la bouche béante

Cette légende urbaine fort connue au Japon a de quoi faire presser le pas lorsqu’on rentre tard chez soi. La Kuchisake Onna a pour origine une sordide affaire familiale qui a bien pu arriver dans le passé. Elle serait le fantôme d’une femme adultère que son mari, pour la punir de ses infidélités, aurait défiguré au couteau, lui tranchant la bouche d’une oreille à l’autre.
Depuis son trépas, elle hante les rues le soir… La Kuchisake Onna apparaît aux vivants comme une belle jeune femme avec un masque chirurgical, tenant dans ses mains une lame aiguisée. Après s’être approchée de vous, avec les plus mauvaises intentions du 

monde, elle vous demande d’une voix susurrante : “Suis-je belle ?” Répondez oui et elle retire son masque, dévoilant le plus effrayant des sourires. “Et maintenant ?”
Quelle que soit votre réponse, elle vous réserve un sort funeste. Au “non”, elle vous tue sur-le-champ; dites “oui”, elle vous défigure à son image… Vous pourriez tenter de prendre vos jambes à votre cou… Malheureusement, vous êtes poursuivi !

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Connaissez-vous les « henohenomoheji » ?

Ce jeu des enfants japonais est très répandu. Il s’agit de dessiner des visages de personnages à partir de 7 caractères (hiragana et/ou katakana). Le plus classique est le へのへのもへじ. Cependant, des variantes peuvent exister, chacun pouvant dessiner son propre « henohenomoheji ».
À vos crayons et pinceaux ! Nous attendons vos créations originales. Le plus original recevra (peut-être) un cadeau.

Vous pouvez visionner cette courte vidéo, où un dessinateur nous offre, avec talent, plusieurs déclinaisons.
https://www.youtube.com/watch?v=aAFlOw49TKo

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