Newsletter – Juillet 2021

Juin 20, 2021 | Actu, News letter | 0 commentaires

月刊 BJ レター N°6

Directeur de la publication : Clément LE NY,  Président de l’Association Bretagne – Japon
Rédaction : Bernard BECHON
Relecture : Francia, Jean Pierre, Michel, Hélène, Simon, Clément, Jean Félix, Énora, Tchié
Ont collaboré à ce numéro : Tchié SATO, Hélène BOTTEQUIN, Quentin LEPICIER, Énora SOULOUMIAC, Simon TRICHA, Jean Félix BLANDEL, Anne-Laurence BERTHIÉ

La vie de l’association /最近のアソシエーション

Survie de Bretagne – Japon
L’appel lancé en mai par Clément (Président de Bretagne – Japon) a rencontré un certain écho. En effet 4 personnes ont répondu positivement et souhaitent s’engager afin d’assurer la survie de l’association.
Nous souhaitons donc la bienvenue à Justine Jouanolle (Organisation des ateliers), Luc-Pierre Chabaud (Domaine technique), Laurent Geslin (Trésorerie), et Simon Tricha (RH).

Luc-Pierre Chabaud

Laurent Geslin

Justine Jouanolle

Simon Tricha

Nos 4 collègues sont désormais « invités » au Conseil d’Administration en tant que bénévoles. Ils ont donc participé au CA du 27 mai dernier en attendant d’officialiser leur candidature lors de la prochaine assemblée générale (octobre).
Au vu de leurs motivations, nous sommes certains que Bretagne – Japon pourra rebondir et relever les défis des années à venir. Souhaitons-leur une bonne intégration dans l’équipe « dirigeante » de BJ.
Malgré ces arrivées, nous maintenons toujours notre appel pour que d’autres personnes puissent intégrer l’équipe «dirigeante ». N’hésitez pas à consulter la page consacrée aux bénévoles qui pourra vous apporter toutes les informations nécessaires.

 La saison 2021 – 2022

Les contraintes sanitaires semblant se lever peu à peu, le Conseil d’Administration a débuté ses travaux de remise en route des principales activités : cours de japonais (5 niveaux), ateliers de calligraphie, club de conversation et permanences du samedi matin. Les différents calendriers des activités, les réservations de salles ainsi que l’organisation des cours sont en phase de finalisation. 

Reprise des activités

Cours de langue japonaise

Types de cours : 3 cours de niveau 1 (débutants), 2 cours niveau 2, 1 cours niveau 3, 1 cours niveau 4 et 1 cours niveau 5
Tarifs : 315€ pour 28 cours d’une durée d’1 heure 30.
Date début des cours : semaines des 21 septembre et 28 septembre (selon les salles et les niveaux)
Inscriptions, 5 rue de Dinan à Rennes :
      – Anciens adhérents : samedi 28 août de 10h00 à 12h30 et l’après-midi en ligne.
-Nouveaux adhérents : samedi 4 septembre de 10h00 à 13h30
Nombre de places : selon conditions sanitaires du moment.
Pour plus d’information, veuillez consulter régulièrement le site Bretagne-Japon.

Club de conversation les samedis de 17h00 à 19h00

  • o Jusqu’au 30/06 : maximum 8 participants avec inscription via un doodle
  • o Après le 30/06 : limite sur place à 12 personnes avec inscription via un doodle.

Permanences à partir du samedi 21 août de 10h30 à 12h30

Atelier de calligraphie : 3 séances effectuées en juin 2021. Reprise saison 2021 -2022 en septembre – octobre 2021.

Culture et société au Japon / 日本の文化と社会

Les J.O. auront bien lieu : les véritables raisons

Les experts s’accordent tous, aujourd’hui, pour assurer que les prochains Jeux Olympiques de Tokyo se tiendront aux dates prévues.
Christine Ockrent, dans son émission hebdomadaire du samedi matin sur France Culture « Affaires étrangères » nous présente les véritables enjeux du maintien des jeux, coute que coûte. Si l’aspect financier n’est pas à négliger, peut-être faut-il changer d’optique et tenter une analyse en termes de relations internationales et notamment vis-à-vis de la Chine.
L’émission nous propose, également, un tour d’horizon des contraintes auxquelles la société japonaise du XXIème siècle se trouve confrontée.
À écouter ici.

Tokyo paranormal

Arte nous propose un voyage dans le Japon paranormal. Au travers de 10 courts métrages (5 mn chacun) on se trouve transporté dans un monde glaçant où règnent des êtres surnaturels, des fantômes qu’il est préférable de ne pas rencontrer.

Angoisse et frissons garantis. On y croise la femme des neiges, un mangaka de l’horreur, des écrans démoniaques,… Pour frissonner c’est par ici.

Pourquoi le Japon s’est-il modernisé ?

Une vidéo (22 mn) très bien réalisée retraçant l’histoire du Japon du début du shogunat (début XVIIème siècle) jusqu’à la guerre avec la Russie en 1905.
On voit à l’œuvre les changements sociaux qui vont précipiter la chute du shogunat et obliger le Japon à se précipiter dans la modernisation.
À voir ici.

Les musées des nouilles instantanées

Dans la (très) longue liste des musées insolites, ce mois partons à la découverte des musées de nouilles instantanées. Devenues une institution, les nouilles instantanées sont très populaires et permettent de se nourrir pour quelques centaines de Yens.

Le leader du marché « Cup Noodles » a ouvert 2 musées, l’un à Osaka et le second à Yokohama.
Les activités sont diverses et variées : réalisation de vos propres nouilles en personnalisant votre pot, et les accompagnements, réalisation de l’ensemble du processus de fabrication des ramens au poulet, expérimentation virtuelle d’une nouille à travers l’ensemble du processus de fabrication, diverses expositions dont l’historique de toutes les créations de « Cup Noodles », et bien évidemment, la boutique.
Le musée est en japonais, mais des audio-guides (anglais, coréens, chinois) sont disponibles.
Entrée gratuite, mais activités payantes.
Plus d’info ici.

Yasuke, le premier samouraï noir

Un documentaire de la chaîne ARTE évoque la possible venue au Japon, vers la fin du XVIème siècle d’un guerrier noir qui aurait embrassé la carrière de samouraï. Esclave des Jésuites, il aurait débarqué à Kyushu dans les « bagages » de ces derniers. Légende ou réalité, il semble difficile de connaître exactement la vérité tant les documents sont extrêmement rares. Toutefois, on se plait à imaginer la surprise des japonais du XVIème siècle à la vue d’un homme noir… d’une taille d’1m80.
À voir ici.

Les plus beaux jardins japonais

Le numéro de mai de la revue Highlighting Japan nous propose un voyage parmi les plus beaux jardins japonais :
  • The Famous Plum Trees of Kairakuen Garden (Mito City)
  • Kenrokuen : The “Outstanding Garden” of the Kaga Domain (Kanazawa)
  • Okayama Korakuen : A Daimyo Garden Full of Charm (Okayama)
  • Gardens That Look Just Like Landscape Paintings (Adachi Museum of art)
  • The Tiny Gardens of Kyo-Machiya
  • Mohri Garden: A Japanese Garden in the Heart of Tokyo
  • The Kyokusui-no-En Ceremony in the Garden of Dazaifu Tenmangu (Fukuoka)

Vous l’avez compris la revue est en anglais, en japonais et en chinois… À commander ici.

Satoru Iwata : vie et philosophie du Président de Nintendo entre 2002 et 2015

Développeur de génie, producteur visionnaire, chef d’entreprise modèle : c’est peu dire que Satoru Iwata a marqué de son empreinte l’industrie vidéoludique. Il a contribué à la création de franchises reconnues ainsi qu’au succès de consoles au concept novateur. Réunissant des entretiens menés par Shigesato Itoi (Mother), une interview exclusive de Shigeru Miyamoto (Super Mario, Zelda, Donkey Kong) ainsi que des extraits tirés de la série « Iwata demande », ce livre est l’occasion de revenir sur la vie et la philosophie de cette figure emblématique du jeu vidéo.
Plus d’info sur Satoru Iwata ici.

Quoi de neuf ? 最新情報

Au Japon 日本のニュース

Bosaikan – Testez le simulateur de séisme magnitude 7

Bosaikan est un centre public de prévention des risques et premiers secours au Japon, situé à Ikebukuro au nord-ouest de la capitale nippone. Géré par les pompiers de Tokyo, ce « bâtiment de prévention des désastres » permet entre autres d’essayer un simulateur de séisme. Le bôsaikan propose en fait un tour complet (en moins de deux heures) de plusieurs « attractions » liées à la prévention des désastres naturels et autres accidents, notamment :

  • un simulateur de séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Shindo ;
  • un simulateur de fumée dans une pièce et un couloir d’où l’on doit s’échapper ;
  • un simulateur interactif d’extinction d’incendie ;
  • un film sur le grand séisme de 1923 dans le Kantô.

Petit bémol : entièrement en japonais.
Petit plus : gratuit

Adresse : 2-37-8 Nishiikebukuro, Toshima-ku, Tokyo
Gare : Ikebukuro
Ouverture : 9h à 17h. « Visite guidée » : 9h30, 13h, 15h
Source : Kanpaï

Ouverture du parc Ghibli à l’automne 2022

Situé près de Nagoya, le parc sera constitué de 5 parties, chacune d’entre elles reprenant les thèmes qui ont contribué au succès du studio.
En 2022, ouvriront les sections :

« Seishun no oka aera » inspiré du « Château ambulant » et « Si tu tends l’oreille » ;
« Ghibli dai soko area » : cinéma, magasins, restaurants et jeux pour les enfants ;
« Dondoko mori area » sur le thème « Mon voisin Totoro » ;

À partir du printemps 2023, les 2 sections suivantes ouvriront :
Monomoke no sato area” (le village de Monomoke);
Majo no tani area” (la vallée des sorcières) sur le thème du “Château ambulant » et « Kiki la petite sorcière ».

Source : Le site du Japon
J’en connais qui vont déjà réserver leurs billets d’avion…

Ouverture du parc Super Nintendo World

Le premier parc d’attractions Mario au monde !
Après quelques vicissitudes et quelques retards, le parc est ouvert depuis mars 2021 à l’ Universal Studios Japan (USJ) d’ Osaka.
Les infos essentielles sont ici.
Le site officiel du parc est ici.
Pour une visite en japonais (sous-titrée en anglais), c’est ici.
« À destination principalement des enfants et des fans de Mario de la première heure, Super Nintendo World est bien plus plaisant à faire à plusieurs, entre amis ou en famille. Les splendides décors du parc recréent fidèlement l’univers des jeux vidéo de la fameuse saga et 

on espère qu’ils vieilliront dans de bonnes conditions pour attendre le retour des touristes étrangers. L’interactivité et la compétition bon enfant sont également au rendez-vous mais pour les sensations fortes, il vaut mieux passer son chemin et retrouver les autres mondes d’USJ. »
Source : Kanpaï

Marathon de Tokyo 2021 : Pas de participants étrangers

Ce n’est pas souvent que nous traitons de l’activité sportive dans la lettre de BJ. Ce mois-ci nous avons une pensée émue pour tous nos amis marathoniens, qui une fois de plus, seront privés de l’épreuve tokyoïte prévue le 17 octobre.
Rendez-vous en mars 2022 ?

Ouverture des frontières japonaises : 26 octobre 2021 ?

Le site Kanpaï a élaboré une méthodologie basée sur la stratégie de vaccination permettant de connaitre la probable date de réouverture des frontières. Plusieurs paramètres sont pris en compte notamment :

  • La population à vacciner,
  • Les doses déjà injectées mises à jour quotidiennement,
  • La proportion de la population déjà vaccinée en 1ère et 2nde dose,
  • Le taux de la population à vacciner,
  • Les doses quotidiennes inoculées.

Tous les détails de la méthodologie (paramétrables selon les données recueillies quotidiennement) sont à retrouver ici.
En toute fin d’article de Kanpai, vous trouverez « les conseils judicieux » pour préparer votre futur voyage au Japon.

À Rennes et dans les environs/レンヌの最新情報

Ce mois-ci, notre ami Marc Porrini, bien connu des adhérents BJ pour ses créations Gyotaku et pour sa boutique- atelier installée au 3 rue Victor Hugo à Rennes, est à l’honneur de la lettre. 2 articles lui sont consacrés :

Exposition Gyotaku à Larmor Plage

Du 3 au 18 juillet 2021 se déroulera le salon Océanissime 2021 de l’Académie des Arts et Sciences de la Mer à Larmor-Plage (56). Dans le cadre de cette manifestation, Marc Porrini, Maître Gyotaku au Japon, expose quelques-unes de ses œuvres. Si vous passez par Larmor Plage, il se fera un plaisir de vous présenter ses réalisations.
Si, toutefois, vous n’envisagez pas une petite excursion dans le Morbihan, Marc

vous accueillera à l’Orangerie du Thabor du 20 au 26 septembre. Mais d’ici là, nous aurons l’occasion de vous en reparler.
Plus d’info sur Océanissime 2021, c’est ici.

Une nouvelle association : Gyotaku Art Takuseikai Europe

Marc, dynamique ambassadeur de l’art du Gyotaku, internationalise son action en créant l’« Association Gyotaku Art Takuseikai Europe ».
L’association se donne pour mission de rassembler les artistes européens (France, Italie, Allemagne, …) adeptes du Gyotaku et de transmettre cette technique d’empreinte de poissons en Europe. Si pour l’instant l’effectif est limité, l’association espère élargir son audience dans les années qui viennent en organisant expositions et ateliers.

Ouverture du Karaoké Musikam à Cap Malo

12 salles de 6 à 50 chanteurs avec chacune une ambiance différente (jeans, années 80, cabaret parisien,…), un catalogue de plus de 40 000 chansons, voilà de quoi faire émerger l’artiste qui sommeille en vous.

Et comme le dit le slogan de Musikam : « Même si vous chantez mal, on vous entendra bien »… À tout cela s’ajoutent une salle de concert de 350 places, la possibilité d’organiser des séminaires, un bar, des soirées thématiques,… Adresse : zone commerciale de Cap Malo 35 520 La Mézière. Tél : 02 57 67 27 20 Réservations sur musikam.fr Toutes les infos ici.

À Nantes / ナントの最新情報

Exposition : Esprit et forme du Japon « La vie illustrée du prince Shôtoku »

Pour la première fois en Europe sont exposés 4 paravents, d’une longueur totale de 36 mètres, provenant de la collection du temple Chūgū (à Nara). Ces œuvres réalisées par Toshihiro HAMANO (né en 1937) représentent « La vie illustrée du prince Shotoku (574-622), qui fut régent et politicien de la cour impériale de la période Asuka au Japon (592-710). Le prince Shotoku joua un rôle majeur dans l’implantation au Japon du bouddhisme et d’éléments de la culture chinoise, notamment l’écriture 

et le système d’organisation gouvernementale Ritsuryo. »
« Les panneaux or sur fond noir — selon la technique du maki-e, laque dont la surface est couverte de poudre d’or — montrent soixante-dix épisodes célèbres de la vie du légendaire Shotoku à l’intérieur de cercles de différentes tailles. Des plantes, des fleurs, des arbres aux quatre saisons, disposés le long d’un large cours d’eau qui coule d’une extrémité à l’autre, s’égaillent dans la composition. »

  • Date : du 3 juillet au 12 septembre
  • Horaires : 10h à 18h, fermé le lundi
  • Du 1er juillet au 31 août : de 10h à 19h, 7 jours/7
  • Lieu : Château des Ducs de Bretagne
  • En savoir plus ici.

À Paris /パリの展示会情報

Nous vous avions déjà annoncé ces superbes expositions et puis de confinements en reconfinements, elles avaient été reportées. Elles viennent enfin d’être ouvertes au public.

Exposition : Voyage sur la route du Kisokaidō. De Hiroshige à Kuniyoshi 

150 estampes japonaises exceptionnelles.
Du 19 mai au 8 août 2021
Musée Cernushi, 7 avenue Vélasquez  – 75008 Paris
Le Musée a mis en ligne quelques podcasts permettant de profiter de l’exposition.

Par ailleurs, je vous invite à regarder cette vidéo (17 mn) où Madame Manuela Moscatiello, responsable des collections japonaises du musée nous décrypte les éléments de cette splendide exposition.
À l’occasion de la réouverture du musée, la chaîne ARTE, vous propose un concours permettant de gagner des invitations pour visiter l’exposition. Connectez-vous ici.

Exposition : « Secrets de beauté » – 美の秘密‐浮世絵に見る江戸時代の化粧と髪型

150 estampes et 60 objets (miroirs, peignes, épingles à cheveux, perruques…).
Maquillage et coiffures de l’époque EDO dans les estampes japonaises.
Du 19 mai au 10 juillet 2021
Maison de la Culture du Japon, 101 bis, quai Branly  – 75015 Paris

Œuvres japonaises du château de Fontainebleau. Art et diplomatie

Cet été, le château de Fontainebleau accueille une exposition d’œuvres d’art composée des cadeaux diplomatiques offerts par l’avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, notamment lors d’une ambassade itinérante japonaise en 1862.  Le Japon vivait alors une période de transition décisive en faisant ses premiers pas sur la scène internationale.
Sont présentés au public un ensemble de dix kakemonos peints sur soie par des artistes officiels, ainsi que d’un paravent à fond d’or. S’y ajoute une dizaine d’objets précieux par leurs matériaux et leur technique, qui comprend des œuvres en laque, en cristal de roche ou encore en métal et en ivoire.

Jusqu’au 20 septembre.
Plus d’info ici.

L’Essence de Kyoto : exposition – vente d’objets artisanaux

Lorsque Kyoto était au sommet de sa prospérité en tant que capitale, les arts ont prospéré et les «industries» ont émigré de tout le Japon, alors que les artisans créaient des articles de plus en plus sophistiqués pour la maison impériale. Ces techniques ont été transmises de génération en génération.
Cette exposition-vente est donc l’occasion de découvrir l’artisanat et l’histoire de Kyoto à travers des productions issues de 6 ateliers réputés (céramiques, porcelaines, bougies, tissus).

Adresse : 18-20 Rue de Thorigny, 75003 Paris (Sway Gallery)
Ouvert mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi. De 11:00 à 19:00
Jusqu’au mardi 31 août 2021
Plus d’info ici.

Le premier Japon de … Quentin / 日本との出会…….カンタン

Je me situe clairement dans la tranche d’âge qui a vu naître cet engouement générationnel pour les pays asiatiques et plus particulièrement le Japon.
Je me suis intéressé au japon comme d’autres commencent à fumer. C’est-à-dire par simple mimétisme, souhaitant juste me conformer à la masse, à un âge où la personnalité de chacun se cherche. J’ai donc commencé comme tout le monde à regarder des animés …puis de fil en aiguille, j’ai découvert la 

la gastronomie japonaise, les mangas, la langue, … en fait toute une culture !
Comme je suis d’un tempérament à aller au bout des choses, me voilà donc 20 ans plus tard à m’arracher quotidiennement les cheveux sur les kanji. « De la sueur, du sang et des larmes !»
On peut penser que la genèse de mon intérêt pour le Japon n’est pas très glorieuse, mais, au final je ne regrette rien. Par ce biais, je me suis ouvert au monde et jouis des plaisirs que ce pays peut offrir. ET PUIS LA BOUFFE QUOI !! Rien que pour ça, c’est une belle aventure !

Gastronomie / グルメ

« Anko ou An » : la pâte de haricots rouges.

Qui n’a pas en tête la préparation des excellents dorayakis du film « Les délices de Tokyo » fourrés avec la fameuse pâte de haricots rouges sucrée. Cette pâte préparée avec amour par la délicieuse Tokue (Kiki Kirin) est une incontournable garniture de nombreux desserts au Japon.
Bien que connue dès la période Muromachi (1333-1568) la pâte de haricots rouges sucrée ne sera vraiment utilisée pour les confiseries japonaises qu’à l’époque d’Edo (1603-1868), lorsque les négociants hollandais commencèrent à

importer régulièrement du sucre.
Comme le montre très bien le film « Les délices de Tokyo », maîtriser l’art de sa préparation était une tâche extrêmement difficile, nécessitant au moins 10 ans de formation constante auprès d’un chef. Aujourd’hui, les choses sont devenues plus simples, l’anko étant produit en masse et facilement accessible dans n’importe quel supermarché (on peut supposer que la qualité n’est pas la même).
L’anko est obtenu à partir de haricots azuki mais également de châtaignes ou encore de patates douces. Il existe aussi des variétés aromatisées avec du sésame en poudre, du yuzu ou du miso.
Pour en savoir plus, c’est à lire ici.
Une recette de l’anko à lire ici. Si vous tentez l’expérience, la rédaction de la lettre est volontaire pour une séance dégustation…

La recette des tsukemono d’Anne-Laurence

Au restaurant, au Japon comme dans les restaurants japonais en France, vous avez forcément croisé les tsukemono (漬物, littéralement « choses macérées ») ou pickles japonais. Ce sont ces petits « extras » que l’on vous sert dans des petites coupelles, petites bouchées qui nettoient le palais et apportent un peu de piquant pour contrebalancer la richesse des aliments dits umami. Les plus connus sont le gingembre mariné, appelé « gari », qui accompagne les sushi, et la prune salée umeboshi. Ils sont bons pour la santé, bons au goût et facilitent la digestion.
Mais saviez-vous qu’ils sont facilement réalisables ? Les Japonais en font d’ailleurs chez eux bien qu’ils soient très présents dans les supermarchés et marchés japonais !
Pour vous initier (il existe des dizaines de déclinaisons avec toutes sortes de légumes), voici 2 recettes toutes simples.

1- Le fameux gingembre mariné

Épluchez un morceau de gingembre.
Détaillez-le en fines lamelles à l’aide d’un économe.
Mettez les lamelles dans un bocal propre, ajoutez une cuillère à soupe du sucre, et recouvrez de vinaigre de riz
Mélangez bien et laissez mariner 2 jours au réfrigérateur.
C’est tout ! Et, ô surprise, le gingembre ne devient pas rose comme celui du commerce, cette couleur étant due à un colorant…
2- Navet, radis noir ou daïkon mariné
Notez bien qu’il n’est pas nécessaire d’aimer le légume de base pour l’apprécier en tsukemono, j’ai testé pour vous !
La recette est identique au gingembre mariné, en détaillant le légume en fines rondelles, et en ajoutant un zeste d’agrume (citron, orange, pamplemousse).
A consommer sans modération !

Le Japon et l’environnement par Énora / 日本と環境 byエノラ

Des J.O. à la pointe de la révolution écologique

Les Jeux de Tokyo 2021 seront les premiers à être alimentés à 100% par des énergies renouvelables. Le géant de l’automobile japonais, Toyota participe notamment à cet effort en proposant 3 700 véhicules et solutions de mobilité faibles en émissions et économes en carburant. Selon Toyota, près de 90% de la flotte officielle sera électrifiée : véhicules hybrides électriques, véhicules électriques à pile à hydrogène type Mirai. De même pour l’utilisation de ressources durables,  réutilisables et recyclables comme le bois. Tel que le nouveau stade olympique conçu par Kengo Kuma qui intègre ainsi une toiture et des façades presque intégralement construites en bois, inspirées du temple japonais Horyuji âgé de 1 300 ans. 

https://www.nippon.com/fr/guide-to-japan/g00795/

En savoir plus sur la politique de construction bois au Japon

Tout comme Tokyo, Paris a pour objectif d’organiser les Jeux les plus durables de l’histoire. Si le Japon réussit son pari sur Tokyo 2020, la France devra donc redoubler d’efforts avec Paris 2024.

La musique japonaise par Simon / 日本の音楽 byシモン

Le phénomène AKB48

Si les idoles ont toujours été présentes sur le devant de la scène musicale japonaise (Onyanko Club dans les années 80, Morning Musume à la fin des années 90), un nouveau « super groupe » se distinguera des autres à partir de 2010 avec un système unique au monde pour devenir un vrai phénomène de société, dépassant même les frontières japonaises : AKB48 et les groupes 48.

Les AKB48 lors de la promotion de leur 4ème album « 1830m » en 2012

Yasushi Akimoto, célèbre compositeur et producteur japonais, a réussi l’exploit de créer en quelques années un véritable empire de divertissement basé sur un concept pourtant simple : « Idols you can meet », des idoles accessibles par le public. Créé en 2005 dans le quartier otaku d’Akihabara, « AKihaBara48 » (réduit par la suite en AKB48) est composé initialement de 48 jeunes filles (chanteuses, danseuses, mannequins, actrices, comédiennes) réparties en 3 équipes (Team A, K & B) de 16 personnes. Chaque jour en rotation, une des trois équipes se produit dans leur théâtre, quand les deux autres passeront sur des programmes télé ou faire des tournées.

 Il faudra attendre l’année 2009 et la sortie du single « RIVER » pour qu’elles atteignent pour la première fois la première place du classement ORICON. A partir de là, les succès s’enchainent, et tous les singles qui suivront atteindront facilement la première place du podium, certains se vendant au million. La mise en place d’un système d’élection générale par vote pour décider du « senbatsu » (liste des personnes qui participeront au prochain single) se popularise auprès du grand public, dépassant ainsi la population cible initiale. « Heavy rotation » sorti en 2010 signera le grand hit dont avait besoin le groupe avec 700.000 copies vendues et restera numéro 1 des karaokés pendant plus d’un an : on peut désormais parler de phénomène social. Les AKB48 sont partout à la télévision, toutes les entreprises se les arrachent pour qu’elles endossent leurs produits, une série animée et même un jeu vidéo voient le jour. Les filles commencent à se produire sur les plus grandes scènes du Japon, notamment au a-nation en 2011 et au Tokyo Dome en 2012. Avec plus de 9 albums et 58 singles, les AKB48 ont écoulé plus de 50 millions de disques vendus en un temps record, devenant le groupe féminin le plus populaire de tous les temps au Japon.

 Le succès du groupe d’Akihabara a permis d’ouvrir d’autres groupes « sœurs » et exporter ce modèle partout en Asie pour former un empire de divertissement : SKE48 à Nagoya, NMB48 à Osaka, JKT48 en Indonésie, BNK48 en Thaïlande, SGO48 au Vietnam, MUB48 en Inde…
Et pour s’assurer d’un monopole total du genre, Yasushi Akimoto a lancé en 2011 une nouvelle famille de groupe, « 46 », rivale de la famille 48 : Nogizaka46 connait un succès semblable.

Logos des différents groupes 48 implantés au Japon et dans d’autres pays asiatiques

Malgré leur énorme succès, les AKB48 restent sujettes à de nombreuses critiques, comme certaines tenues inappropriées à leurs âges, des paroles de chansons parfois osées et provocatrices, et le système de « handshake » qui booste injustement les ventes de leurs CDs.

La sélection musicale du mois par Simon / シモンのおすすめ音楽

AKB48

Après avoir présenté l’empire 48, focus sur la musique du groupe original basé à Tokyo : AKB48.

Le registre musical du groupe basé à Akihabara est exceptionnellement varié pour un groupe d’idoles. Les AKB48 ne se contentent pas de chansons « kawaii pop » (ヘビーローテーション / Heavy Rotation), mais proposent également des ballades (桜の木になろう / Sakura no Ki ni Narou) ou de la dance-pop avec des messages assez forts (Kaze wa fuite iru, Beginner), le tout accompagné par des tableaux assez colorés ou des chorégraphies plus ou moins bien travaillées.

Site officiel / Page Wikipédia / Page Youtube

Sélection du mois : AKB48 – 恋するフォーチュンクッキー / Koi Suru Fortune Cookie
Autres recommandations pour ce groupe : UZA, High Tension, Green Flash, Kaze wa fuite iru

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L’univers du manga selon Jean Félix / ジャンフェリックスが見るマンガの世界

Comment les mangas se sont emparés de la cause LGBT+

Si l’homosexualité était fort admise dans le Japon médiéval, notamment dans l’environnement des samouraïs, le milieu de l’ère Meiji a vu un changement radical dans la perception qu’en avait la société japonaise.
De nos jours, les mentalités évoluent doucement et si les réactions ne sont pas toujours hostiles, les non-dits restent nombreux dans ce pays. L’article à lire ici fait un tour d’horizon des mangas qui traitent de la question LGBT+. 

Exposition de 80 planches de 5 contes japonais illustrés par la mangaka Yoshimi Katahira.

Née en 1974 à Tokyo, Yoshimi Katahira dessine depuis son plus jeune âge. À l’âge de 19 ans, elle travaille en tant qu’assistante de mangaka, pour devenir, deux ans plus tard, auteure et illustratrice de manga. Passionnée de la France, elle s’installe à Paris en 2007 pour étudier la littérature.

Ces contes traditionnels, très populaires, sont peints en mangas grands formats (A3). Chaque planche est une œuvre d’art unique, accompagnée de son texte. Cette lecture d’un manga, sur cimaise, est originale et émouvante, vous plongeant dans un univers familier aux japonais, et à un nombre important de français, eux aussi grands amateurs de mangas.

Date : Jusqu’au 11 juillet.
Adresse : 36 bis grande rue, 77630 Barbizon (Galerie l’Angélus, New Art)
Site web : https://www.galerie-langelus.com/actualites

Atelier de manga à distance par Quartier Japon

Plusieurs niveaux sont proposés :

  • Initiation au manga à travers différentes techniques avec un mangaka et illustrateur professionnel.
  • Approfondissement de la pratique du manga et initiation à de nouvelles techniques.

Dates : dimanches 22 et 29 août de 9:30 à 12:30.
Tarif : 34 € la séance, sur inscription
Contact ici.

Le «Seijū », le doubleur japonais, icône de l’animation

Contrairement à la France, le monde du doublage de l’animation est particulièrement mis en valeur au Japon. Les doubleurs d’anime sont appelés les « Seijū ». Le mot seijū [声優] est un terme dérivé de « Koe no Haiyuu”[声の俳優] qui signifie acteur de la voix. Les japonais glorifient ces acteurs « seijū » devenus indispensables au vu de la quantité d’animés produite chaque année. La profession est reconnue mais en vivre reste difficile car rare sont les élus. En effet, obtenir un rôle principal dans une série d‘animation est compliqué car la concurrence est très rude. Tous les seijū débutent par des rôles de figurants plus ou moins importants avant de décrocher de plus grands rôles.

Une filière de formation spécifique

Pour devenir un Seijū il faut être diplômé d’une école spécialisée. Ces écoles forment les comédiens aux différents aspects et techniques de doublage. Accessible directement après le lycée, les cursus proposent d’apprendre les bases du jeu d’acteur, les techniques vocales élémentaires (prononciation, diction, respiration) et le chant. Deux années d’études sont nécessaires pour que le diplômé seijū rejoigne une agence de seijū, qui sont réputées très sélective. Dans une agence, le manager est l’intermédiaire entre le seijū et la production d’un animé. Ces manageurs s’occupent généralement de plusieurs seijū ; ils les informent sur les casting, et leurs donnent tous les éléments nécessaires comme les plannings, les scripts, le matériel, etc.. Il existe des exceptions, certains doubleurs sont des comédiens de théâtre ou viennent du divertissement. Des castings sont organisés par des magazines et des maisons de productions, comme le seijū Damashii, un casting qui a pour particularité d’être ouvert aux jeunes du monde entier (la maîtrise du japonais reste un impérative).

Yuu Kobayashi (Sacha dans SNK) est une ancienne mannequin, Suzuko Mimori (Himiko dans Btooom), est une ancienne danseuse, Yurina Hase, était une actrice de charme, elles sont des exemples de seijū repérées dans le domaine de l’art et du divertissement.

Un univers impitoyable

Toutefois, l’industrie du doublage d’anime reste très fermée. La plupart des acteurs mettent des années avant de trouver un premier rôle. Il y a environ 1600 seijū au Japon, et seuls 1 à 4 seijū par an proviennent des 130 écoles spécialisées dans le domaine du divertissement. Au sein de ces écoles, les étudiants peuvent aussi se spécialiser dans d’autres métiers : créateurs de jeux, mangaka, écrivains et essayistes, animateurs, informaticiens et graphistes mais aussi comédiens de doublage.

En termes de rémunération, contrairement aux mangakas qui gagnent entre 5% et 10% de commission sur les ventes, les seijū gagnent leur salaire par épisode. Le salaire est décomposé en deux parties : le salaire net et les honoraires des chaînes de télévision par épisode peu importe le nombre de répliques du seijū. Les seijū débutants gagnent environ 27 000 ¥, les plus connus peuvent avoir un salaire de 81 000 ¥ (600 €) par épisode.

Les seijū reconnus et qui ont de grands rôles gagnent pour chaque anime entre 108 000 ¥ (800 €) et 324 000 ¥ (2400 €) par mois (1 anime = 1contrat de doublage). Souvent les seijū doublent plusieurs personnages dans de multiples animes donc de multiples contrats.

Je vous mets une vidéo des seijū du manga « l’attaque des titans » qui ont interprété de nombreux autres rôles.

Quelques seijū connus au Japon

  • Megumi Hayashibara a remporté 13 prix sur Animage, elle est également chanteuse et a exprimé les voix de Haibara Ai tective Conan, Haruka de Love Hina.         
  • Rie Kugimiya incarne Taiga de Toradora, Louise de Zero,  Tsukaima, Alphonse Elric et Xiao Mei dans Fullmetal Alchemist.                                                                                                       
  • Masako Nozawa double Goku dans Dragon Ball Z,Docteur Kureba dans One Piece , Nomo dans Cross Game et bien d’autres.                                                                                                                          
  • Junko Takeuchi illustre les personnages de Uzumaki Naruto dans Naruto, Gon Freaks Hunter x Hunter, Maka Albarn Soul Eater et  bien d’autres.
Furuki Nozomi est Chess Belle de Owari No Seraph, Ellen dans The seven Deadly Sins, Miwa Yamamura dans Barakamon …
Shintaro Asanuma double Mayuzumi Takumu de Accel World, Serpant de Tokyo Ghool : Re , Susanoo de Akame ga kill, Sasayama Mitsuru de Psycho Pass, Zéro de One piece…

Et en France

Malgré tout, en France aussi, certains doubleurs se distinguent, comme par exemple Benoit du Pac ou encore Brigitte Lecordier, qui interprètent nombreux de personnages d’anime et d’animation. Brigitte Lecordier dans « Dragon Ball », « Dragon Ball Z » et « Dragon Ball GT » double par exemple : Son Goku enfant, Son Gohan enfant, San Goten enfant, trunks enfant, Gotrunks, videl, C-18 et Neptune. Dans « Fary Tail », elle interprète Roméo enfant, Grey Fullbuster enfant, Luxus enfant et Coco. Elle est aussi connue pour le doublage de personnage de dessins animés français et américains. https://www.youtube.com/watch?v=4P9bdaEc3qQ

Quelques conseils

Beaucoup de séries à succès, commercialisent des « caracter song », qui regroupent des chansons interprétées par les seijū mais prétendument chantée par leurs personnages

https://www.senscritique.com/liste/Et_si_on_faisait_chanter_les_Seiyu/288153.

Pour être certain d’entendre votre seijū favori chanter dans un anime je vous conseille de regarder un anime avec une scène de karaoké ou encore un anime dédié à la musique. Parfois, plus les seijū chantent, plus l’anime est regardé. Pour moi l’anime « Love Live », est un très bon exemple de seijū aux talents de chanteur https://www.youtube.com/watch?v=dix-lB_muio.

À contrario, c’est le groupe de chanteuses AKB48 https://www.youtube.com/watch?v=aiFpwXRkXGs qui a inspiré l’animé AKB0048

https://www.youtube.com/watch?v=bSFiVcNNW1c&list=PLcFhKsR72ETfvysJbLNV1u9ggdGzp1NlW, certaines chanteurs étant devenues des seijū. Pour plus d’informations, vous pouvez lire la section « Musique japonaise par Simon » de cette newsletter qui met en avant le groupe AKB48 !

Pour tous les fans d’anime ou les curieux, je vous recommande de visionner les animes en VO, version originale. En effet, les seijū apportent un soin et une rigueur aux personnages, de nombreuses voix sont devenues cultes.  Cependant pour certains et aussi pour moi il est devenu difficile de dissocier les voix de seijū des personnages incarnés. Comme par exemple je suis fan du manga « Kingdom », et le seijū Morita Masakazu interprète à la fois le héros principale Xin Li de cet anime mais aussi un personnage très connu, le héros du manga « Bleach » Ichigo Kurosaki.

Pour aller plus loin…

Enfin pour mieux comprendre un peu le monde des seijū, vous pouvez lire ou regarder ces mangas et animes dédiés à ce métier. Je vous conseille « Shiirobako » de Kenji Sugihara, « REC » de Q-Taro Hanamizawa et également « bakuma » réalisé par Oba et Obata, axé sur les Mangaka un peu sur les seijū.

Le manga du mois /今月のマンガ, présenté par notre partenaire, JAPANIM Rennes

Terrarium, de HIRASAWA Yuna, chez Glénat.
Série terminée en 4 volumes au Japon, 1 déjà sorti en France, 7.60€ le volume.
Un seinen à partir de 14 ans.

Résumé :
Chico, la technologue d’investigation et son petit frère Pino arpentent des colonies délabrées où des robots poursuivent leurs tâches comme si de rien n’était. Les deux explorateurs tentent de les accompagner dans leurs derniers souhaits, mais à quoi bon quand la fin approche d’heure en heure ? “Combien de centaines d’années faudra-t-il encore aux humains pour devenir meilleurs ?” C’est la question soulevée par ce récit d’aventure SF crépusculaire.

L’avis de Benjamin (Japanim Rennes) :
Un premier tome doux et mélancolique qui pose les jalons d’un voyage à travers un monde dévasté. Chico et Pino nous interrogent sur l’humain et la machine, sur

l’humanité, sur la conscience : on se laisse attendrir par les robots rencontrés, moins avares d’émotions que certains humains. C’est un coup de coeur visuel et thématique à surveiller de près.

Le coin des cinéphiles par Bernard / シネフィリアbyベルナール

Demon Slayer, le train de l’infini un succès planétaire

Sorti  au Japon le 16 octobre dernier, l’anime y a fait un tabac, battant en terme de recettes « Le voyage de Chihiro » et dépassant les 30 millions de spectateurs. Même succès à l’international comme aux États-Unis où le film a déjà engrangé plus de 420 millions de dollars de recette. En tête dans tous les box offices en Asie, il a débarqué en France où il « cartonne » avec plus  350 000 entrées en une semaine d’exploitation et au 15 juin, ce sont 660 000 billets qui ont été vendus.

Histoire du cinéma d’animation japonais

Au Japon, on peut faire remonter les tous premiers dessins animés au début de XXème siècle. Si la majorité des créations de l’époque ont malheureusement disparu lors du séisme de 1923, on sait que dès 1917 il y avait une production nippone. La Maison de la Culture du Japon de Paris nous propose l’interview d’Ilan Nguyên, spécialiste de l’animation à l’Université des Arts de Tôkyô. Ilan va remonter le cours de l’histoire de 

l’animation à l’Université des Arts de Tôkyô. Ilan va remonter le cours de l’histoire de l’animation japonaise pour revenir à ses origines.
Une excellente vidéo qui va apporter aux amateurs d’animes un plaisir fou à voir le chemin parcouru. C’est ici.
Et en cadeau, ce qui est considéré aujourd’hui comme le premier anime produit au Japon.

Rétrospective Hiroshi Shimizu à la Maison de la Culture du Japon à Paris jusqu’au 31 juillet

« Ses partis pris esthétiques peu communs pour l’époque – tournage en pleine nature, utilisation d’enfants comme protagonistes, omniprésence du travelling, mise en scène réduite au strict minimum… – le firent surnommer « l’enfant sauvage du cinéma japonais », et l’on s’accorde aujourd’hui à dire qu’il incarna une nouvelle vague à lui seul dans le cinéma d’avant 1945. » (Source : Maison de la Culture du Japon à Paris)
Réalisateur de quelques 163 films, il en reste, aujourd’hui 51. Cette rétrospective de l’ensemble de ses films encore existants est la première de cette ampleur en dehors du Japon.
Le programme et toutes les informations sont à consulter ici.

Pour une mise en bouche, un clip de quelques 3 minutes qui nous permet de survoler l’œuvre du maître. C’est à voir ici.

Godzilla, le roman fondateur du mythe édité pour la première fois en France.

Une fois n’est pas coutume, la rubrique cinéphile vous conseille un livre et pas n’importe quel livre : « Godzilla » dont le titre d’origine « Katei niman mairu karakita no dai-kaiju » ou « le grand monstre venu de 20 000 lieues sous les mers »,  de Shigeru Kayama annonce bien la couleur. Le roman est édité pour la première fois en français chez Ynnis.
Godzilla, film sorti en 1954, dont le scénario est basé sur le roman de Shigeru Kayama, a révolutionné le genre du kaijū eiga (怪獣映画?, « film de monstres ») dans un Japon d’après-guerre traumatisé par les bombardements atomiques. S’en suivront une bonne trentaine…
Editeur : Ynnis
Tarif : 14,95€

La saga du saké / 酒の真相 (Épisode 3)

Ce mois-ci : la préparation du riz.

Il existe une centaine de types de riz sakéifaires (tous de variété japonica) enregistrés officiellement et spécifiquement développés pour le saké, par croisements sur plusieurs générations.
La plantation du riz débute entre avril et mai. La récolte du riz s’effectuant d’août à novembre. Certaines variétés étant plus précoces ou tardives que d’autres. L’influence climatique joue un rôle important, les conditions n’étant pas les mêmes à Hokkaido ou à Kyushu.

Polissage
Après la récolte, il arrive que l’on fasse reposer le riz avant le polissage. L’opération de polissage permet d’éliminer la couche extérieure du riz en retirant un maximum de lipides et oligo-éléments pour ne conserver que le cœur, plus concentré en amidon. Cela peut aller de 4 à 6 heures et jusqu’à 72 heures.
Lavage
Cette opération permet d’éviter que les grains de riz ne ramollissent. Le riz est alors conservé quelques semaines avant le trempage.
Trempage
Opération consistant à ramollir les grains et les préparer pour la cuisson.
Cuisson
Le riz est alors cuit à la vapeur dans de gros cuit-vapeurs. Ensuite le riz est refroidi et divisé en 2 masses, l’une pour préparer le kôji (le champignon magique dont nous parlerons lors du prochain épisode) et l’autre pour la fermentation.

Les rendez-vous du mois 今月のイチオシ

Le site du mois proposé par Anne-Laurence / 今月のアンヌ-ローランスおすすめサイト

Gourmands, curieux, je vous invite à découvrir la chaîne YouTube « Les recettes d’une japonaise », qui totalise plus de 110 000 abonnés.
Saori Laurent est japonaise, diplômée en cuisine et pâtisserie, et a ouvert il y a trois ans la chaîne « Les recettes d’une japonaise ».
Ses recettes sont très bien expliquées et simples à réaliser, avec des ingrédients faciles à trouver chez nous !
Il y en a pour tous les goûts : bols de riz, gyoza, curry, okonomiyaki, melon pan…
Elle a un adorable accent japonais, et vous deviendrez vite fan de son inimitable « Alors, c’est parti ! » au début de chaque recette 🙂
Et pour les réfractaires aux recettes en ligne, Saori Laurent a publié au printemps un petit livre rassemblant ses recettes les plus populaires aux éditions Marie Claire.

L’expression du mois 今月の表現

一寸の虫にも五分の魂   « Issun no mushi ni mo gobu no tamashii »

Le livre du mois 今月の本 proposé par Anne-Laurence

Comme Anne Laurence, vous avez un livre à conseiller (polar, roman, historique, biographie,…), faites le découvrir aux lecteurs de la lettre. Nous nous ferons un plaisir de l’insérer dans la rubrique.

« Les Libellules rouges » de Reiko Kruk-Nishioka

Reiko Kruk-Nishioka a 10 ans et habite à la campagne, à 20 km de Nagasaki, quand la bombe atomique détruit 80% de la ville.
Après 75 ans, elle témoigne et donne la parole à l’enfant qu’elle était en 1945, pour que le passé ne soit pas oublié.
Ce très beau livre, agrémenté de dessins aquarellés réalisés par l’autrice, est raconté à hauteur d’enfant, dans un conte divisé en quatre saisons.
Un beau récit, juste, pudique, jamais mièvre, qui nous permet de vivre aux côtés de Keiko, le double littéraire de l’autrice :  l’été où la victoire est encore possible, l’automne qui voit arriver les américains, l’hiver porteur de mort et le printemps qui ramène l’espoir.
Et les libellules rouges qui donnent leur nom au roman ? Ce sont de petits avions de toile, aux hélices de bois, sur lesquels s’entraînent près de chez elle de très jeunes pilotes
japonais (les futurs kamikaze…) et qui fascinent la fillette.
Un livre essentiel à mettre entre toutes les mains.
Reiko Kruk-Nishioka est née en 1935 à Isahaya, dans le département de Nagasaki. Depuis cinquante ans, elle est installée en France et a travaillé avec les plus grands, au cinéma, au théâtre et à l’opéra, en tant que maquilleuse et spécialiste des effets spéciaux.
Les Libellules rouges est son premier livre, paru à l’automne 2020.

Le kanji du mois 今月の漢字, proposé par Hélène

Ce kanji fait référence au Tanabata (七夕), le 星祭 (hoshi matsuri « fête des étoiles ») ayant lieu le 7 juillet au Japon. Les dates des festivités peuvent cependant varier selon les régions et il existe plusieurs versions quant à ses origines. On dit que dans le Japon ancien, les jeunes villageoises avaient pour coutume de se retirer près d’une rivière pour tisser des vêtements destinés aux âmes des défunts et pour leur permettre de s’orienter, elles accrochaient ces habits à des perches en bambou. À cette version d’origine japonaise, vint s’ajouter la légende du bouvier et de la tisserande, d’origine chinoise, dont il existe également plusieurs versions, toutes liées aux étoiles Véga et Altaïr : il s’agit d’une histoire d’amour entre une princesse tisserande (織姫« Orihime », fille du Dieu du Ciel) et un mortel (彦星« Hikoboshi », étoile du bouvier).  

«Un jour, la princesse décida d’aller visiter la Terre où elle rencontra Hikoboshi, dont elle tomba amoureuse. Elle quitte alors le monde céleste pour le rejoindre. Les deux amoureux délaissant leurs tâches, cela déplut au Dieu du ciel, le père d’Orihime, qui décida de partir à sa recherche pour la ramener. Pour empêcher Hikoboshi de retrouver sa femme, les dieux séparèrent le monde terrestre du monde céleste en faisant apparaître une rivière infranchissable, la voie lactée. Mais devant les pleurs incessants de sa fille, ému, le Dieu du Ciel accorda au couple de se retrouver une fois par an, la septième nuit du septième mois. »

En cadeau : la flashcard (recto-verso) du kanji du mois créée par Hélène sur le modèle de son jeu de cartes pédagogique et ludique pour apprendre les kanji. À retrouver en cliquant ci-contre.

Le Yokai du mois 今月の妖怪

le tanuki (狸)

Inspiré du chien viverrin (sorte de raton laveur japonais) le tanuki (狸) est, dans la mythologie japonaise, un des esprits de la forêt auquel les Japonais attribuent des pouvoirs magiques. Maître des déguisements, il est réputé pouvoir changer de forme à volonté. Les tanukis sont souvent représentés portant un chapeau de paille et une gourde de saké, avec un ventre rebondi qu’ils utilisent comme un tambour et des testicules de grande taille, ce qui donna naissance à des dessins et des légendes humoristiques.

Les tanukis sont symboles de chance et de prospérité, ils sont présents dans l’art et les contes japonais depuis le Moyen Âge et restent très populaires, comme le prouve les nombreuses estampes les représentant ou le film d’animation d’Isao Takahata, Pompoko. On trouve également des tanukis dans les décorations des restaurants au côté des darumas et autres créatures du folklore.

Les petits plus その他の情報

Le cadeau aux lecteurs 読者への贈り物

Après les critères de la beauté masculine vus le mois dernier, place aux dames. Mesdames êtes-vous kawai-kei ou kirei-kei ?
C’est ici.

Petites annonces /広告掲示板

À vendre Tôkyô-Koto très bon état

Je vends un Tôkyô-Koto (acoustique), et ses accessoires ayant été très peu utilisés. Fabriqué à Tôkyô avec des matières 100% naturelles. La coque est en Kiri (Paulownia tomentosa, bois le plus léger que l’on puisse trouver au Japon), et les cordes en soie.

  • Longueur : 182cm
  • Poids : 7 kg
  • Prix : 500€

Sont également fournis : 14 manuels (en japonais), 1 pupitre, 2 pieds, 9 onglets, 28 piliers et 1 accordeur.
Contact : malikooka@gmail.com

Ouverte depuis mi-Octobre 2020, la boutique de mangas, Giga Manga à Fougères, peut être considérée comme « l’ambassade du Japon » au pays des Marches de Bretagne et des rives du Couesnon. Nous avons rencontré son propriétaire-gérant, Lionel Vidicek.

Bonjour, quelle idée d’installer une boutique de mangas à Fougères ! Dites-nous les raisons qui vous ont incité à vous lancer ?
LV : Je pense qu’à l’origine, il y a un contexte familial. Ma fille de 16 ans, comme nombre de jeunes de sa génération, s’intéressait à cet aspect de la culture japonaise. Il semblait donc se discerner un intérêt soutenu pour les mangas dans une large partie de la jeune génération. Il faut dire que je n’étais pas indifférent à ce courant, ayant, au cours de ma jeunesse, été un fidèle spectateur de l’émission « Le club Dorothée » et donc « sous influence ».

Mais de l’intérêt au lancement d’une boutique de mangas, il y a un pas difficile à franchir ?
LV : Bien évidemment, on ne se lance pas dans une telle aventure sur un simple intérêt pour la chose. C’est à l’occasion d’une reconversion professionnelle que j’ai décidé de franchir le pas. Tout d’abord, le simple constat de l’absence de boutique sur la région était flagrant. En effet, acquérir un manga lorsqu’on réside ni à Rennes ni à Saint Malo est un peu plus difficile. Il reste la solution de l’achat en ligne ou se rendre dans les villes pourvues en magasins. À partir de ce simple constat, l’idée a pris corps dans mon esprit. Par ailleurs, une étude de marché a montré qu’il existait une forte attente dans la région fougeraise et même au-delà, jusqu’en Mayenne, département limitrophe.

Et donc, à partir de ce moment, vous avez décidé d’ »y aller » !
LV : Oui. Formation de gestion à l’appui et soutien familial m’ont permis de pouvoir concrétiser le projet. S’ensuivirent alors, toute la partie concrète de l’affaire : recherche d’un local adapté, négociations avec les plateformes des fournisseurs, procédures administratives, … pour finalement une ouverture en octobre dernier.

Quels produits proposez-vous à vos clients ?
LV : Nous avons actuellement plus de 2 000 références en livres, notamment les grands succès du moment. Évidemment, nous ne pouvons pas avoir en stock toute l’offre gigantesque des maisons d’édition. Pour cela, nous proposons un service de commande efficace qui permet d’acquérir les livres dans un délai tout à fait raisonnable. Toutefois, l’activité de la boutique ne se limite pas aux seuls mangas. On peut dire que la moitié de la surface leur est consacrée et l’autre moitié offre un large choix de produits dérivés tels que figurines, T-Shirts, confiseries, … Chez Giga Manga, nous jouons également la proximité avec nos clients et nous sommes toujours à leur écoute pour prodiguer quelques bons conseils de lecture.

Nous sommes, aujourd’hui, à plus de 6 mois depuis l’ouverture de votre boutique. Quel bilan en tirez-vous ?
LV : Je considère que l’on peut être satisfait. En effet, les clients ont largement répondu présents que ce soit pour les mangas eux-mêmes ou pour les produits dérivés. À tel point qu’un étudiant me vient en aide lors des journées d’affluence comme les mercredis et samedis.

Dernière question, quel type de clientèle accueillez-vous ?
LV : Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’univers des mangas est transgénérationnel. Nous accueillons, aussi bien des adolescents que des adultes de 30 à 40 ans et parfois même des grands parents….

Nous vous remercions de nous avoir consacré un peu de votre temps afin de nous éclairer sur le marché du manga dans la région de Fougères. Nous ne pouvons que vous souhaitez商売繁.

Propos recueillis par Bernard BECHON

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